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 ACTUALITE/ QUE CHOISIR / DIVERS

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MessageSujet: Re: ACTUALITE/ QUE CHOISIR / DIVERS   Mar 17 Juil - 21:40


Un certain nombre de clients de la banque en ligne ING Direct ont eu la désagréable surprise de voir leur carte bancaire Gold Mastercard refusée par plusieurs terminaux de paiement. Une consommatrice s’est ainsi retrouvée bloquée à un péage, car le terminal rejetait sa carte, pourtant renouvelée récemment et fonctionnant dans les distributeurs de retrait d’argent. Même chose pour un autre client qui n’a pu utiliser sa nouvelle carte pour payer à la borne d’un parking à Bordeaux, puis à une borne de recharge de la société Eurest. La plupart des témoignages font état de refus à des bornes de péage ou de parking. Les plaintes concernent la période fin 2017 et courant 2018 et portent sur des cartes Gold Mastercard renouvelées très récemment. Après une première période de silence, la banque ING semble avoir identifié l’origine des problèmes. Dans un courrier adressé en mai 2018 à certains de ses clients, cette dernière reconnaît : « Certains de nos clients nous ont informé avoir rencontré des problèmes d’acceptation de leur carte sur quelques terminaux d’autoroutes. Ces terminaux d’ancienne génération représentent moins de 0,1 % du parc aujourd’hui, cependant nous avons optimisé le paramétrage de notre carte pour toujours mieux répondre aux spécificités d’usage de notre communauté de clients ».

Conserver les preuves

Même si le problème semble concerner un champ un peu plus large que la seule utilisation des terminaux d’autoroutes, la reconnaissance par la banque d’un problème de compatibilité permet aux clients de sortir de l’incertitude. L’établissement bancaire appelle ses clients qui rencontrent des problèmes d’acceptation, en France ou à l’étranger, à contacter leur agence pour commander gratuitement une nouvelle carte, avant le 1er septembre prochain. Il faut savoir que cette date ne peut être donnée qu’à titre indicatif ; il incombe en effet aux banques de proposer des moyens de paiement en état de fonctionnement.

Autre point, les clients qui ont subi un préjudice en raison de l’impossibilité de payer peuvent réclamer une indemnisation puisque la banque a reconnu sa responsabilité. Pour formuler une réclamation, il faut veiller à bien conserver tous les éléments (factures, amendes, etc.) permettant de prouver le préjudice. Ainsi, les clients qui ont écopé d’un tarif majoré par la compagnie d’autoroute en cas de non-paiement au péage peuvent demander (à titre de geste commercial notamment) le remboursement de cette différence, sur présentation des justificatifs.


Lire aussi
•Banque en ligne - Bien choisir sa banque en ligne

Élisa Oudin

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MessageSujet: Re: ACTUALITE/ QUE CHOISIR / DIVERS   Mar 17 Juil - 21:42


À vélo, en plus de porter un casque, un enfant passager doit être installé sur un siège adapté à son poids et apportant toute la sécurité nécessaire. En testant plusieurs modèles, nos confrères allemands de Stiftung Warentest ont malheureusement constaté que trois sièges commercialisés non seulement en Allemagne, mais également sur le marché français, n’étaient pas à la hauteur en matière de protection.

Le défaut le plus grave concerne deux porte-bébés de la réputée marque allemande Britax Römer. Il s’agit des modèles Jockey Comfort et Jockey Relax. Pour ces deux sièges qui s’installent à l’arrière du vélo, le test a montré qu’il était trop facile de défaire la boucle de la ceinture qui retient l’enfant : une pression de 20 newtons sur le bouton suffit pour déclipser le harnais. Une force qu’un enfant, même petit, est tout à fait capable d’appliquer. Et c’est d’ailleurs pour cette raison que le test a été réalisé. Des parents avaient signalé à nos collègues d’Allemagne la facilité avec laquelle leur enfant s’amusait à défaire la ceinture. D’autant plus préoccupant qu’assis à l’arrière, l’enfant n’est pas sous la surveillance directe de son parent et peut tomber de son siège en plein trajet !

Interpellée, la marque Britax Römer s’est contentée de répondre que ses produits étaient conformes à la norme. Elle n’a donc pas l’intention de modifier son système de fermeture, ni de proposer une solution aux parents ayant acheté l’un de ces modèles. Faute de mieux, il faudra interdire à l’enfant de manipuler la boucle de la ceinture. Mais l’idéal reste de se tourner vers un autre modèle de siège passager. En tenant compte, éventuellement, d’autres éléments révélés par le test. Ainsi, lors du test de résistance, le repose-pied du Bobike Exclusive Mini, un siège qui se fixe à l’avant du vélo, sur la potence, a cassé. Sachez également que des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), substances classées cancérogènes probables, ont été retrouvés dans le rembourrage et l’assise du modèle Belleli Tiger Relax.


visu-sieges-enfant-velo-bobike-bellelli

Les sièges vélo Bobike Exclusive Mini et Belleli Tiger Relax.

Enfin, côté confort, notez que plusieurs sièges – Bobike One Maxi, Britax Römer Jockey Relax, Thule Yepp Maxi et Torrex – remontent trop haut et obligent l’enfant à incliner la tête s’il porte un casque, ce qui est normalement le cas puisque c’est obligatoire depuis mars 2017.


Lire aussi

En 2015, nos confrères italiens et espagnols mettaient en évidence des défaillances sur des sièges vélo de la marque Hamax cette fois.


Anne-Sophie Stamane

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MessageSujet: Re: ACTUALITE/ QUE CHOISIR / DIVERS   Dim 22 Juil - 12:02




Un produit de consommation courante ? Depuis l’ouverture de plusieurs « coffee shops » en France, le cannabidiol se présente comme tel. Pour autant, la substance suscite évidemment plus de fantasmes et controverses qu’un nouveau yaourt. De fait, il s’agit d’une substance active aux effets multiples et parfois encore mal connus.

Est-ce du « cannabis légal » ?

Pas vraiment. Le cannabis (ou chanvre) est une plante qui contient un grand nombre de substances dont les terpénoïdes ainsi qu’une centaine de cannabinoïdes. Parmi ces dernières, deux composés actifs majeurs : le delta-9-tétrahydrocannabinol (THC) et le cannabidiol (CBD). C’est ce cannabidiol qui est vendu dans les boutiques (1) qui se sont récemment multipliées et qui ont provoqué l’ire des pouvoirs publics. Alors que le THC est classé comme stupéfiant, le CBD ne l’est pas. Les produits qui en contiennent ne sont donc pas interdits, sauf s’ils contiennent aussi du THC et ce, quelle que soit la dose, ou s’ils sont extraits de plants non autorisés (c’est-à-dire contenant plus de 0,2 % de THC). Le CBD proposé à la vente n’est donc pas un « cannabis légal », c’est plutôt un extrait légal du cannabis.

Est-ce un produit psychoactif ?

Oui, mais pas autant que le THC. Beaucoup d’articles à propos du cannabidiol affirment qu’il n’est pas psychoactif. Il est vrai que le CBD n’a pas les effets planants ou euphorisants, typiques, que son acolyte, le THC, est connu pour entraîner. Pour autant, il n’est pas dénué d’effets psychiques. Ainsi, le cannabidiol diminue probablement l’anxiété. Il a été testé avec une certaine efficacité en ce sens. Il a aussi des effets sur le sommeil. Certaines études montrent un accroissement de la vigilance. Mais lors d’essais médicamenteux avec le cannabidiol, la somnolence est apparue comme un effet secondaire très fréquent. Cet effet sédatif se manifeste sans doute à haute dose. Le cannabidiol est donc une substance psychoactive, comme l’a indiqué la Commission des stupéfiants et psychotropes de l’Agence du médicament en 2015.

Est-ce un produit qui provoque des dépendances et des abus ?

Probablement pas. Le fait que le cannabidiol soit psychoactif ne signifie pas automatiquement qu’il soit addictif. Le cannabidiol ne semble pas l’être. En la matière, les études manquent pour être totalement affirmatif. Mais il n’y a pas d’indications d’usages compulsifs. Les risques d’abus et de dépendance semblent minimes. Son usage a même été évoqué dans le sevrage tabagique.

Est-ce qu’il agit contre la douleur ?

On ne sait pas. Associé à du THC, le cannabidiol a parfois montré des effets sur des douleurs chroniques (mais pas sur les douleurs aiguës). Dans le médicament Sativex, par exemple, le mélange THC/CBD est reconnu efficace par plusieurs pays européens contre les contractures musculaires douloureuses dont peuvent souffrir les personnes atteintes de sclérose en plaques. Mais aucun effet propre du cannabidiol seul, comme antidouleur, n’est établi.

Y a-t-il des usages sur prescription ?

Oui mais limités. Le 25 juin dernier, le premier médicament à base de cannabidiol était autorisé par l’Agence américaine du médicament. Appelée Epidiolex, cette spécialité est indiquée dans des formes rares et sévères d’épilepsie (syndromes de Lennox-Gastaut ou de Dravet) qui se déclarent dans la petite enfance.

Au Canada, le cannabidiol est aussi utilisé dans le cadre d’un dispositif de « cannabis médical ». Au contraire des conditions d’emploi de l’Epidiolex, extrêmement précises, celles du cannabidiol au Canada restent très floues. Il n’existe pas de recommandations pour les médecins sur les motifs médicaux pour lequel il peut être prescrit, ni sur les doses, ni sur les durées…

Quels sont ses effets secondaires ?

Les études du médicament fournissent une liste de possibles effets indésirables : somnolence et léthargie ou, au contraire, insomnie, perte d’appétit, diarrhées, érythème, fatigue et infections. Même si les doses ne sont pas nécessairement comparables, cela donne des indications sur d’éventuels effets secondaires en cas de consommation récréative. Le cannabidiol peut aussi avoir des effets délétères sur le foie (élévation des transaminases). Prudence donc pour les personnes qui ont des troubles hépatiques. Prudence aussi pour les femmes enceintes et allaitantes (le cannabidiol passe dans le lait).

(1) Du moins en théorie. Des contrôles sont en cours pour vérifier que ces produits ne contiennent pas aussi du THC, auquel cas leur vente est illégale. Plusieurs boutiques ont été fermées.


Merci à Pierre Beaulieu, directeur du Département d’anesthésiologie et de médecine de la douleur à l’université de Montréal, spécialiste de la pharmacologie du cannabis.

Perrine Vennetier

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MessageSujet: Re: ACTUALITE/ QUE CHOISIR / DIVERS   Dim 22 Juil - 12:29

Qu’appelle-t-on le THC ?
Le THC (Δ9 - tétrahydrocannabinol) est la principale substance responsable des effets pharmacologiques du cannabis chez l’homme. C'est le principe actif contenu dans le cannabis et ses différents composés.

Il existe deux variétés de chanvre, se différenciant l'une de l'autre par le taux de THC qu'elles contiennent: Le chanvre textile (cannabis sativa), cultivé sous nos latitudes depuis des siècles, ne contient que des taux insignifiants de THC. Le chanvre indien (cannabis indica) qui poussait à l'orgine sur les versants de l'Himalaya sécrète lui beaucoup plus de résine pour se protéger de la sécheresse, résine recelant le THC. C'est cette variété qui a été sélectionnée et manipulée génétiquement pour obtenir des produit avec des taux élevés de substance psychotrope.

Les effets du THC proviennent de la liaison de cette substance avec des récepteurs cannabinoïdes présents dans l’organisme (Reynaud, 2004). Il est intéressant de noter que dans « l’histoire des drogues », sa découverte est extrêmement récente, puisque le THC n’est isolé qu’en 1964 (Mechoulam et Gaoni). A titre de comparaison la découverte du principe actif de la cocaïne et de l’héroïne remonte à la fin du XIXème sciècle.

Variation des taux de THC
La concentration en THC du cannabis est variable. Les taux retrouvés à l’état naturel oscillent entre 0.5 et 5%.

Au cours des 20 dernières années, des techniques sophistiquées de culture (hydroponique) ont permis d’augmenter considérablement ces taux. Le rapport de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM, 2001) précise que des échantillons plus concentrés ont été collectés (jusqu’à 31% pour la résine et 22% pour l’herbe). Dans les années 1960-70, un « joint moyen » contenait 10 mg de THC, actuellement il peut en contenir jusqu'à 150 (Ashton, 2001). Une étude suisse indique que le taux moyen serait de 15% (Killias et al., 2004).

Nous rappelons que plus la concentration en THC est élevée plus les effets psychoactifs sont importants.

Action du THC sur l'organisme
Les effets pharmacologiques du THC se produisent en activant un système cannabinoïde endogène composé de substances neurochimiques et de récepteurs spécifiques. Deux types de récepteurs ont été caractérisés : CB1 et CB2 (INSERM, 2001).

Les récepteurs CB1 sont distribués de façon hétérogène dans l’organisme avec une plus forte concentration dans les structures cérébrales impliquées, notamment, dans la mémoire, la coordination motrice, mais aussi dans le traitement des informations relatives à la douleur. Des récepteurs CB1 sont aussi présents dans les structures qui participent au contrôle des émotions ou qui composent le circuit de la récompense. Le CB2 est présent dans l’ensemble du système immunitaire (Reynaud, 2004 [arrow_up]).

Progressivement, la recherche a permis la découverte d’un système cannabinoïde endogène dont la compréhension des mécanismes continue d’être approfondie. Une étape supplémentaire a été atteinte en 1992, lorsque Devane et son équipe identifient un neurotransmetteur (également appelé ligand) qui agit sur les récepteurs CB1 et CB2.
«Ce neurotransmetteur a été nommé plus tard « anandamide », du sanskrit ananda, qui signifie bonheur (Reynaud, 2004 [arrow_up]) ».


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MessageSujet: Re: ACTUALITE/ QUE CHOISIR / DIVERS   Dim 22 Juil - 12:32

Le cannabis utilisé comme un médicament
L'emploi de cannabis ou de ses dérivés à des fins médicales est un sujet fréquemment abordé sur Internet. Certaines compagnies pharmaceutiques semblent déjà se spécialiser dans le développement de dérivés cannabinoïdes. Le cannabis possède-t-il de réelles vertues thérapeutiques?

Cannabis thérapeutique



Un débat touchant de nombreux domaines
Il existe en effet des travaux de recherche concernant des domaines aussi divers que le traitement de la douleur, de la spasticité, du glaucome, des nausées, etc. Le cannabis est aussi en question dans le domaine de l'immunité ou en psychiatrie (Chaturvedi 2004 [arrow_up]).

Des preuves insuffisantes
Les résultats sont l'objet d'un débat scientifique. Pour certains, les dérivés du cannabis auraient une valeur réelle, pour d'autres leur efficacité ne serait pas prouvée, et les effets indésirables seraient trop nombreux, notamment en ce qui concerne la mémoire, mais aussi des réactions transitoires sévères de type psychose paranoïde (Favrat, 2005 [arrow_up]).

La revue de Bandolier [arrow_up] signale elle aussi une étude sur le cannabis et le THC pour la sclérose en plaques qui rapporte des effets indésirables fréquents, un épisode de psychose aiguë, et aucun effet favorable.

En 2002, une revue systématique de Fisher et coll. [arrow_up] conclut à des preuves insuffisantes de l'efficacité du cannabis dans de nombreuses maladies (pour lesquelles il est préconisé une marge thérapeutique inacceptable), et des connaissances scientifiques incomplètes sur les effets des substances, qui, dans l'ensemble, ne contribuent pas à faire du cannabis une substance prescriptible.

En 2005, une revue de la littérature par Vignot [arrow_up] concernant l'utilisation du cannabis en cas de cancer, montre que l'effet anti-douleur n'est pas supérieur à la codéine, l'effet anti-nauséeux n'a pas été comparé aux protocoles anti-vomissements modernes (l'utilisation de la classe des "sétrons"), et l'effet orexigène (augmentation de l'appétit) ne semble pas être suffisamment argumenté pour pouvoir envisager une utilisation large des cannabinoïdes dans le cadre des soins de soutien en cancérologie.

Ne pas confondre vertus thérapeutiques et consommation massive
Les auteurs s'affrontent parfois vivement sur le thème de la consommation de cannabis. Il semble pourtant que l'on soit là devant deux discours totalement différents: que le cannabis et/ou ses dérivés aient une valeur thérapeutique ou non, cela n'en fait certainement pas une panacée ni un argument en faveur de la généralisation de sa consommation, pas plus que pour un autre médicament. La consommation en masse de cannabis relève d'une toute autre problématique.

Le point de vue des consommateurs
Cependant, un fort pourcentage d'usagers de cannabis semble consommer pour se procurer une sensation de détente et pour combattre le stress, l'insomnie, etc. Cela est d'autant plus vrai lorsqu'on est en présence d'une maladie mentale: certaines personnes consomment du cannabis pour tenter de soulager des symptômes de leur maladie de base, la consommation de cannabis peut être le signe révélateur d'une réelle détresse. Dans tous les cas se pose la question de savoir si la consommation de cannabis est bien le traitement le mieux adapté: en effet, à l'échelle mondiale, un fort pourcentage des personnes souffrant de problèmes de santé mentale ne bénéficie pas de prise en charge, ou bien reçoit un traitement inapproprié (Rapport sur la santé dans le monde, 2001 [arrow_up]).



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MessageSujet: Re: ACTUALITE/ QUE CHOISIR / DIVERS   Dim 22 Juil - 12:33

Cannabis frelaté: danger pour la santé !
L'ajout de substances (sable, microbilles de verre, plomb...) dans l'herbe de cannabis pour augmenter son poids est une pratique récente qui a des conséquences sur la santé. Le cannabis frelaté est ainsi responsable d'atteintes respiratoires ou d'intoxications.
Cannabis frelaté: pourquoi et comment ?
L'herbe de cannabis ou la résine de cannabis peuvent être coupées avec différentes substances, inactives ou toxiques: colle, cire, terre, henné, laque, sable, talc (silicate de magnésium), hydrocarbures aromatiques, autres herbes, pollen, microbilles de verre, seules ou mélangées à du sable, microbilles de silice...On a même des exemples de cannabis frelaté au plomb. Les agents de coupe les plus fréquemment utilisés sont les microbilles de verre, associées ou non à du sable. Un échantillon de haschisch d'origine française analysé courant 2006 a ainsi révélé contenir des microbilles de verre. D'autres échantillons contenaient du sable ou de la laine de verre. (1) La raison de ces ajouts est simple: augmenter le poids et le volume du produit vendu! Et donc son prix! Ainsi, le plomb par exemple est utilisé pour cet usage en raison de sa forte densité et de sa couleur grisâtre. Dans des échantillons analysés en 2012 en Allemagne, le plomb représentait environ 10% du poids, ce qui représente une hausse de bénéfice de 1000 euros par kilo de marijuana. (2)

Le cannabis peut aussi être adultéré avec des substances pour améliorer son aspect s'il est de mauvaise qualité. Sont alors utilisés des gommes végétales diverses, cirage noir, henné, paraffine, huile de pneu, huile de vidange... Il semble aussi que les microbilles servent à donner l'illusion à l'acheteur que le cannabis est riche en glandes de résine, qui en font sa qualité. (3)

Enfin, le cannabis peut être associé à des corps gras (lait, crème, beurre) afin de favoriser la résorption des cannabinoïdes dans le sang au travers des muqueuses digestives. Cette technique est surtout utilisée dans la formulation de produits destinés à être ingérés. Cette présence de substances diverses et variées dans le cannabis n'est pas sans danger.

Risque d'intoxication
La présence de substances telles que le plomb dans le cannabis peut être à l'origine d'intoxication. Une étude de Busse et al, publiée en 2008, rapporte le cas de 29 patients de 16 à 33 ans qui ont été hospitalisés en Allemagne (Leipzig) au cours de l'été et l'automne 2007avec des symptômes d'intoxication au plomb (crampes abdominales, nausées, anémie, fatigue, symptômes neurologiques...). (4) Il s'est révélé que tous étaient des consommateurs réguliers de cannabis consommé sous forme de joints ou avec une pipe à eau. Il s’est avéré qu’un de leurs paquets de marijuana recueillis contenaient des particules de plomb, délibérément ajoutées au produit. Or, on sait que les particules de plomb fumées dans un joint sont très bien absorbées par les voies respiratoires. La communauté médicale devrait donc considérer la marijuana frelatée comme une source potentielle d'intoxication au plomb.

Risques pulmonaires
L'adultération de l'herbe de cannabis par certains produits, notamment des microbilles de verre ou de silice, peut avoir des conséquences ORL ou respiratoires. Une revue française a rapporté deux cas d'atteinte respiratoire en rapport avec l'inhalation d'herbe de cannabis frelatée: chez un jeune consommateur quotidien de cannabis qui était mélangé à du sable on a constaté une pneumopathie d'inhalation ; chez un autre patient, qui consommait de l'herbe de cannabis mêlée à des microbilles de verre, des signes fonctionnels et respiratoires (épistaxis, ulcérations des muqueuses oro-pharyngées, douleurs thoraciques avec gêne respiratoire). (5) Plus récemment, une autre étude française a révélé un cas d'hémoptysies (crachats de sang) chez un patient de 16 ans, qui avait inhalé du cannabis associé à des microbilles de silice. (6) Les auteurs signalent que les particules de silice peuvent entraîner des manifestations oto-rhino-laryngologiques ou bronchiques (hémoptysies, toux, crachats, sifflements) et mettent en garde contre un risque de silicose, même si cela requiert une exposition longue et importante. En 2012, une étude a également rapporté un cas de talcose (inflammation rare des poumons due à l'inhalation de poussière de talc) causé par l'inhalation de marijuana frelaté au talc. (7) D'autres produits d'adultération du cannabis pourraient avoir des conséquences respiratoires: en 2006, une saisie isolée de résine en Italie a ainsi dentifié la présence de colophane, une résine naturelle extraite de certaines variétés de pin, irritante pour les voies respiratoires. (8)

Les maladies pulmonaires causées par des substances frelatées pourraient être plus fréquentes dans la réalité que ce que révèle la littérature, surtout quand la consommation de drogues n'est pas admise par le patient. Devant des signes aigus ou subaigus ORL et/ ou respiratoires atypiques, les médecins devraient interroger les patients sur l'usage de cannabis afin de détecter une éventuelle implication de cannabis frelaté.


Références
(1)Denis Richard, Le cannabis et sa consommation, Editions Armand Colin, 2009

(2) Busse F, Omidi L, Timper K, Leichtle A, Windgassen M, Kluge E, Stumvoll M. Lead poisoning due to adulterated marijuana. N Engl J Med. 2008 Apr 10;358(15):1641-2. doi: 10.1056/NEJMc0707784.

(3) McLaren J, Swift W, Dillon P, Allsop S (2008) Cannabis potency and contamination: a review of the literature. Addiction 103: 1100–1109.

(4) Busse F, Omidi L, Timper K, Leichtle A, Windgassen M, Kluge E, Stumvoll M. Lead poisoning due to adulterated marijuana. N Engl J Med. 2008 Apr 10;358(15):1641-2. doi: 10.1056/NEJMc0707784.

(5) Delourme J, Delattre C, Godard P, Steenhouwer F, Just N. Respiratory consequences of inhalation of adulterated cannabis, Rev Mal Respir. 2009 May;26(5):552-6.

(6) Monfort M, Larakeb A, Gouraud F, Hemoptysis in a young man smoking cannabis, Arch Pediatr. 2013 Jun;20(6):637-9. doi: 10.1016/j.arcped.2013.03.008. Epub 2013 Apr 22.

(7) Scheel AH, Krause D, Haars H, Schmitz I, Junker K. Talcum induced pneumoconiosis following inhalation of adulterated marijuana, a case report. Diagn Pathol. 2012 Mar 15;7:26. doi: 10.1186/1746-1596-7-26.

(8) Caligiani A., Palla G., Bernardelli B., GC-MS analysis of hashish samples: a case of adul- teration with colophony , Journal of Forensic Sciences, vol.51, n°5, 2006, p.1096-1100.

Autres sources :

Evrard I. Composition du Cannabis : taux de THC et produits d’adultération. In : OFDT, Cannabis, données essentielles 2007
Cadet-Taïrou A, Gandilhon M, Toufik A, Evrard I. Phénomènes émergents liés aux drogues en 2006. Huitième rapport national du dispositif TREND


Auteur : Anne-Sophie Glover-Bondeau / octobre 2013

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