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  LES ÉROTOMANES

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MessageSujet: Pourquoi l’enfant ment-il ?   Dim 18 Fév - 14:51

Pourquoi l’enfant ment-il ?

Plusieurs raisons peuvent expliquer pourquoi un enfant a recours au mensonge. Il peut vouloir se sentir valorisé, éviter une responsabilité ou craindre une réprimande. Quoiqu’il en soit, l’enfant ignorerait le mensonge avant l’âge de 6 à 7 ans : avant cela, il altère souvent la réalité, mais de façon inconsciente et sans intention de nuire. 

Le portrait-robot du mythomane

Parce que l’aveu est insupportable, les mythomanes deviennent vite de grands mystificateurs. Il se doit d’être cru sinon tout s’écroule et son monde imaginaire s’effondre. Il met donc tout en œuvre pour être le plus précis possible, s’alimentant du réel, puisant ça et là des fragments de vérité. Rien n’est laissé au hasard, tout est pensé pour que la fabulation soit crédible.
Le mythomane est typiquement fragile, hyperémotif, soumis à une forte dépendance au regard des autres et dont les facultés de l’imagination sont décuplés. Quel que soit son profil, il apparaît souvent la première victime de ses histoires imaginaires, qu’il peine à distinguer de la réalité. 

Qu’arrive-t-il lorsque le mythomane est démasqué ?

C’est le pire scénario pour un mythomane : être découvert. C’est un moment qu’il vit de façon extrêmement angoissante et qui le pousse à emprunter plusieurs chemins :

  • Embrayer sur un nouveau mensonge.
  • S’enfoncer dans la dépression.
  • Fuir dans un ailleurs où tout peut être recommencé.

Que faire face à un mythomane ?

Face à un mythomane, il est recommandé de ne pas prêter attention à ses mensonges, au risque de l’enfoncer encore plus dans ce qu’il croit être la réalité.
De même, il n’est pas recommandé d’aller violemment à l’encontre de ce qu’il raconte, au risque d’entraîner une obstination de laquelle il aurait encore plus de mal à sortir.
La meilleure solution est d’aider petit à petit le mythomane à prendre conscience de la fausseté de sa réalité, en confrontant son discours avec des éléments qui ne sont pas en adéquation avec celui-ci, tout en ayant à l’esprit que la mythomanie peut être une maladie grave. Inutile donc de lui rabâcher en permanence qu’il ment.


La thérapie est le traitement le plus recommandé mais encore faut-il que le mythomane soit demandeur. 

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MessageSujet: Re: LES ÉROTOMANES    Dim 18 Fév - 14:53

Citations inspirantes

« Se cacher est un plaisir, mais n’être pas trouvé est une catastrophe » D. W. Winnicott
« Le mythomane [... ] ne se contente pas de prendre ses désirs pour des réalités, ou de nier une réalité pénible. [Le mythomane] cherche [.. ] à modifier le monde réel à son profit, par l'intermédiaire de la croyance d'autrui. » Guy Durandin

Références

Références
Note : les liens hypertextes menant vers d’autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est possible qu’un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche pour retrouver l’information désirée.
Bibliographie
Sébastien Chapellon, « Éloge du mensonge. Qu'est-ce que tromper pourrait dire ? », Enfances & Psy 2011/4 (n° 53), p. 48-57. DOI 10.3917/ep.053.0048
LE MALÉFAN P. (2006), Dupré père de l’enfant menteur appelé aussi mythomane ou Un trouble des conduites au temps de la doctrine des constitutions, Evolution psychiatrique, vol. 71, n° 3, pp. 447-469.
REY A. (2001). Le Grand Robert de la langue française et analogique de la langue française par Paul Robert, Paris, dictionnaire le Robert.
DURANDIN G. (1972). Les fondements du mensonge, Paris, Flammarion, 451 p.
EIGUER A. (1997). Petit traité des perversions morales, Paris, Bayard, 152 p.
REBOUL A. (1992), Le paradoxe du mensonge dans la théorie des actes du langage, Cahiers de Linguistique Française en ligne, n° 13, pp. 125-147.
Boris Cyrulnik, préface de Le Bienfaiteur de Philippe Romon, Paris L'Archipel, 2002, p. 11.
Boris Cyrulnik interviewé par Hélène Mathieu. (2006). Boris Cyrulnik: « La mythomanie estfondatrice de notre destin ». Extrait le 8 novembre 2006, http://wwwpsychologies.comlcfrnVarticle/c articIe.cfrn?id=2033
Sandrine Blanchard et Virginie Malingre, « La mythomanie, "cache-misère" et défense contre un sentiment d'infériorité », Le Monde (Paris), 15 juillet 2004, p. 6.

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MessageSujet: Re: LES ÉROTOMANES    Dim 18 Fév - 15:07

TÉMOIGNAGE D'UN MYTHOMANE 


Bonjour shaahana et reya


Voilà, c'est la première fois que j'écris sur ce genre de site et je pense que ce sera la dernière. J'interviens parce que je suis très touchée par vos messages.
Comment dire... Voilà, je tends vers la mythomanie. Oui... Je suis mythomane. Pas à un degrés très élevé mais je le suis quand même. Parce que je ne mens pas pour tromper mais pour survivre. Depuis ces quelques mois c'est la première fois que j'en parle et que je me l'avoue. Les réactions de vos compagnons je les comprends... Parce que j'ai moi aussi beaucoup fuis. Sachez juste que nos sentiments ne sont pas faux. En fait pour ma part, c'est même l'amour qui m'a poussé à avouer ce que je suis... On est capable d'aimer, et d'aimer très fort même. Je ne vous force pas à me croire. C'est difficile à comprendre et à entendre quand on a le coeur brisé, mais voilà, s'il vous a mentis, c'est sûrement et même très certainement parce qu'il vous a aimé plus que tout. Les personnes que j'ai le plus trompé sont ceux que j'ai le plus aimé, parce que pour des gens comme nous, on ment pour avoir l'estime de l'autre, pour gagner son attention et son admiration, parce qu'on pense ne pas pouvoir être vu par notre simple personne et être à la hauteur. C'est une sorte de compensation. On ment pour être qui ont veut, pour être le ou la personne idéale à vos yeux pcq on ne peut pas l'être en étant nous même. S'ils fuient ce n'est pas par manque d'amour, c'est par l'incapacité à voir cette image qu'on avait construite à vos yeux s'écrouler... Qui n'a pas déjà eu peur de décevoir ? Peur de ne pas être à la hauteur ? Pour un mythomane qui ne se l'admet pas, il est impossible de faire face à ses mensonges. J'aurais préféré mourir que de l'avouer, et partir que de voir la personne que j'aime le plus au monde changer de regard sur cette image que j'avais construite pr lui plaire. On ne ment pas par plaisir mais parce qu'on en a besoin. Pourtant croyez moi, la honte ne nous quitte pas. C'est meme elle qui nous pousse a fuir. N'oubliez pas cette différence. On ne ment pas pour tromper mais pour survivre. Parce qu'on en a besoin. C'est ce qui nous différencie de simples menteurs. Alrs non, le but de vos compagnons n'était pas de vous tromper. on ne ment pas lorsqu'on vous dis notre amour pour vous. Et croyez moi ça me coûte beaucoup d'écrire tout cela. Ce n'est sûrement pas pour mentir. Ces personnes que vous avez aimé, qui sont partis et qui vous ont mentis, ils vous ont aimé pour de vrai. Mais vous ne les reverrez plus jamais. A moins quils n'acceptent par eux même leur maladie. Parce qu'on veut préserver l'image de nous qu'on vous a montré, pour que vous continuez à nous estimer. Cependant voici un petit conseil, si vous êtes avec un mythomane qui ne le sait pas ou n'assume pas, ne perdez pas votre temps. Cela doit venir de lui, et uniquement de lui, sinon il continuera à mentir et à fuir, voir à être extrêmement violent parce que la réalité est dure à accepter. En revanche, s'il est comme moi, qu'il le sait et qu'il veut changer, vous pouvez l'aider, parce que oui, c'est certain, il vous aimes et ne ment pas pour vous tromper. N'oubliez pas de penser à vous, n'y laissez pas vos plumes tt de même! Voilà, j'espère vous avoir rassuré

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MessageSujet: Re: LES ÉROTOMANES    Dim 15 Avr - 17:56

Définition de l’endométriose

Qu’est-ce que l’endométriose ?

L’endométriose est une maladie chronique, généralement récidivante qui touche 1 femme sur 10, en âge de procréer.

L’endomètre est le tissu qui tapisse l’utérus. Sous l’effet des hormones (oestrogènes), au cours du cycle, l’endomètre s’épaissit en vue d’une potentielle grossesse, et s’il n’y a pas fécondation, il se désagrège et saigne. Ce sont les règles. Chez la femme qui a de l’endométriose des cellules vont remonter et migrer via les trompes. Le tissu semblable au tissu endométrial qui se développe hors de l’utérus provoque alors des lésions, des adhérences et des kystes ovariens, (endométriomes) dans les organes colonisés. Cette colonisation, si elle a principalement lieu sur les organes génitaux et le péritoine peut fréquemment s’étendre aux appareils urinaire, digestif, et plus rarement pulmonaire.

Elle touche potentiellement toutes les femmes réglées. Et lorsqu’on les interroge, la plupart des femmes atteintes sévèrement par cette maladie se plaignent d’avoir souffert depuis la puberté de douleurs gynécologiques.

L’endométriose est une maladie complexe. On a même coutume de dire qu’il n’y a pas une mais « des » endométrioses car cette maladie ne se développe pas de la même façon d’une femme à l’autre…

Il n’existe pas de certitudes concernant l’endométriose si ce n’est qu’elle revêt différentes formes à différents endroits selon différentes proportions d’une femme à l’autre.

Aujourd’hui, l’endométriose est diagnostiquée, souvent par hasard, avec un retard moyen de cinq années, durant lesquelles la maladie a eu le temps de causer des dommages notables à différents organes. Les médecins spécialistes de l’endométriose s’accordent à dire que la maladie toucherait 1 femme sur 10. Ce chiffre concerne les femmes pour qui le diagnostic a été posé. Il est donc probable que l’endométriose touche plus de femmes encore.

Quelle est l’origine de la maladie ?

Plusieurs théories existent sur l’apparition de cette maladie, sans qu’aucune n’explique totalement toutes les formes de cette maladie.

On a ainsi longtemps évoqué le fait que cette maladie concernait surtout les femmes blanches ou érudites ou riches, ou même les trois à la fois. Ces légendes semblent encore trouver un écho aujourd’hui. Il est pourtant évident que la seule explication valable au fait qu’une femme européenne soit plus souvent diagnostiquée qu’une femme africaine par exemple, réside dans la différence des conditions de vie économiques et culturelles.

Parmi les théories les plus plausibles, on peut citer :

la transplantation de cellules endométriales soit par les trompes,les voies lymphatiques, vasculaires, ou suite à un acte chirurgical gynécologique (laparotomie, césarienne, épisiotomie).
la métaplasie : transformation d’un tissu normal en un autre tissu anormal, le tissu péritonéal se transformerait donc en tissu endométriosique soit spontanément, soit à cause de facteurs hormonaux.

Quant à la théorie de la grossesse qui guérit, elle est également mise en cause. En fait, il semble plus réaliste de considérer que la grossesse ne « guérit » pas l’endométriose, mais l’améliore notablement ou préserve d’une dégradation de la situation, offrant une période de rémission.

Qui touche-t-elle ?

Potentiellement, toutes les femmes réglées. Il n’est pas rare aujourd’hui de voir de très jeunes femmes atteintes par cette maladie. Et lorsqu’on les interroge, la plupart des femmes atteintes sévèrement par cette maladie se plaignent d’avoir souffert depuis la puberté de douleurs gynécologiques violentes sans que le médecin ait évoqué une possible endométriose. Il existe également des cas de femmes ménopausées ou opérées par hystérectomie et ovariectomie qui continuent à souffrir d’endométriose, notamment à cause des traitements hormonaux de susbstitution.

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MessageSujet: Re: LES ÉROTOMANES    Dim 15 Avr - 18:00


Endométriose
Une maladie gynécologique fréquente mais encore mal connue
L’endométriose est une maladie gynécologique assez fréquente puisqu’elle concerne une femme sur dix. Elle est liée à la présence de tissu semblable à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus. Différents organes peuvent être touchés. La maladie peut être asymptomatique. Mais dans certains cas, elle provoque des douleurs fortes (notamment au moment des règles) et/ou une infertilité. Les chercheurs tentent de mieux comprendre les mécanismes de cette maladie et ses liens avec l’infertilité.

Il s’agit d’une maladie gynécologique fréquente, retrouvée chez 10 % des femmes. Cette proportion monte à près de 40% chez celles qui souffrent de douleurs pelviennes chroniques, en particulier au moment des règles.
Pictogramme bloc notes diagnostic et stéthoscope Les symptômes : douleur et infertilité

Les symptômes induits par l’endométriose sont le plus souvent des douleurs et une infertilité. Leur sévérité n’est pas forcément corrélée à l’étendue des lésions induites par la maladie.

Le symptôme majeur est une douleur pelvienne récurrente parfois très aiguë, notamment au moment des règles. Ce caractère cyclique est évocateur de la maladie. Les lésions sont en effet sensibles aux hormones féminines et se comportent comme du tissu utérin. Les lésions vont donc proliférer, saigner et laisser des cicatrices fibreuses à chaque cycle menstruel. Chez certaines patientes, une importante innervation des lésions pourrait contribuer aux douleurs extrêmes parfois ressenties. En dehors de la période des règles, les patientes peuvent également souffrir lors des rapports sexuels (dyspareunie) ou encore au moment de la défécation ou de la miction.

La maladie peut aussi être totalement asymptomatique. Dans ce cas, elle est généralement découverte de façon fortuite alors que la patiente consulte en raison d’une difficulté à concevoir un enfant. Une proportion importante des patientes endométriotiques est effectivement infertile. L’explication scientifique de ce lien n’est pas entièrement élucidée. La présence d’amas de tissus, et notamment celle de kystes ovariens, peut créer une barrière mécanique à la fécondation dans le cas de lésions graves. Des études récentes montrent par ailleurs que l’endomètre des patientes endométriotiques présente des profils hormonaux et d’expression des gènes anormaux (voir plus loin). Il se pourrait donc que l’utérus des patientes présente des caractéristiques défavorables à l’implantation d’un embryon.




Des localisations variées


Les organes le plus souvent touchés en cas d’endométriose profonde sont les ovaires, les ligaments utéro-sacrés, le rectum, la vessie et le vagin. Plusieurs organes peuvent être touchés chez une même patiente. Dans de rares cas, des lésions d’endométriose peuvent même apparaître au niveau d’organes localisés à distance de l’utérus, par exemple dans les poumons ou le cerveau. Concernant cette dernière localisation, seuls deux cas ont été rapportés à ce jour. Dans l’un des deux (rapporté en 1993), la patiente souffrait d’attaques cérébrales le premier jour de ses règles, jusqu’à ce qu’on l’opère pour retirer la lésion.
Rouages Des mécanismes à clarifier

Les mécanismes qui conduisent à l’endométriose restent mal connus. Toutefois, l’hypothèse principale est celle de l’implantation de matériel utérin provenant de menstruations rétrogrades. Au cours des règles, du sang peut en effet passer par les trompes et parvenir à la cavité abdominale, transportant avec lui des fragments d’endomètre, voire des cellules pluripotentes capables de générer de nouveaux foyers endométriaux.

Néanmoins, alors que les cliniciens estiment que 90% des femmes présentent des saignements rétrogrades, seules 10% développent des lésions d’endométriose. Des facteurs de susceptibilité individuelle doivent donc intervenir dans le développement de cette maladie. Ces facteurs pourraient être génétiques. Les chercheurs soupçonnent par ailleurs l’impact de certaines expositions environnementales.

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MessageSujet: Re: LES ÉROTOMANES    Dim 15 Avr - 18:02

Un traitement uniquement en cas de symptômes

Un examen clinique et échographique, voire par IRM, permet de détecter une endométriose. Mais le diagnostic définitif s’appuie sur l’analyse du tissu endométrial prélevé au cours d’une laparoscopie (chirurgie mini-invasive).

Une endométriose asymptomatique, non douloureuse et qui ne pose pas de problèmes de fertilité n’est en général pas détectée et donc pas traitée. Lorsqu’une patiente découvre son endométriose en raison de douleur, on lui propose le plus souvent en première intention un traitement hormonal destiné à provoquer une aménorrhée (contraceptifs œstroprogestatifs monophasiques en continu, progestatifs, danazol ou analogues de la Gn-RH), réduisant ainsi les douleurs liées à la réponse hormonale des lésions d’endométriose. Néanmoins, si ce traitement masque la douleur, il n’empêche pas la progression des lésions, aussi lente soit-elle.

La chirurgie est le traitement de référence de l’endométriose car elle permet de retirer les lésions de façon aussi exhaustive que possible. Ainsi, les symptômes douloureux peuvent disparaître pendant de nombreuses années, voire totalement. La difficulté chirurgicale est cependant amplifiée dans le cas de petites lésions disséminées ou quand l’intervention induit un rapport risque/bénéfice défavorable, avec par exemple un risque d’incontinence.

Les enjeux de la recherche
A la recherche des gènes de susceptibilité

Les chercheurs tentent aujourd’hui de mieux comprendre les mécanismes de cette maladie complexe et ses liens avec l’infertilité. Ils travaillent notamment à l’identification de gènes de susceptibilité, de manière à élucider leur rôle et à découvrir des marqueurs de risque. Deux grandes études ont permis l’analyse génétique systématique de cohortes de femmes atteintes d’endométriose ou non. La première est une étude japonaise publiée en 2010 impliquant 1 907 patientes et 5 292 témoins (femmes sans endométriose), la seconde est une étude internationale incluant 3 194 patientes et 7 060 témoins. Dans les deux cas, les auteurs sont parvenus à identifier des variations génétiques significativement associées à la maladie.

Cependant, ces variations n’augmentent que faiblement le risque relatif de développer la maladie : pour chaque variation, une patiente a 10 à 30% de probabilité supplémentaire de développer la pathologie, et de nombreuses femmes porteuses de ces variations « à risque » ont une très forte probabilité de ne pas développer la maladie. Ces données génétiques peuvent donc servir de points de départ pour appréhender des mécanismes biologiques liés à l’endométriose, mais elles ne peuvent absolument pas être utilisées comme marqueurs de risque dans la pratique clinique.

Des chercheurs de l’Inserm ont tenté une approche plus ciblée, en travaillant uniquement avec des femmes présentant un endométriome ovarien. Une étude épigénétique globale a montré des différences de méthylation (modification chimique) de l’ADN entre les cellules qui composent les lésions et celles de l’endomètre de patientes, en particulier aux extrémités des chromosomes. Ce phénotypephénotypeEnsemble des caractères observables d’un organisme. est associé à des formes particulières de l’enzyme DNMT3L de la famille des méthyl-transférases de l’ADN. Une de ces formes multiplie par sept le risque de développer la maladie et pourrait donc servir d’outil de diagnostic et de pronostic, précieux sur les plans clinique et biologique.

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MessageSujet: Re: LES ÉROTOMANES    Dim 15 Avr - 18:02

Mieux comprendre les liens entre endométriose et infertilité

Les chercheurs suspectent qu’il existe par ailleurs des différences biologiques et physiologiques entre les femmes atteintes d’endométriose et les autres, qui seraient à l’origine de la baisse de fertilité souvent associée à cette maladie. Des recherches menées à l’hôpital Cochin ont par exemple récemment montré que trois gènes sur les quatre codant pour les récepteurs aux prostaglandines, des médiateurs chimiques de l’inflammation, sont 10 à 20 fois plus exprimés dans l’endomètre utérin de patientes atteintes d’endométriose que dans celui de femmes qui ne présentent pas la maladie. Ce taux est même multiplié par quarante dans les tissus endométriaux extraits de lésions. En parallèle, l’expression d’une enzyme clef de la synthèse des prostaglandines, la PTGS2, est augmentée près de 10 fois dans l’endomètre des patientes endométriosiques. D’autres pistes biologiques paraissent pertinentes à explorer pour comprendre l’infertilité de ces patientes, comme celle de la fonction et de la réserve ovarienne des femmes atteintes d’endométriose.

Plusieurs études pointent en outre du doigt l’existence de facteurs de risque environnementaux. Les chercheurs s’interrogent par exemple sur le rôle éventuel des perturbateurs endocriniens ou celui de l’influence des acides grasacides grasCatégorie de lipides assurant un rôle fondamental dans la structure des cellules et le stockage de l’énergie. polyinsaturés et d’autres composants alimentaires pouvant entrainer des anomalies épigénétiques. Une étude récente réalisée chez la souris montre par exemple que l’exposition prénatale des souris au Bisphénol A pourrait favoriser une pathologie ressemblant à l’endométriose chez les souris femelles.

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MessageSujet: Re: LES ÉROTOMANES    Dim 15 Avr - 18:08

admin Autoriser

Mon combat contre l’endométriose
PAR DEBORAH ANDREOPOULOS

POUR commencer, je tiens à préciser que je ne suis pas du genre à me préoccuper constamment de ma santé. Les petites douleurs occasionnelles ne me perturbent pas. J’essaie de prendre la vie comme elle vient. Certaines journées sont bonnes, d’autres moins.
Mais à l’adolescence j’ai commencé à avoir des douleurs très vives. Pendant mes règles, j’avais souvent des douleurs violentes dans les ovaires ainsi que des maux de tête, de la diarrhée, des vertiges, des nausées et des douleurs dans le bas du dos. Quelquefois, j’avais plusieurs de ces symptômes en même temps. J’avais remarqué que l’exercice et le repos me faisaient du bien, mais j’étais sans arrêt occupée.
La douleur est quelque chose de très personnel. Impossible de la mesurer ou de la décrire. Il m’arrivait de passer des journées entières au lit, épuisée par les symptômes cités plus haut. Parfois, je prenais des antalgiques et je me forçais à me lever et à m’activer un peu. Mais je ne pouvais plus travailler comme avant ni mener une vie vraiment normale. J’étais très découragée. Je sentais que quelque chose n’allait pas, mais à chaque examen médical les paroles rassurantes du médecin chassaient cette pensée.
À la trentaine, les symptômes ont encore empiré. Des douleurs insupportables venaient et repartaient sans raison apparente. La douleur me réveillait en pleine nuit. À un moment donné, je ne dormais plus que quelques heures par semaine. Parfois, j’avais de la fièvre pendant plusieurs jours. Je prenais des antalgiques pour calmer la douleur, des comprimés spasmolytiques pour l’intestin, des médicaments pour l’estomac, et des pommades et des comprimés pour le dos.
Code:
Des symptômes trompeurs
Les symptômes qui me tourmentaient pouvaient être attribués à plusieurs affections bien connues : migraine, adhérences pelviennes, dysménorrhée (règles douloureuses), syndrome du côlon irritable, colite et gastrite. Je mettais la plupart de mes douleurs sur le compte de la dysménorrhée. À l’époque, j’ignorais qu’il n’y avait pas de commune mesure entre la douleur provoquée par cette maladie et celle que je ressentais.
On m’a expliqué que de nombreuses femmes passaient par des périodes difficiles et que l’hérédité, le manque d’exercice, les heures passées devant un bureau, les dérèglements hormonaux, la fatigue, le stress et le fait de ne pas avoir d’enfant à plus de 30 ans pouvaient y être pour quelque chose. Un médecin m’a même dit que tous ces symptômes étaient un signe de bonne santé !
Et les autres symptômes ? Ma fatigue était attribuée au travail et au stress ; ma fièvre, à la fatigue ; mes douleurs intestinales et mes problèmes gastriques, au stress et à une mauvaise alimentation ; mes maux de dos, enfin, à un problème à la colonne vertébrale et à une mauvaise posture. Il y avait une explication pour tout. Mais je me sentais toujours aussi mal.

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MessageSujet: Re: LES ÉROTOMANES    Dim 15 Avr - 18:09

Enfin le bon diagnostic
En avril 1998, j’ai passé une échographie, mais les résultats ont montré que mes ovaires étaient sains. Au cours des quatre mois qui ont suivi, ma santé s’est encore détériorée. J’ai décidé de consulter un autre médecin. Il m’a fait passer une nouvelle échographie et a découvert que j’avais une grosseur volumineuse près de l’utérus. Il m’a envoyée chez un gynécologue, qui m’a confirmé que j’avais un kyste ou un groupe de kystes près de l’utérus. La formation mesurait 10 centimètres sur 12. C’était comme si j’avais été enceinte de 4 mois ! Le gynécologue a supposé que la cause de mes problèmes était l’endométriose.
Au début, j’étais perplexe. Je ne savais pas grand-chose sur cette maladie et je me posais beaucoup de questions : par quoi était-elle provoquée ? quelles répercussions allait-elle avoir sur ma vie ? Mais j’étais aussi soulagée. Depuis des années, je me sentais prisonnière de la douleur. Quand, après un examen médical, on ne m’offrait aucun soulagement ni aucune explication satisfaisante, j’étais envahie par un sentiment d’impuissance et de découragement, et je finissais par m’accuser de faire toute une affaire d’une douleur normale, bénigne. Je me disais que l’intensité de la douleur n’existait que dans mon imagination. Maintenant, tout s’expliquait.
Causes et traitements
Le médecin m’a conseillé de me faire opérer rapidement : le ou les kystes pouvaient éclater n’importe quand. Mais mon mari et moi avons décidé de commencer par nous renseigner sur l’endométriose.
Nous avons appris que, selon certaines estimations, 30 % des femmes en âge de procréer souffrent de cette maladie ! Sa cause est mal connue. Certains pensent qu’à la fin du cycle menstruel une partie de la muqueuse utérine remonte par les trompes de Fallope, s’implante dans l’abdomen et s’y développe. D’autres, que des fragments d’endomètre migrent hors de l’utérus par le système lymphatique ou sanguin. Selon une troisième théorie, l’endométriose aurait une origine génétique et certaines femmes y seraient prédisposées. Enfin, une quatrième école met la maladie sur le compte des substances toxiques présentes dans notre environnement pollué.
On nous a dit qu’il n’y avait pas deux cas identiques. La localisation des kystes, leur profondeur et leur taille varient. Même un kyste très petit peut provoquer des douleurs invalidantes s’il est situé à proximité d’un nerf.
Certains médecins estiment que la seule solution efficace et définitive est l’ablation de l’utérus et des ovaires. Néanmoins, on peut utiliser des hormones pour bloquer l’ovulation aussi longtemps que possible. Cela permet parfois d’obtenir une rémission pendant la durée du traitement, voire au cours des mois ou des années qui suivent. La chirurgie conservatrice, invasive ou laparoscopique, qui vise à enlever ou à détruire les kystes, est recommandée dans certains cas ; elle peut permettre de supprimer les symptômes.

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MessageSujet: Re: LES ÉROTOMANES    Dim 15 Avr - 18:11

Chirurgie et rechute
La dernière solution paraissait être la plus adaptée à mon cas. Mais après l’opération le médecin m’a prévenue que tous mes problèmes n’allaient pas disparaître. Il a dit que j’aurais besoin d’optimisme et de patience pour vivre aussi normalement que possible malgré les rechutes éventuelles, et il m’a assuré que je pouvais lui demander de l’aide n’importe quand.
Il m’a recommandé de passer une échographie des ovaires tous les trois mois et de prendre des médicaments de temps en temps, en fonction de mon état. Il m’a aussi conseillé de commencer tout de suite à prendre des antigonadotropes, des médicaments qui inhibent la libération des hormones stimulant les ovaires et qui déclenchent ainsi une pseudo-ménopause. Le traitement dure au maximum six mois, car il peut provoquer une baisse de la densité osseuse et d’autres changements liés à la ménopause.
Environ un mois et demi après la fin du traitement, j’ai de nouveau ressenti de violentes douleurs. J’avais lu des statistiques sur les rechutes et je m’étais préparée mentalement, mais je ne pensais pas que cela viendrait aussi vite. Une échographie a révélé que j’avais un gros kyste sur l’ovaire gauche. J’ai pris pendant une semaine les médicaments prescrits, et la douleur s’est calmée. Au bout de quelques mois, le kyste avait disparu. Mais un an plus tard un autre kyste est apparu. Je sais que tout le reste de ma vie je devrai rester vigilante et être suivie par un médecin.
Comme l’endométriose est une maladie hormonale et immunitaire, il y a d’autres facteurs, en dehors des médicaments, qui aident mon organisme à trouver son équilibre. J’ai dû changer mes habitudes alimentaires : je mange plus de légumes frais et de fruits, et je consomme moins de caféine. Je prends le temps de faire de l’exercice et de me reposer davantage. Tout cela m’a aidée à limiter les effets secondaires des médicaments et à devenir plus résistante.
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Communiquez !
  La maladie et la douleur peuvent générer des tensions dans n’importe quelles relations humaines. Toutefois, ce sont aussi des occasions d’affermir ces relations. Quand la maladie s’éternise, le comportement de la femme change parfois sensiblement. Cela peut être difficile à vivre pour les autres membres de la famille, en particulier pour le mari. Plutôt que de renoncer, les conjoints devraient s’efforcer de mieux communiquer, d’être lents à accuser et prompts à pardonner.
  Une femme qui souffre d’endométriose devrait se rappeler que son mari n’a pas la moindre expérience du cycle menstruel et qu’il risque d’être désorienté par sa maladie. Néanmoins, une bonne connaissance du problème peut aider un homme à faire preuve d’une grande compréhension. Voici quelques suggestions :
▪️ Votre mari ne lit pas dans vos pensées ; dites-lui où vous avez mal et quel genre de douleur vous ressentez.
▪️ Choisissez un médecin disposé à vous informer, votre mari et vous, sur l’endométriose et à vous consacrer le temps nécessaire.
▪️ Parlez à votre mari des changements que vous ressentez — y compris des changements positifs !
▪️ Demandez-lui de lire de la documentation sur la maladie.


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MessageSujet: Re: LES ÉROTOMANES    Dim 15 Avr - 18:14

Qu’est-ce que l’endométriose ?
 L’endométriose doit son nom à l’endomètre, la muqueuse (couche de cellules) qui tapisse la paroi de l’utérus. C’est une affection caractérisée par la présence de fragments d’endomètre en dehors de la cavité utérine, par exemple dans les ovaires, la vessie ou les intestins, voire dans toute la région pelvienne.
 Bien qu’elle implique une croissance anormale de tissus, l’endométriose n’est pas cancéreuse. Ce ne sont pas les tissus eux-mêmes qui sont anormaux, mais leur présence en dehors de l’utérus. Chez la femme enceinte, la muqueuse utérine contribue au développement du fœtus. En l’absence de grossesse, elle est évacuée lors des règles.
 En revanche, les fragments d’endomètre situés en dehors de l’utérus ne peuvent pas être évacués. Il en résulte des hémorragies internes, la dégénérescence du sang et des tissus libérés par ces kystes, et la formation de tissus cicatriciels. D’autres complications peuvent survenir en fonction de la localisation des fragments : formation d’adhérences, saignements intestinaux, occlusions intestinales, troubles de la vessie et rupture des kystes (ce qui peut propager l’affection). Dans certains cas, les symptômes s’aggravent avec le temps, mais dans d’autres on observe un cycle de rémissions et de rechutes.

Code:
Endomètre (muqueuse utérine)
Tous les mois, les fragments d’endomètre se rompent et se mettent à saigner, mais ne peuvent pas être évacués.
Adhérences sur les ovaires
Fragments d’endomètre
Fragments d’endomètre
“ UN PROBLÈME DE FEMMES UN PEU ÉTRANGE ” ?
 Pour en savoir plus sur les conséquences mentales et affectives de la maladie, Réveillez-vous ! a interrogé Mary Lou Ballweg, présidente de l’Association endométriose, dont le siège se trouve à Milwaukee (Wisconsin), aux États-Unis. Voici quelques extraits de l’interview.
Q. : Quelles sont les conséquences affectives de l’endométriose ?
R.
 : Cela dépend beaucoup des symptômes de la maladie à un moment donné. Pour les adolescentes, cela peut être très perturbant. Les filles ne comprennent pas vraiment ce qui se passe, en particulier parce que la maladie n’a généralement pas été diagnostiquée, mais aussi parce qu’elles sont très sensibles à ces questions. Elles ne veulent pas en parler à leurs parents ni à personne d’autre. Elles finissent par croire qu’elles sont moins résistantes ou moins bonnes que les autres. Souvent, elles ont du mal à suivre à l’école et leurs relations avec les autres sont plus difficiles. Nous savons que beaucoup de filles quittent l’école à cause de cela. Toutes les semaines, on nous signale au moins un cas d’échec scolaire dû à des problèmes de santé importants liés à l’endométriose.
Q. : Et les femmes mariées ou âgées ?
R. : La douleur peut avoir de graves répercussions sur la vie de couple, en particulier si la maladie n’est pas diagnostiquée. Une fois le diagnostic établi, le mari et la femme peuvent coopérer parce qu’ils savent où est le problème. Normalement, il est possible de contrebalancer les effets de la maladie. Mais lorsqu’il n’y a pas de diagnostic convenable, c’est une véritable catastrophe. Dans notre équipe, nous avons une femme qui s’est entendu dire par son médecin, devant son mari, que tous les symptômes étaient dans sa tête. Son mari a cru le médecin et a divorcé. Ce manque de compréhension est une difficulté majeure. Si vous rentrez chez vous et annoncez aux membres de votre famille que vous avez une maladie grave, mettons la sclérose en plaques, vous trouverez probablement de la compassion et du soutien. Mais si vous leur parlez d’endométriose, ils se demanderont ce que vous racontez. Pour eux, c’est un problème de femmes un peu étrange dont personne n’a envie de parler. Vous risquez de ne recevoir aucun soutien.

Q. : Quand une femme souffre d’endométriose, quel soutien son mari, ses enfants et ses parents peuvent-ils lui apporter ?
R
. : Je pense qu’ils doivent avant tout lui faire confiance, croire que ce qui lui arrive est bien réel. Ensuite, ils doivent proposer le soutien qu’ils lui apporteraient si elle avait n’importe quelle autre maladie. Cela signifie en particulier réunir le plus d’informations possible sur cette maladie, ce qui permet de comprendre ses effets et aussi les effets secondaires de certains médicaments. Je pense que dans le monde entier nos sociétés ont créé un tabou : il est gênant de parler de biologie féminine. C’est vraiment dommage. Le grand défi, c’est de changer la manière dont les gens se représentent le fait d’être une femme.
Mary Lou Ballweg
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