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 ACTUALITE/ QUE CHOISIR / DIVERS

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MessageSujet: Re: ACTUALITE/ QUE CHOISIR / DIVERS   Mar 17 Juil - 21:40


Un certain nombre de clients de la banque en ligne ING Direct ont eu la désagréable surprise de voir leur carte bancaire Gold Mastercard refusée par plusieurs terminaux de paiement. Une consommatrice s’est ainsi retrouvée bloquée à un péage, car le terminal rejetait sa carte, pourtant renouvelée récemment et fonctionnant dans les distributeurs de retrait d’argent. Même chose pour un autre client qui n’a pu utiliser sa nouvelle carte pour payer à la borne d’un parking à Bordeaux, puis à une borne de recharge de la société Eurest. La plupart des témoignages font état de refus à des bornes de péage ou de parking. Les plaintes concernent la période fin 2017 et courant 2018 et portent sur des cartes Gold Mastercard renouvelées très récemment. Après une première période de silence, la banque ING semble avoir identifié l’origine des problèmes. Dans un courrier adressé en mai 2018 à certains de ses clients, cette dernière reconnaît : « Certains de nos clients nous ont informé avoir rencontré des problèmes d’acceptation de leur carte sur quelques terminaux d’autoroutes. Ces terminaux d’ancienne génération représentent moins de 0,1 % du parc aujourd’hui, cependant nous avons optimisé le paramétrage de notre carte pour toujours mieux répondre aux spécificités d’usage de notre communauté de clients ».

Conserver les preuves

Même si le problème semble concerner un champ un peu plus large que la seule utilisation des terminaux d’autoroutes, la reconnaissance par la banque d’un problème de compatibilité permet aux clients de sortir de l’incertitude. L’établissement bancaire appelle ses clients qui rencontrent des problèmes d’acceptation, en France ou à l’étranger, à contacter leur agence pour commander gratuitement une nouvelle carte, avant le 1er septembre prochain. Il faut savoir que cette date ne peut être donnée qu’à titre indicatif ; il incombe en effet aux banques de proposer des moyens de paiement en état de fonctionnement.

Autre point, les clients qui ont subi un préjudice en raison de l’impossibilité de payer peuvent réclamer une indemnisation puisque la banque a reconnu sa responsabilité. Pour formuler une réclamation, il faut veiller à bien conserver tous les éléments (factures, amendes, etc.) permettant de prouver le préjudice. Ainsi, les clients qui ont écopé d’un tarif majoré par la compagnie d’autoroute en cas de non-paiement au péage peuvent demander (à titre de geste commercial notamment) le remboursement de cette différence, sur présentation des justificatifs.


Lire aussi
•Banque en ligne - Bien choisir sa banque en ligne

Élisa Oudin

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MessageSujet: Re: ACTUALITE/ QUE CHOISIR / DIVERS   Mar 17 Juil - 21:42


À vélo, en plus de porter un casque, un enfant passager doit être installé sur un siège adapté à son poids et apportant toute la sécurité nécessaire. En testant plusieurs modèles, nos confrères allemands de Stiftung Warentest ont malheureusement constaté que trois sièges commercialisés non seulement en Allemagne, mais également sur le marché français, n’étaient pas à la hauteur en matière de protection.

Le défaut le plus grave concerne deux porte-bébés de la réputée marque allemande Britax Römer. Il s’agit des modèles Jockey Comfort et Jockey Relax. Pour ces deux sièges qui s’installent à l’arrière du vélo, le test a montré qu’il était trop facile de défaire la boucle de la ceinture qui retient l’enfant : une pression de 20 newtons sur le bouton suffit pour déclipser le harnais. Une force qu’un enfant, même petit, est tout à fait capable d’appliquer. Et c’est d’ailleurs pour cette raison que le test a été réalisé. Des parents avaient signalé à nos collègues d’Allemagne la facilité avec laquelle leur enfant s’amusait à défaire la ceinture. D’autant plus préoccupant qu’assis à l’arrière, l’enfant n’est pas sous la surveillance directe de son parent et peut tomber de son siège en plein trajet !

Interpellée, la marque Britax Römer s’est contentée de répondre que ses produits étaient conformes à la norme. Elle n’a donc pas l’intention de modifier son système de fermeture, ni de proposer une solution aux parents ayant acheté l’un de ces modèles. Faute de mieux, il faudra interdire à l’enfant de manipuler la boucle de la ceinture. Mais l’idéal reste de se tourner vers un autre modèle de siège passager. En tenant compte, éventuellement, d’autres éléments révélés par le test. Ainsi, lors du test de résistance, le repose-pied du Bobike Exclusive Mini, un siège qui se fixe à l’avant du vélo, sur la potence, a cassé. Sachez également que des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), substances classées cancérogènes probables, ont été retrouvés dans le rembourrage et l’assise du modèle Belleli Tiger Relax.


visu-sieges-enfant-velo-bobike-bellelli

Les sièges vélo Bobike Exclusive Mini et Belleli Tiger Relax.

Enfin, côté confort, notez que plusieurs sièges – Bobike One Maxi, Britax Römer Jockey Relax, Thule Yepp Maxi et Torrex – remontent trop haut et obligent l’enfant à incliner la tête s’il porte un casque, ce qui est normalement le cas puisque c’est obligatoire depuis mars 2017.


Lire aussi

En 2015, nos confrères italiens et espagnols mettaient en évidence des défaillances sur des sièges vélo de la marque Hamax cette fois.


Anne-Sophie Stamane

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MessageSujet: Re: ACTUALITE/ QUE CHOISIR / DIVERS   Dim 22 Juil - 12:02




Un produit de consommation courante ? Depuis l’ouverture de plusieurs « coffee shops » en France, le cannabidiol se présente comme tel. Pour autant, la substance suscite évidemment plus de fantasmes et controverses qu’un nouveau yaourt. De fait, il s’agit d’une substance active aux effets multiples et parfois encore mal connus.

Est-ce du « cannabis légal » ?

Pas vraiment. Le cannabis (ou chanvre) est une plante qui contient un grand nombre de substances dont les terpénoïdes ainsi qu’une centaine de cannabinoïdes. Parmi ces dernières, deux composés actifs majeurs : le delta-9-tétrahydrocannabinol (THC) et le cannabidiol (CBD). C’est ce cannabidiol qui est vendu dans les boutiques (1) qui se sont récemment multipliées et qui ont provoqué l’ire des pouvoirs publics. Alors que le THC est classé comme stupéfiant, le CBD ne l’est pas. Les produits qui en contiennent ne sont donc pas interdits, sauf s’ils contiennent aussi du THC et ce, quelle que soit la dose, ou s’ils sont extraits de plants non autorisés (c’est-à-dire contenant plus de 0,2 % de THC). Le CBD proposé à la vente n’est donc pas un « cannabis légal », c’est plutôt un extrait légal du cannabis.

Est-ce un produit psychoactif ?

Oui, mais pas autant que le THC. Beaucoup d’articles à propos du cannabidiol affirment qu’il n’est pas psychoactif. Il est vrai que le CBD n’a pas les effets planants ou euphorisants, typiques, que son acolyte, le THC, est connu pour entraîner. Pour autant, il n’est pas dénué d’effets psychiques. Ainsi, le cannabidiol diminue probablement l’anxiété. Il a été testé avec une certaine efficacité en ce sens. Il a aussi des effets sur le sommeil. Certaines études montrent un accroissement de la vigilance. Mais lors d’essais médicamenteux avec le cannabidiol, la somnolence est apparue comme un effet secondaire très fréquent. Cet effet sédatif se manifeste sans doute à haute dose. Le cannabidiol est donc une substance psychoactive, comme l’a indiqué la Commission des stupéfiants et psychotropes de l’Agence du médicament en 2015.

Est-ce un produit qui provoque des dépendances et des abus ?

Probablement pas. Le fait que le cannabidiol soit psychoactif ne signifie pas automatiquement qu’il soit addictif. Le cannabidiol ne semble pas l’être. En la matière, les études manquent pour être totalement affirmatif. Mais il n’y a pas d’indications d’usages compulsifs. Les risques d’abus et de dépendance semblent minimes. Son usage a même été évoqué dans le sevrage tabagique.

Est-ce qu’il agit contre la douleur ?

On ne sait pas. Associé à du THC, le cannabidiol a parfois montré des effets sur des douleurs chroniques (mais pas sur les douleurs aiguës). Dans le médicament Sativex, par exemple, le mélange THC/CBD est reconnu efficace par plusieurs pays européens contre les contractures musculaires douloureuses dont peuvent souffrir les personnes atteintes de sclérose en plaques. Mais aucun effet propre du cannabidiol seul, comme antidouleur, n’est établi.

Y a-t-il des usages sur prescription ?

Oui mais limités. Le 25 juin dernier, le premier médicament à base de cannabidiol était autorisé par l’Agence américaine du médicament. Appelée Epidiolex, cette spécialité est indiquée dans des formes rares et sévères d’épilepsie (syndromes de Lennox-Gastaut ou de Dravet) qui se déclarent dans la petite enfance.

Au Canada, le cannabidiol est aussi utilisé dans le cadre d’un dispositif de « cannabis médical ». Au contraire des conditions d’emploi de l’Epidiolex, extrêmement précises, celles du cannabidiol au Canada restent très floues. Il n’existe pas de recommandations pour les médecins sur les motifs médicaux pour lequel il peut être prescrit, ni sur les doses, ni sur les durées…

Quels sont ses effets secondaires ?

Les études du médicament fournissent une liste de possibles effets indésirables : somnolence et léthargie ou, au contraire, insomnie, perte d’appétit, diarrhées, érythème, fatigue et infections. Même si les doses ne sont pas nécessairement comparables, cela donne des indications sur d’éventuels effets secondaires en cas de consommation récréative. Le cannabidiol peut aussi avoir des effets délétères sur le foie (élévation des transaminases). Prudence donc pour les personnes qui ont des troubles hépatiques. Prudence aussi pour les femmes enceintes et allaitantes (le cannabidiol passe dans le lait).

(1) Du moins en théorie. Des contrôles sont en cours pour vérifier que ces produits ne contiennent pas aussi du THC, auquel cas leur vente est illégale. Plusieurs boutiques ont été fermées.


Merci à Pierre Beaulieu, directeur du Département d’anesthésiologie et de médecine de la douleur à l’université de Montréal, spécialiste de la pharmacologie du cannabis.

Perrine Vennetier

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MessageSujet: Re: ACTUALITE/ QUE CHOISIR / DIVERS   Dim 22 Juil - 12:29

Qu’appelle-t-on le THC ?
Le THC (Δ9 - tétrahydrocannabinol) est la principale substance responsable des effets pharmacologiques du cannabis chez l’homme. C'est le principe actif contenu dans le cannabis et ses différents composés.

Il existe deux variétés de chanvre, se différenciant l'une de l'autre par le taux de THC qu'elles contiennent: Le chanvre textile (cannabis sativa), cultivé sous nos latitudes depuis des siècles, ne contient que des taux insignifiants de THC. Le chanvre indien (cannabis indica) qui poussait à l'orgine sur les versants de l'Himalaya sécrète lui beaucoup plus de résine pour se protéger de la sécheresse, résine recelant le THC. C'est cette variété qui a été sélectionnée et manipulée génétiquement pour obtenir des produit avec des taux élevés de substance psychotrope.

Les effets du THC proviennent de la liaison de cette substance avec des récepteurs cannabinoïdes présents dans l’organisme (Reynaud, 2004). Il est intéressant de noter que dans « l’histoire des drogues », sa découverte est extrêmement récente, puisque le THC n’est isolé qu’en 1964 (Mechoulam et Gaoni). A titre de comparaison la découverte du principe actif de la cocaïne et de l’héroïne remonte à la fin du XIXème sciècle.

Variation des taux de THC
La concentration en THC du cannabis est variable. Les taux retrouvés à l’état naturel oscillent entre 0.5 et 5%.

Au cours des 20 dernières années, des techniques sophistiquées de culture (hydroponique) ont permis d’augmenter considérablement ces taux. Le rapport de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM, 2001) précise que des échantillons plus concentrés ont été collectés (jusqu’à 31% pour la résine et 22% pour l’herbe). Dans les années 1960-70, un « joint moyen » contenait 10 mg de THC, actuellement il peut en contenir jusqu'à 150 (Ashton, 2001). Une étude suisse indique que le taux moyen serait de 15% (Killias et al., 2004).

Nous rappelons que plus la concentration en THC est élevée plus les effets psychoactifs sont importants.

Action du THC sur l'organisme
Les effets pharmacologiques du THC se produisent en activant un système cannabinoïde endogène composé de substances neurochimiques et de récepteurs spécifiques. Deux types de récepteurs ont été caractérisés : CB1 et CB2 (INSERM, 2001).

Les récepteurs CB1 sont distribués de façon hétérogène dans l’organisme avec une plus forte concentration dans les structures cérébrales impliquées, notamment, dans la mémoire, la coordination motrice, mais aussi dans le traitement des informations relatives à la douleur. Des récepteurs CB1 sont aussi présents dans les structures qui participent au contrôle des émotions ou qui composent le circuit de la récompense. Le CB2 est présent dans l’ensemble du système immunitaire (Reynaud, 2004 [arrow_up]).

Progressivement, la recherche a permis la découverte d’un système cannabinoïde endogène dont la compréhension des mécanismes continue d’être approfondie. Une étape supplémentaire a été atteinte en 1992, lorsque Devane et son équipe identifient un neurotransmetteur (également appelé ligand) qui agit sur les récepteurs CB1 et CB2.
«Ce neurotransmetteur a été nommé plus tard « anandamide », du sanskrit ananda, qui signifie bonheur (Reynaud, 2004 [arrow_up]) ».


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MessageSujet: Re: ACTUALITE/ QUE CHOISIR / DIVERS   Dim 22 Juil - 12:32

Le cannabis utilisé comme un médicament
L'emploi de cannabis ou de ses dérivés à des fins médicales est un sujet fréquemment abordé sur Internet. Certaines compagnies pharmaceutiques semblent déjà se spécialiser dans le développement de dérivés cannabinoïdes. Le cannabis possède-t-il de réelles vertues thérapeutiques?

Cannabis thérapeutique



Un débat touchant de nombreux domaines
Il existe en effet des travaux de recherche concernant des domaines aussi divers que le traitement de la douleur, de la spasticité, du glaucome, des nausées, etc. Le cannabis est aussi en question dans le domaine de l'immunité ou en psychiatrie (Chaturvedi 2004 [arrow_up]).

Des preuves insuffisantes
Les résultats sont l'objet d'un débat scientifique. Pour certains, les dérivés du cannabis auraient une valeur réelle, pour d'autres leur efficacité ne serait pas prouvée, et les effets indésirables seraient trop nombreux, notamment en ce qui concerne la mémoire, mais aussi des réactions transitoires sévères de type psychose paranoïde (Favrat, 2005 [arrow_up]).

La revue de Bandolier [arrow_up] signale elle aussi une étude sur le cannabis et le THC pour la sclérose en plaques qui rapporte des effets indésirables fréquents, un épisode de psychose aiguë, et aucun effet favorable.

En 2002, une revue systématique de Fisher et coll. [arrow_up] conclut à des preuves insuffisantes de l'efficacité du cannabis dans de nombreuses maladies (pour lesquelles il est préconisé une marge thérapeutique inacceptable), et des connaissances scientifiques incomplètes sur les effets des substances, qui, dans l'ensemble, ne contribuent pas à faire du cannabis une substance prescriptible.

En 2005, une revue de la littérature par Vignot [arrow_up] concernant l'utilisation du cannabis en cas de cancer, montre que l'effet anti-douleur n'est pas supérieur à la codéine, l'effet anti-nauséeux n'a pas été comparé aux protocoles anti-vomissements modernes (l'utilisation de la classe des "sétrons"), et l'effet orexigène (augmentation de l'appétit) ne semble pas être suffisamment argumenté pour pouvoir envisager une utilisation large des cannabinoïdes dans le cadre des soins de soutien en cancérologie.

Ne pas confondre vertus thérapeutiques et consommation massive
Les auteurs s'affrontent parfois vivement sur le thème de la consommation de cannabis. Il semble pourtant que l'on soit là devant deux discours totalement différents: que le cannabis et/ou ses dérivés aient une valeur thérapeutique ou non, cela n'en fait certainement pas une panacée ni un argument en faveur de la généralisation de sa consommation, pas plus que pour un autre médicament. La consommation en masse de cannabis relève d'une toute autre problématique.

Le point de vue des consommateurs
Cependant, un fort pourcentage d'usagers de cannabis semble consommer pour se procurer une sensation de détente et pour combattre le stress, l'insomnie, etc. Cela est d'autant plus vrai lorsqu'on est en présence d'une maladie mentale: certaines personnes consomment du cannabis pour tenter de soulager des symptômes de leur maladie de base, la consommation de cannabis peut être le signe révélateur d'une réelle détresse. Dans tous les cas se pose la question de savoir si la consommation de cannabis est bien le traitement le mieux adapté: en effet, à l'échelle mondiale, un fort pourcentage des personnes souffrant de problèmes de santé mentale ne bénéficie pas de prise en charge, ou bien reçoit un traitement inapproprié (Rapport sur la santé dans le monde, 2001 [arrow_up]).



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MessageSujet: Re: ACTUALITE/ QUE CHOISIR / DIVERS   Dim 22 Juil - 12:33

Cannabis frelaté: danger pour la santé !
L'ajout de substances (sable, microbilles de verre, plomb...) dans l'herbe de cannabis pour augmenter son poids est une pratique récente qui a des conséquences sur la santé. Le cannabis frelaté est ainsi responsable d'atteintes respiratoires ou d'intoxications.
Cannabis frelaté: pourquoi et comment ?
L'herbe de cannabis ou la résine de cannabis peuvent être coupées avec différentes substances, inactives ou toxiques: colle, cire, terre, henné, laque, sable, talc (silicate de magnésium), hydrocarbures aromatiques, autres herbes, pollen, microbilles de verre, seules ou mélangées à du sable, microbilles de silice...On a même des exemples de cannabis frelaté au plomb. Les agents de coupe les plus fréquemment utilisés sont les microbilles de verre, associées ou non à du sable. Un échantillon de haschisch d'origine française analysé courant 2006 a ainsi révélé contenir des microbilles de verre. D'autres échantillons contenaient du sable ou de la laine de verre. (1) La raison de ces ajouts est simple: augmenter le poids et le volume du produit vendu! Et donc son prix! Ainsi, le plomb par exemple est utilisé pour cet usage en raison de sa forte densité et de sa couleur grisâtre. Dans des échantillons analysés en 2012 en Allemagne, le plomb représentait environ 10% du poids, ce qui représente une hausse de bénéfice de 1000 euros par kilo de marijuana. (2)

Le cannabis peut aussi être adultéré avec des substances pour améliorer son aspect s'il est de mauvaise qualité. Sont alors utilisés des gommes végétales diverses, cirage noir, henné, paraffine, huile de pneu, huile de vidange... Il semble aussi que les microbilles servent à donner l'illusion à l'acheteur que le cannabis est riche en glandes de résine, qui en font sa qualité. (3)

Enfin, le cannabis peut être associé à des corps gras (lait, crème, beurre) afin de favoriser la résorption des cannabinoïdes dans le sang au travers des muqueuses digestives. Cette technique est surtout utilisée dans la formulation de produits destinés à être ingérés. Cette présence de substances diverses et variées dans le cannabis n'est pas sans danger.

Risque d'intoxication
La présence de substances telles que le plomb dans le cannabis peut être à l'origine d'intoxication. Une étude de Busse et al, publiée en 2008, rapporte le cas de 29 patients de 16 à 33 ans qui ont été hospitalisés en Allemagne (Leipzig) au cours de l'été et l'automne 2007avec des symptômes d'intoxication au plomb (crampes abdominales, nausées, anémie, fatigue, symptômes neurologiques...). (4) Il s'est révélé que tous étaient des consommateurs réguliers de cannabis consommé sous forme de joints ou avec une pipe à eau. Il s’est avéré qu’un de leurs paquets de marijuana recueillis contenaient des particules de plomb, délibérément ajoutées au produit. Or, on sait que les particules de plomb fumées dans un joint sont très bien absorbées par les voies respiratoires. La communauté médicale devrait donc considérer la marijuana frelatée comme une source potentielle d'intoxication au plomb.

Risques pulmonaires
L'adultération de l'herbe de cannabis par certains produits, notamment des microbilles de verre ou de silice, peut avoir des conséquences ORL ou respiratoires. Une revue française a rapporté deux cas d'atteinte respiratoire en rapport avec l'inhalation d'herbe de cannabis frelatée: chez un jeune consommateur quotidien de cannabis qui était mélangé à du sable on a constaté une pneumopathie d'inhalation ; chez un autre patient, qui consommait de l'herbe de cannabis mêlée à des microbilles de verre, des signes fonctionnels et respiratoires (épistaxis, ulcérations des muqueuses oro-pharyngées, douleurs thoraciques avec gêne respiratoire). (5) Plus récemment, une autre étude française a révélé un cas d'hémoptysies (crachats de sang) chez un patient de 16 ans, qui avait inhalé du cannabis associé à des microbilles de silice. (6) Les auteurs signalent que les particules de silice peuvent entraîner des manifestations oto-rhino-laryngologiques ou bronchiques (hémoptysies, toux, crachats, sifflements) et mettent en garde contre un risque de silicose, même si cela requiert une exposition longue et importante. En 2012, une étude a également rapporté un cas de talcose (inflammation rare des poumons due à l'inhalation de poussière de talc) causé par l'inhalation de marijuana frelaté au talc. (7) D'autres produits d'adultération du cannabis pourraient avoir des conséquences respiratoires: en 2006, une saisie isolée de résine en Italie a ainsi dentifié la présence de colophane, une résine naturelle extraite de certaines variétés de pin, irritante pour les voies respiratoires. (8)

Les maladies pulmonaires causées par des substances frelatées pourraient être plus fréquentes dans la réalité que ce que révèle la littérature, surtout quand la consommation de drogues n'est pas admise par le patient. Devant des signes aigus ou subaigus ORL et/ ou respiratoires atypiques, les médecins devraient interroger les patients sur l'usage de cannabis afin de détecter une éventuelle implication de cannabis frelaté.


Références
(1)Denis Richard, Le cannabis et sa consommation, Editions Armand Colin, 2009

(2) Busse F, Omidi L, Timper K, Leichtle A, Windgassen M, Kluge E, Stumvoll M. Lead poisoning due to adulterated marijuana. N Engl J Med. 2008 Apr 10;358(15):1641-2. doi: 10.1056/NEJMc0707784.

(3) McLaren J, Swift W, Dillon P, Allsop S (2008) Cannabis potency and contamination: a review of the literature. Addiction 103: 1100–1109.

(4) Busse F, Omidi L, Timper K, Leichtle A, Windgassen M, Kluge E, Stumvoll M. Lead poisoning due to adulterated marijuana. N Engl J Med. 2008 Apr 10;358(15):1641-2. doi: 10.1056/NEJMc0707784.

(5) Delourme J, Delattre C, Godard P, Steenhouwer F, Just N. Respiratory consequences of inhalation of adulterated cannabis, Rev Mal Respir. 2009 May;26(5):552-6.

(6) Monfort M, Larakeb A, Gouraud F, Hemoptysis in a young man smoking cannabis, Arch Pediatr. 2013 Jun;20(6):637-9. doi: 10.1016/j.arcped.2013.03.008. Epub 2013 Apr 22.

(7) Scheel AH, Krause D, Haars H, Schmitz I, Junker K. Talcum induced pneumoconiosis following inhalation of adulterated marijuana, a case report. Diagn Pathol. 2012 Mar 15;7:26. doi: 10.1186/1746-1596-7-26.

(8) Caligiani A., Palla G., Bernardelli B., GC-MS analysis of hashish samples: a case of adul- teration with colophony , Journal of Forensic Sciences, vol.51, n°5, 2006, p.1096-1100.

Autres sources :

Evrard I. Composition du Cannabis : taux de THC et produits d’adultération. In : OFDT, Cannabis, données essentielles 2007
Cadet-Taïrou A, Gandilhon M, Toufik A, Evrard I. Phénomènes émergents liés aux drogues en 2006. Huitième rapport national du dispositif TREND


Auteur : Anne-Sophie Glover-Bondeau / octobre 2013

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MessageSujet: Re: ACTUALITE/ QUE CHOISIR / DIVERS   Sam 1 Sep - 22:56

https://www.quechoisir.org/actualite-high-tech-les-10-infos-de-l-ete-n58033/?utm_medium=email&utm_source=nlh&utm_campaign=nlh180830




Promos sur les forfaits


23 août. Comme à chaque rentrée, les opérateurs mobiles s’écharpent pour conquérir de nouveaux clients avec des promos sur leurs offres sans engagement. Au programme, une surenchère de data. Jusqu’au 3 septembre, RED by SFR propose ainsi 40 Go de données pour 10 €/mois. B&You propose, quant à lui, une offre à 30 Go pour 9,99 €/mois, jusqu’au 28 août. Pour éviter que ses clients ne partent, ce dernier a aussi passé à 100 Go la data de son offre à 24,99 € (contre 50 Go auparavant). Rien d’aussi attractif chez Sosh, qui facture à ce jour 19,99 €/mois pour 20 Go. Le moment est en tout cas propice à la comparaison des offres, d’autant que changer d’opérateur est désormais une simple formalité. Notre guide vous permettra de choisir l’offre la mieux adaptée à vos besoins.

Google vous piste

15 août. Une étude montre que Google suit vos déplacements même lorsque vous pensiez le lui avoir interdit. Dans les paramètres de votre compte Google, vous pourrez constater que par défaut, l’option « Historique des positions » est activée. Autrement dit, le géant du Net trace vos itinéraires avec votre accord. L’étude, menée par l’agence Associated Press, révèle précisément que même lorsque vous avez pris soin de désactiver cette option, Google continue d’enregistrer vos positions. Le groupe explique que ce pistage est nécessaire pour proposer aux utilisateurs des contenus pertinents au sein de son moteur de recherche et de Google Maps.

Pour bloquer l’enregistrement de votre position, rendez-vous dans votre compte Google. Dans « Informations personnelles et confidentialité », cliquez sur « Gérer votre activité Google » puis sur « Accéder aux commandes relatives à l’activité ». Désactivez enfin « Historique des positions » et « Activité sur le web et les applications ». Évidemment, Google ne pourra plus vous suggérer des activités ou des lieux relatifs à votre localisation.



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MessageSujet: Re: ACTUALITE/ QUE CHOISIR / DIVERS   Sam 1 Sep - 22:59

Samsung Galaxy Home, nouvelle enceinte connectée

10 août. Avec l’annonce de l’arrivée prochaine de sa Galaxy Home, Samsung se lance à son tour sur le marché des enceintes connectées, déjà occupé par l’Amazon Echo, la Google Home et l’Apple Homepod. Comme elles, la Galaxy Home pourra être pilotée par la voix et permettra de gérer les différents équipements de la maison. Elle intégrera Bixby, l’assistant vocal propriétaire de Samsung. Lequel n’est toujours pas disponible en français… Pour cette enceinte connectée, mieux vaut donc ne pas être trop pressé.


Samsung Galaxy Note 9 : retour au-dessus des 1 000 €

10 août. Samsung présente le Galaxy Note 9, nouvelle version de son smartphone géant à stylet. Outre ses caractéristiques ultra haut de gamme (écran de 6,4 pouces, batterie de 4 000 mAh, double capteur photo 12 Mpx, etc.), ce nouveau modèle affiche un prix salé : 1 009 € (128 Go) ou 1 259 € (512 Go). Samsung franchit donc à nouveau le cap des 1 000 €, qu’il s’était interdit de dépasser avec le Galaxy S9, en mars dernier. Le Galaxy Note 9 fera très prochainement l’objet d’une prise en main ; il est par ailleurs en cours de test en laboratoire. Résultats attendus pour le mois d’octobre.



Twitter condamné pour plus de 250 clauses abusives

9 août. Après 4 années de procédures, l’UFC-Que Choisir obtient gain de cause face à Twitter : le tribunal de grande instance de Paris condamne le réseau social pour 256 clauses abusives ou illicites présentes dans ses conditions générales d’utilisation. Cette décision a une portée gigantesque pour la protection des données personnelles des utilisateurs. Car bien que plusieurs des clauses contestées ne soient plus appliquées, elle interdit qu’elles ne réapparaissent à l’avenir et acte plusieurs principes fondamentaux. Tous les détails dans notre actualité.


Android Pie est sorti


6 août. Google lance la version finale de la nouvelle version de son système d’exploitation pour smartphones. Android 9 (Pie) succède ainsi à Android 8 (Oreo). Outre les quelques nouveautés graphiques et ergonomiques (avec, notamment, la disparition des boutons de navigation « Précédent », « Accueil » et « Multitâche »), ce nouvel Android met l’accent sur la sécurité. Les applications ne peuvent plus accéder ni au micro, ni à l’appareil photo de votre smartphone à votre insu. Concernant les smartphones qui pourront en bénéficier, les fabricants affichent leurs intentions, mais ne donnent pas de date. Sachez que nous vérifions tous les deux mois la disponibilité des mises à jour pour tous les smartphones de notre test.


Sécurité des données : la Cnil sanctionne Dailymotion

2 août. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) inflige à Dailymotion une sanction de 50 000 € pour un défaut de sécurisation des données de ses utilisateurs. Victime de pirates informatiques en décembre 2016, la plateforme d’hébergement de vidéos a laissé fuiter 82,5 millions d’adresses e-mails et 18,3 millions de mots de passe chiffrés. La Cnil estime que Dailymotion a fait preuve de négligence. Les identifiants d’un compte administrateur de la base de données de la société étaient en effet stockés en clair sur la plateforme collaborative de développement Github.


Smartphones : Huawei détrône Apple

31 juillet. Le cabinet IDC estime que Huawei est désormais no 2 mondial du marché des smartphones, devant Apple, qui chute à la 3e place. Samsung conserve la première place. Il faut dire que le fabricant chinois a débarqué en trombe avec de nombreux modèles, certains haut de gamme, d’autres plus modestes, mais offrant toujours un rapport qualité-prix intéressant. Les résultats de nos tests en laboratoire des smartphones Huawei le confirment.



De la pub dans l’App Store

26 juillet. Apple annonce que son service Search Ads, lancé aux États-Unis en 2016, sera disponible en France dès le 2 août. Ce service payant permet aux développeurs de promouvoir leurs applications. Concrètement, si vous cherchez une appli dans l’App Store, méfiez-vous désormais des premiers résultats de recherche : les applications suggérées en premier sont sponsorisées et ne correspondent pas forcément à vos besoins. Lorsqu’il s’agit effectivement d’une publicité, un cartouche de texte « Annonce » sur fond bleu le signale.



Bruxelles inflige une amende record à Google

18 juillet. La sanction est tombée dans le conflit qui oppose la Commission européenne à Google depuis 2016. Accusé de position dominante dans les smartphones, Google écope d’une amende record de 4,34 milliards d’euros. En cause, l’intégration forcée de son moteur de recherche et du navigateur Chrome dans tous les smartphones fonctionnant avec son système mobile Android. Google a annoncé qu’il allait faire appel de cette décision.






Camille Gruhier


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MessageSujet: Re: ACTUALITE/ QUE CHOISIR / DIVERS   Sam 1 Sep - 23:04

ILS NOUS PISTE?? HA HA HA HA JE SUIS MORTE DE RIRE .. CECI N'EST PAS NOUVEAU..
QUAND ON OUVRE UNE PAGE ET QU4ILS NOUS LANCE DERRIÈRE QU'on a gagne iifon, ça c'est capacité de celui qui dirige les navigateur... ON EST PISTE ET MAL TRAITER ET COMMANDER...

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MessageSujet: Re: ACTUALITE/ QUE CHOISIR / DIVERS   Sam 1 Sep - 23:06


Les plus pénalisés par ces nouveaux tarifs sont les usagers abonnés en petite puissance et qui consomment moins de 2 500 kWh par an. En effet, l’abonnement en 3 kVA a flambé cet été (+ 37 %) et la baisse de 6,2 % du prix du kWh ne compense pas cette hausse. Les consommateurs abonnés à des puissances supérieures sont moins pénalisés. Le prix de l’abonnement augmente de 9,7 % en 6 kVA, de 7,6 % avec l’option heures pleines/heures creuses 9 kVA et de 7,4 % pour le 12 kVA. Compte tenu de la légère baisse de prix du kWh (- 0,8 % en heures pleines, - 1,9 % en heures creuses), plus on consomme, plus on est gagnant !

EDF privilégie clairement les ménages équipés en tout-électrique pour le chauffage et l’eau chaude, aux dépens des autres usagers et en particulier de tous les consommateurs soucieux de l’environnement et du réchauffement de la planète, qui s’évertuent à réduire au maximum leurs consommations d’énergie.

Cette stratégie d’augmentation de la part fixe et de baisse du prix du kWh va à l’encontre de tous les discours officiels qui prônent les économies d’énergie. Il est en plus inutile de chercher un autre fournisseur d’électricité pour échapper à ces hausses d’abonnement. S’ils sont nombreux à offrir une réduction par rapport au tarif réglementé d’EDF, celle-ci ne concerne que le prix du kWh hors taxes, qu’il s’agisse d’une offre commerciale en prix indexé ou en prix fixe. Tout le reste, en particulier l’abonnement, se cale sur le tarif réglementé.

Élisabeth Chesnais

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MessageSujet: Re: ACTUALITE/ QUE CHOISIR / DIVERS   Sam 1 Sep - 23:12


Le rappel de médicaments à base de valsartan prend des proportions mondiales. Depuis le mois de juillet, neuf fabricants de génériques ont retiré de nombreuses boîtes à cause d'un défaut de production. Indiqué notamment dans l'hypertension artérielle, le valsartan figure parmi les molécules les plus prescrites en France. Certaines pharmacies commencent à avoir des difficultés à remplacer les lots rappelés.

« À partir du mois de septembre, certaines pharmacies ne seront peut-être plus en mesure de vous délivrer votre médicament à base de valsartan », avertit l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) dans un point d'information. Face à cette situation tendue, les autorités sanitaires s'organisent et adressent des consignes précises aux médecins et officines.

Prescriptions et renouvellements limités

Le valsartan est utilisé contre trois pathologies : l'hypertension artérielle, l'insuffisance cardiaque et après un infarctus du myocarde. Ces indications sont restreintes tant que les tensions d'approvisionnement se poursuivent. De fait, l'ANSM demande aux professionnels de santé d'éviter d'établir de nouvelles prescriptions et de limiter les renouvellements à trois situations spécifiques :
•en cas d'insuffisance cardiaque qui n'est pas contrôlée par deux médicaments de la même famille (candesartan, losartan) ;
•après un infarctus du myocarde ;
•en cas d'hypertension artérielle stabilisée par une thérapie associant du valsartan à d'autres catégories d'anti-hypertenseurs (bétabloquants, diurétiques thiazidiques, etc.).

Dans ces cas particuliers, la prescription doit être maintenue car essentielle à l'équilibre de la maladie.

Les autres patients sous valsartan pourraient, en revanche, se voir proposer une modification de traitement au cours d'une consultation de renouvellement. Plusieurs médicaments de la même famille sont disponibles. D'autres classes, au moins aussi efficaces, peuvent également être suggérées à cette occasion – comme les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (IEC). Un changement de posologie et de fréquence des prises est alors possible.

Cette situation peut aussi se produire à l'officine, si celle-ci est confrontée à une rupture de stock lorsque vous rapportez votre boîte concernée par le rappel. En l'absence de boîtes à disposition, le pharmacien titulaire est invité à contacter votre médecin pour convenir de la substitution appropriée.

Ne surtout pas arrêter le traitement


Ces tensions grandissantes sont dues à la découverte, en juin dernier, d'une impureté apparue au cours de la fabrication du médicament en Chine. Le principe actif (valsartan) est contaminé par de la NDMA (N-nitrosodiméthylamine). Cette anomalie serait liée à un changement du mode de production décidé par la société Zhejiang Huahai Pharmaceutical. Celle-ci produit le principe actif pour 9 laboratoires génériques (Cristers, Biogaran, Sandoz, etc.). D'après les évaluations préliminaires menées par l'Agence européenne des médicaments (EMA), les seuils de NDMA présents dans les comprimés ne présentent pas de danger immédiat pour les patients (lire encadré ci-dessous).

En attendant un retour en pharmacie, l'arrêt brutal du traitement est vivement déconseillé. Loin d'épargner la santé, ce geste peut s'avérer risqué et provoquer une poussée d'hypertension, une décompensation cardiaque ou encore des accidents neurologiques. Un numéro vert est à la disposition des patients qui s'interrogent sur le rappel : 0 800 97 14 03. Il est ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 19 h.



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MessageSujet: Re: ACTUALITE/ QUE CHOISIR / DIVERS   Sam 1 Sep - 23:12


Zoom sur la NDMA, l'impureté à l'origine du rappel


La NDMA (N-nitrosodiméthylamine) est un contaminant au nom peu connu mais assez courant. On la trouve notamment dans notre alimentation, à de très faibles taux. Selon l'Administration américaine des denrées alimentaires et médicamenteuses (FDA), 450 grammes de bacon abritent, par exemple, 0,3 microgrammes de NDMA. Soluble dans l'eau, elle fait l'objet d'inquiétudes car elle a été déclarée « cancérogène probable » pour l'homme par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Cette conclusion s'appuie, toutefois, sur des études menées sur l'animal et notamment le rat. Dans le valsartan, cette substance a été repérée dans de faibles proportions, équivalant « à 19,2 microgrammes dans 320 mg de valsartan », précise l'ANSM. Ce sont ces résultats qui ont servi à l'évaluation des risques, menée par l'Agence européenne des médicaments (EMA).

Conclusion : dans le pire des scénarios, il y aurait un cas de cancer supplémentaire si 5 000 personnes avaient pris chaque jour un comprimé de 320 mg – soit la posologie maximale – pendant sept ans. Pour rappel, 400 000 nouveaux cas de cancer se sont déclarés en 2017 en France.



Audrey Vaugrente


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MessageSujet: Re: ACTUALITE/ QUE CHOISIR / DIVERS   Jeu 13 Sep - 13:36


Une jeune femme sur la plage, un groupe d'amis en soirée ou un jeune adulte en pleine séance de travail. Ces images sont légion sur les réseaux sociaux. Elles n'ont rien d'inhabituel, sauf si l'on y ajoute une cigarette ou un paquet, discrètement positionnés dans le cadre. À l'heure où le tabac connaît un désamour global, ce type de photographie a récemment fleuri sur les pages les plus fréquentées de Facebook, Twitter et Instagram.

Inutile d'y voir un regain de popularité venu de nulle part. Il s'agit, en fait, d'une manœuvre orchestrée par les fabricants de tabac pour redorer et banaliser l'image de leurs produits. À cette fin, ils ont infiltré les réseaux sociaux de 40 pays, détaille un rapport complet (1) remis aux autorités américaines.

Signé notamment par l'organisation à but non lucratif Campaign for Tobacco-Free Kids et plusieurs sociétés savantes, ce document désigne les coupables : Philip Morris International, British American Tobacco, Japan Tobacco International et Imperial Tobacco. Qui ont avoué, à demi-mot, avoir eu recours à des influenceurs, dans les colonnes du New-York Times (2).

Le cœur de cette opération séduction s'appuie sur les « influenceurs ». Ces internautes disposent de comptes très suivis par les utilisateurs des réseaux sociaux. Leurs pages sont donc convoitées des marques, qui nouent des partenariats avec eux. En échange de « vues » et de « likes », elles proposent produits gratuits et rémunération.
UNE PUBLICITÉ QUI TAIT SON NOM
British American Tobacco (BAT) « ne choisit que les personnes qui ont le plus de followers », témoigne un ambassadeur auprès des auteurs du rapport. Autrement dit, les comptes qui génèrent le plus de trafic et toucheront le plus de monde. En échange, les influenceurs « reçoivent 200 dollars par mois, et 2 cartouches de cigarettes ».

Mais la règle du jeu est loin d'être aussi transparente pour les internautes. Chez BAT comme les autres fabricants, la rémunération est soumise à plusieurs conditions. Pour parvenir à ses fins, l'industrie n'est pas prête à tous les sacrifices. Les marques interdisent à leurs ambassadeurs d'indiquer que le post est sponsorisé. Une pratique pourtant courante.

Les fabricants fixent aussi un certain nombre d'exigences esthétiques. La photographie doit mettre en valeur le produit, mais avec subtilité. L'internaute ne doit pas flairer la publicité... « Notre rôle consiste à mettre en ligne une sorte de publicité sur Instagram ou Facebook ; mais il faut qu'elle ait l'air naturelle... L'aspect créatif et naturel des photos est très important », développe un influenceur.

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MessageSujet: Re: ACTUALITE/ QUE CHOISIR / DIVERS   Jeu 13 Sep - 13:37

CIBLER LES JEUNES
Le choix des hashtags associés aux campagnes n'a rien d'anodin. Simples, ils traduisent le défi, le voyage, le mouvement. Il faut vendre du rêve et des termes susceptibles d'être repris par le plus grand nombre, dans une « conversation » mondiale. Pour cela, pas moins de 123 hashtags ont été diffusés. Et vus à 8,8 milliards de reprise rien qu'aux États-Unis.

En France, la campagne #DecideTonight de Marlboro a porté ses fruits. Mais elle n'est pas la seule. Celles d'autres pays ont également touché nos internautes nationaux : « Stay True, Stay Free » sponsorisé par Japan Tobacco International au Kazakhstan, la campagne de British American Tobacco en Italie, mais aussi #NightHunters lancé par Philip Morris en Uruguay... qui promeut des cigarettes mentholées interdites en France !

L'objectif de la démarche ? Redonner à la cigarette son image de produit « cool », tout particulièrement auprès des jeunes, qui fréquentent assidûment ces réseaux. Car au fil des politiques antitabac, le produit a perdu son succès. Ce public s'en éloigne, et la publicité à l'ancienne ne fonctionne plus. Il faut donc passer sous le radar des réticences habituelles. « Les marques s'appuient sur l'idée d’un marketing auprès des pairs... », indique un influenceur aux rapporteurs.
UNE PRATIQUE ILLÉGALE
Outre les dégâts sanitaires d'une telle approche (voir encadré), cette stratégie n'est pas légale. Aux États-Unis, les auteurs du rapport ont saisi la Federal Trade Commission (FTC) afin de forcer les industriels du tabac à se remettre dans le rang.

En ce qui concerne la France, toute publicité ou propagande en faveur des produits du tabac est interdite, qu'elle soit directe ou indirecte, et cela depuis 1991 (loi Évin). Une législation, depuis, étendue au vapotage. Voilà pour les fabricants.

Les influenceurs, eux, ne sont soumis à aucune règle spécifique. Le code de la consommation s'applique toutefois. Il stipule que toute publicité doit être clairement identifiée, ce qui vaut pour les posts sponsorisés. L'Autorité de régulation de la publicité professionnelle (ARPP) a d'ailleurs émis une série de recommandations (3) à leur destination.

Enfin, les principaux réseaux sociaux (Instagram, Twitter, Facebook) ne laissent aucune ambiguïté sur le sujet. Ils interdisent toute publicité en faveur du tabac. Voilà qui est clair, et qui fait de ces campagnes une violation manifeste des conditions d'utilisation.

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MessageSujet: Re: ACTUALITE/ QUE CHOISIR / DIVERS   Jeu 13 Sep - 13:39

LE TABAC A DU PLOMB DANS L'AILE
Entre 2016 et 2017, plus d'un million de Français et de Françaises ont arrêté de fumer. Ce recul massif s'accompagne d'une chute des ventes de tabac, selon l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Sur cette période, le volume de cigarettes vendues a reculé de 0,7 % et celui de tabac à rouler de 5,1 %.

C'est chez les jeunes que le désamour se constate le mieux. En 2016, les adolescents de 17 ans étaient 68 % à expérimenter le tabac et un tiers à fumer chaque jour. L'année suivante, ils étaient 59 % à tester la cigarette et seulement un quart à fumer quotidiennement...

LE TABAC, UN PRODUIT NOCIF POUR LA SANTÉ
Si les campagnes antitabac se multiplient, c'est avant tout parce que le tabac est responsable de nombreuses pathologies (maladies cardiovasculaires, cancers, etc.). Il faut dire qu'une cigarette abrite de nombreux produits toxiques et cancérogènes connus. Première cause de mortalité évitable en France, le tabagisme serait à l'origine d'au moins 79 000 décès par an. Et il coûte cher à la société puisqu'on estime à 120 milliards d'euros les dépenses qu'il occasionne chaque année. Sur cette somme, 25 milliards d'euros sont consacrés à la prise en charge des maladies provoquées par la cigarette (hospitalisations, soins, médicaments).

(1) Rapport remis à la Federal Trade Commission.
https://www.takeapart.org/wheretheressmoke/

(2) Article du New-York Times.

https://www.nytimes.com/2018/08/24/health/tobacco-social-media-smoking.html

(3) Recommandations de l'ARPP à destination des influenceurs.

https://www.arpp.org/nous-consulter/regles/regles-de-deontologie/communication-publicitaire-digitale/#toc_1_12%20


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