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 MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE

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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Jeu 5 Avr 2018 - 20:07



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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Jeu 5 Avr 2018 - 20:10


Hypertension• Savez-vous mesurer votre tension ?

Les autotensiomètres permettent la mesure de la pression artérielle au domicile. Si cette automesure vous a été recommandée par le médecin pour le diagnostic et la surveillance de l’hypertension artérielle, voici comment bien utiliser l’appareil et réaliser des mesures fiables

Quand mesurer sa pression artérielle ?

Il est préconisé de la mesurer à heures régulières, pendant 3 jours minimum, voire 5 jours d'affilée si possible (sauf si autres indications du médecin) :
•les 3 à 5 jours précédant une consultation médicale ;
•le matin, entre le lever et le petit déjeuner et avant la prise de médicaments, trois fois de suite à 1 ou 2 min d‘intervalle ;
•le soir, entre le dîner et le coucher, trois fois de suite à 1 ou 2 min d’intervalle.



Se préparer
•Lire le mode d’emploi.
•S'installer dans un endroit calme en position assise, après 5 min de repos. Ôter sa montre et tout vêtement serrant le bras.
•Éviter la caféine, la nicotine, les exercices physiques intenses, le stress ou les émotions fortes avant la prise de mesure.
•À la première utilisation de l‘appareil, prendre la mesure aux deux bras. En cas de différence importante des résultats, réaliser les mesures, par la suite, sur le bras où les valeurs sont les plus hautes. Si les résultats ne sont pas différents et pour des raisons pratiques, mettre l‘appareil au bras gauche pour les droitiers et inversement.



Prendre la mesure
•Poser l’appareil sur la table.
•Positionner le brassard un peu au-dessus du pli du coude, à hauteur du coeur (au niveau de la poitrine, à hauteur du sein). L'ajuster en le serrant légèrement. Attention, ne pas le serrer suffisamment est une erreur fréquente. Le tuyau est dirigé vers la paume de la main.
•Poser l'avant-bras sur la table, le coude légèrement plié, paume de la main vers le haut, sans serrer le poing.
•Actionner la mesure.
•Rester détendu, sans parler ni bouger, pendant la prise de mesure (gonflage et dégonflage
Noter le résultat

Les résultats des mesures sont enregistrés par le tensiomètre ou notés avec précision (jours et heures) afin d'être remis au médecin. Ne pas modifier son traitement sans en parler à son médecin.




Avec un autotensiomètre de poignet
•Si vous devez vous équiper d'un appareil, évitez les autotensiomètres de poignet qui sont à l'origine de nombreuses erreurs de positionnement, les rendant moins fiables.
•Si vous en avez déjà un, attention à votre posture. Positionnez l'appareil avec l'écran côté paume de la main, la main ouverte et détendue. Mettez l'appareil à hauteur du coeur. Posez la main portant le tensiomètre sur l'épaule opposée. Actionnez la mesure.

→ Test Que Choisir : Comparatif Tensiomètres

Denise Lombardi

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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Jeu 5 Avr 2018 - 20:11


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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Jeu 5 Avr 2018 - 20:12


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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Jeu 5 Avr 2018 - 20:13


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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Jeu 5 Avr 2018 - 20:14


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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Jeu 5 Avr 2018 - 20:15


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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Jeu 5 Avr 2018 - 20:15


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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Ven 25 Mai 2018 - 20:01

Actualité
Maladie de Lyme Comment éviter les piqûres de tique
Maladie de Lyme Comment éviter les piqûres de tique
Publié le : 17/05/2018


Le printemps et l’automne sont les deux moments de l’année où le risque d’être piqué par une tique est le plus grand. Or les tiques sont le vecteur, en France, de la maladie de Lyme. Inutile de vous priver de sorties en nature, des précautions simples, rappelées par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), limiteront les contacts avec la redoutable bestiole.


Attention, c’est la saison des tiques ! Pluie et chaleur combinées favorisent actuellement un pic de prolifération de ces parasites sur l’ensemble du territoire. Surtout en forêt et à la campagne, mais les jardins publics et privés en milieu urbain n’en sont plus exempts. Or les tiques véhiculent de nombreux agents pathogènes et notamment, en France, la redoutable maladie de Lyme. Des précautions s’imposent donc pour éviter d’être piqué. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) vient de rappeler les principales.

Bien se protéger des tiques

   Les répulsifs contre les moustiques constituent une bonne option, car ils sont également actifs sur les tiques, et ce pendant plusieurs heures. Un prochain test de Que Choisir désignera les plus efficaces et les moins nocifs pour toute la famille.


   Des chaussures fermées et des vêtements couvrants, resserrés aux poignets et aux chevilles (des guêtres font l’affaire, de même que les chaussettes passées par-dessus le bas de pantalon), sont également recommandés, même si difficiles à supporter quand il fait chaud. Une couleur claire permettra de mieux repérer une tique à la recherche d’un point d’entrée.


   En promenade, l’idéal est de rester sur les chemins entretenus, et d’éviter les herbes hautes : c’est là que la tique attend sa proie, à un mètre du sol en général. Un simple frottement, et la voilà posée sur un mollet ou un avant-bras. Elle entame alors une ascension vers un endroit chaud et humide du corps, et s’accroche là où la peau est la plus fine pour commencer son repas de sang.


   C’est pourquoi, au retour d’une sortie, il faut soigneusement s’inspecter le corps, en n’oubliant pas l’arrière des genoux, les parties génitales, l’arrière des oreilles, les cheveux, ou les aisselles.

Que faire en cas de piqûre de tique ?

Si vous trouvez une tique installée, pas de panique.

   Ne l’arrachez surtout pas sauvagement, ne l’enlevez pas avec de l’éther. L’idéal est d’utiliser une pince à épiler ou, mieux encore, un tire-tique, pour l’enlever doucement et en totalité. Elle n’opposera aucune résistance.

visu-tire-tique

   Une fois hors de danger, vous pouvez penser à aider la science : en utilisant l’application gratuite « Signalement Tique » de l’Institut national de recherche agronomique (Inra), vous contribuerez à faire avancer les connaissances sur la localisation des tiques en France, et sur leur statut par rapport à la maladie de Lyme. La procédure implique d’expédier l’animal mort par La Poste, ne vous débarrassez donc pas rageusement de son corps sans vie.

Ai-je attrapé la maladie de Lyme ?

   Enlevée quelques heures après s’être accrochée, une tique ne transmet normalement pas la maladie de Lyme.

   Mais si quelques jours à quelques semaines après son retrait, une marque rouge en forme de cible apparaît et s’étend à l’endroit de la piqûre, consultez impérativement un médecin, qui vous prescrira une cure d’antibiotiques.

erytheme-maladie-lyme_0

   Même en l’absence de cette marque rouge, une piqûre de tique impose une consultation si elle concerne une femme enceinte, un enfant de moins de 8 ans, une personne immunodéprimée, ou si la tique a déjà grossi, car cela signifie qu’elle est en place depuis plusieurs jours.

Anne-Sophie Stamane

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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Ven 25 Mai 2018 - 20:14

Santé N’ayez plus peur des anesthésies
Santé N’ayez plus peur des anesthésies
Publié le : 17/05/2018

L’anesthésie est un acte redouté mais généralement pour de fausses raisons. La peur de ne pas se réveiller, assez courante, n’est pas justifiée, car le taux de décès reste extrêmement faible : de l’ordre de 1 pour 145 000 anesthésies. La crainte de faire une grave réaction allergique et de tomber dans le coma est, elle aussi, très vive. Ce risque existe, mais il est soigneusement contrôlé et généralement parfaitement maîtrisé. Le nombre de complications a été divisé par dix ces dernières années. En fait, les principaux problèmes engendrés parfois par une anesthésie sont rarement évoqués. Ils ne surviennent pas pendant l’acte chirurgical mais au réveil ou les jours suivants. La plupart sont désagréables mais bénins, d’autres présentent plus d’inconvénients. Quelles précautions peut prendre le patient pour éviter ces risques au maximum ?

Plus de onze millions d’actes anesthésiques sont réalisés chaque année en France, soit plus de trois fois plus qu’au début des années 1980. Plus de la moitié des personnes âgées de 65 ans auront au moins une opération sous anesthésie au cours du restant de leur vie. Chez les plus de 75 ans, le risque de subir une anesthésie dans l’année concerne presque une personne sur trois. Cet acte médical angoisse. Pourtant, sa procédure est une des plus codifiées et une des mieux contrôlées. Les complications graves de l’anesthésie sont extrêmement rares. L’amélioration de la sécurité anesthésique est due aux avancées technologiques et pharmacologiques, au passage systématique dans la salle de réveil où les paramètres vitaux (pouls, tension artérielle, saturation en oxygène, fréquence respiratoire) sont étroitement surveillés et à l’obligation de réaliser une consultation d’anesthésie avant l’opération.
La consultation d’anesthésie

Cette consultation, maillon essentiel de la sécurité anesthésique, est une obligation réglementaire. Elle est faite par un médecin anesthésiste-réanimateur au moins 48 heures avant l’intervention programmée, le plus souvent dans l’établissement où celle-ci aura lieu.
Elle répond à des objectifs précis

Faire le bilan des antécédents médicaux personnels et familiaux, des traitements médicamenteux en cours, des réactions allergiques et des problèmes rencontrés lors des anesthésies précédentes.
Vérifier l’accès aux voies aériennes supérieures pour évaluer les difficultés à placer une sonde d’intubation, définir la prise en charge de la douleur postopératoire, parler de la prévention et de la gestion de certaines complications, évaluer le risque de bris dentaire (souvent oublié).
Évoquer la stratégie transfusionnelle. En cas de perte sanguine importante, deux types de transfusion sont possibles : transfusion à partir d’un donneur ou transfusion autologue (réinjection du sang du patient prélevé soit dans les semaines qui précèdent l’intervention, soit récupéré pendant l’intervention et filtré).
Présenter les avantages et les risques des techniques anesthésiques possibles en fonction de l’état de santé de la personne et de ses problèmes médicaux. Un dialogue doit s’établir au terme duquel émergera une prise de décision sur le type d’anesthésie.
Informer sur les problèmes postopératoires.
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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Ven 25 Mai 2018 - 20:15

Elle est très structurée

L’anesthésiste suit une véritable check-list. Afin de choisir la meilleure solution, il évalue à la fois le risque de l’intervention et celui lié au terrain (autres pathologies éventuelles). À la fin de la consultation, il sera en mesure d’établir l’équivalent d’un « plan de vol », définissant les solutions anesthésiques et analgésiques retenues, qu’il devra partager avec vous pour obtenir votre consentement. Il doit aussi préciser si l’anesthésie sera délivrée par lui ou par un autre médecin.

Si besoin, des examens complémentaires ou une modification des traitements habituels peuvent être demandés : arrêt de certains médicaments (voir encadré), etc.

Pour les patients dans des situations complexes ou ayant des pathologies associées importantes, plusieurs consultations peuvent être nécessaires pour préciser le risque opératoire et la stratégie anesthésique.

Les éléments recueillis au cours de la consultation sont consignés dans le dossier médical d’anesthésie afin que le médecin qui pratiquera l’anesthésie dispose de l’ensemble des informations utiles.
Pour une consultation précise et efficace
Apporter tous les documents concernant son état de santé

Le questionnaire d’anesthésie qui vous a été remis et que vous avez pris soin de remplir chez vous : antécédents médicaux familiaux, traitements passés et en cours, allergies, antécédents cardiaques ou respiratoires, etc. Renseigner précisément ce questionnaire est un élément important pour le bon déroulement de la consultation. Au besoin, faites-vous aider par votre médecin traitant.
Toutes les ordonnances ainsi que la liste des médicaments et des compléments alimentaires que vous prenez (avec la posologie et les horaires de prise). N’oubliez pas ceux pris sans prescription et les médicaments de phytothérapie. Toutes les substances y compris celles à base de plantes peuvent interférer avec les produits utilisés lors de l’anesthésie (voir encadré). Il est donc nécessaire de les arrêter avec un certain délai qui dépend de leur nature et de l’importance de l’intervention.
Les comptes rendus d’hospitalisation si vous avez déjà été hospitalisé.
Les résultats de laboratoire, radiographie, IRM, scanner, examens cardiaques, même ceux qui datent. L’intérêt d’un électrocardiogramme de référence est indiscutable chez la personne âgée ou ayant une cardiopathie.
Le nom de votre médecin traitant, de votre cardiologue ou des autres médecins qui vous suivent régulièrement.
Les rapports ou lettres de votre médecin et de votre chirurgien.

Donner le maximum d’indications

N’hésitez pas à vous faire accompagner par une personne de confiance surtout si l’intervention est une chirurgie lourde, si vous n’entendez pas bien ou si vous ne comprenez pas parfaitement le français.
Posez toutes les questions que vous jugez utiles sur l’anesthésie mais aussi sur l’acte, l’hospitalisation, les suites opératoires. Le mieux est d’en faire une liste écrite au préalable. C’est aussi le moment d’exprimer vos craintes si vous en avez.
Il est important d’indiquer à l’anesthésiste toutes réactions allergiques dont vous auriez pu souffrir par le passé. Pensez à celles liées aux antibiotiques, aux médicaments en vente libre, aux matériaux, au latex, à la nourriture (avocat, kiwi, banane, châtaigne, sarrasin, etc.), au risque d’allergie croisée au latex, aux pollens, etc.
Parlez des problèmes que vous auriez déjà eus lors d’anesthésies précédentes comme des nausées et des vomissements, des maux de gorge, des lésions dentaires, des difficultés d’intubation, etc.
Si des avis et des examens spécialisés sont souhaités, il arrive que l’intervention soit reportée afin d’obtenir les renseignements indispensables à la prise en charge.

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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Ven 25 Mai 2018 - 20:16

Les trois risques majeurs

Il est important de les connaître pour aider les anesthésistes à les éviter
L’inhalation pulmonaire

Pour éviter l’inhalation pulmonaire (le liquide digestif situé dans l’estomac ou le duodénum remonte dans l’œsophage et passe dans la trachée et les bronches), il est essentiel que l’estomac soit vide de tout contenu au moment de l’anesthésie. Les consignes de jeûne doivent être impérativement respectées : ne pas absorber d’aliments solides dans les six heures qui précèdent l’anesthésie, boire au maximum l’équivalent d’un verre standard (pas plus de 200 ml) de liquide clair légèrement sucré sans graisse ni pulpe (eau, café, thé sans lait, jus de pomme) jusqu’à deux heures avant l’anesthésie. Il est inutile de rester à jeun au-delà de ces délais en attendant une intervention programmée en fin de journée.

Bon à savoir. Si vous avez été opéré de l’estomac ou du duodénum, si vous souffrez d’une volumineuse hernie hiatale, si vous avez un reflux gastro-œsophagien invalidant et résistant à tous les traitements, ou encore si vous prenez des médicaments qui ralentissent la vidange de l’estomac, il faut le signaler au médecin anesthésiste qui choisira une stratégie d’endormissement particulière.
Le contrôle des voies aériennes

Les difficultés liées au contrôle des voies aériennes du fait de l’anatomie particulière de certaines personnes représentent toujours un facteur de complications. De nouveaux dispositifs biomédicaux comme les vidéolaryngoscopes et l’élaboration de recommandations par la société savante d’anesthésie-réanimation, qui limitent la place à l’improvisation, permettent de mieux les maîtriser.

Bon à savoir. Si, lors d’une anesthésie précédente, le médecin anesthésiste a éprouvé des difficultés au moment de la ventilation et de l’intubation, il doit vous l’avoir indiqué et vous devez le signaler impérativement pendant la consultation d’anesthésie.
L’allergie

Le risque persistant de l’anesthésie, c’est l’allergie. Un ou plusieurs hypnotiques et des gaz anesthésiques (qui endorment), des analgésiques (dérivés morphiniques qui traitent la douleur), un ou deux curares (qui paralysent les muscles), de plus en plus souvent des antibiotiques et, selon les cas, des anticoagulants et des antifibrinolytiques (qui aident à réduire le saignement), des produits dérivés du sang, des colorants, des produits de contraste iodés, sans oublier les antiseptiques, le matériel médico-chirurgical et le latex : tous ces produits utilisés lors d’une anesthésie générale peuvent être à l’origine d’un grave choc anaphylactique. Plus de la moitié de ceux-ci sont causés par les curares. Les anesthésistes sont donc particulièrement attentifs dans les minutes qui suivent l’administration de ces produits afin de réagir rapidement à la survenue de cette complication. La mortalité liée à l’allergie devient exceptionnelle.

Bon à savoir. Les personnes qui prennent des sirops antitussifs à base de pholcodine (Biocalyptol, Dimétane, Hexapneumine, etc.) et celles qui ont des réactions allergiques alimentaires (par exemple au kiwi) ont probablement une augmentation du risque de réaction allergique aux curares. Les patients exposés antérieurement à l’aprotinine, un anti­hémorragique (antécédents de chirurgie cardiaque, hépatique ou orthopédique lourde), peuvent avoir des réactions sévères lors de la réexposition.

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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Ven 25 Mai 2018 - 20:16

Les risques mineurs fréquents
Les nausées et les vomissements

Les nausées et les vomissements survenant après une anesthésie sont l’un des effets secondaires les plus fréquents. Ils touchent de 20 à 30 % des patients au réveil et près de la moitié les jours suivants. Les opiacés utilisés pour soulager la douleur sont souvent en cause. Les femmes, les personnes sujettes au mal des transports et celles en ayant déjà souffert lors d’une anesthésie précédente sont particulièrement touchées. Un médicament ou une combinaison de médicaments antiémétiques sont souvent donnés à titre préventif et, si besoin, en salle de réveil.

Bon à savoir. Une anesthésie locorégionale réduit considérablement le risque de souffrir de nausées et de vomissements durant les premières heures suivant la chirurgie.
Les maux de gorge

Les dispositifs placés dans les voies aériennes supérieures pour assurer la ventilation pendant l’anesthésie générale peuvent provoquer des maux de gorge ou un enrouement dans les heures ou les jours suivants. Jusqu’à 40 % des patients en souffrent. Les femmes, les personnes de moins de 50 ans et celles ayant une anesthésie générale d’une durée de plus de trois heures présentent le plus de risques.

Bon à savoir. Ce désagrément n’existe pas lors d’une anesthésie locorégionale. Si une anesthésie générale s’impose, le choix d’un tube plus petit évite les maux de gorge. Sinon, l’administration d’un ­anesthésique local (lidocaïne) directement dans la gorge pendant l’intervention chirurgicale est efficace pour prévenir ce mal de gorge postopératoire.
Les traumatismes dentaires

C’est la première cause de plainte en anesthésie auprès des compagnies d’assurance. Leur fréquence est estimée à 0,2 % environ, mais ce chiffre est probablement sous-estimé car de nombreuses plaintes ne font pas l’objet de réclamation. Il n’est pas rare que, lors de l’intubation, l’anesthésiste prenne appui sur les dents avec son laryngoscope, pouvant provoquer une fracture des dents, voire leur « extraction ». Deux facteurs de risque sont classiquement décrits : l’état de la denture et la présence d’une intubation difficile, c’est-à-dire quand l’anesthésiste éprouve des difficultés à insérer le tube dans la trachée. Les dents les plus fréquemment touchées sont les incisives supérieures. Le patient peut demander expressément que cette fragilité dentaire soit consignée dans le dossier d’anesthésie et que des mesures protectrices soient prescrites.

Bon à savoir. En cas de doute, demandez l’avis de votre chirurgien-dentiste sur l’état de fragilité de vos dents. Il peut vous confectionner des gouttières de protection. Il existe une nouvelle gamme de vidéolaryngoscopes qui permet de réduire les traumatismes dentaires. L’utilisation d’un masque laryngé pour contrôler les voies aériennes limite le risque de bris dentaire. Le choix de ces techniques doit être discuté en consultation d’anesthésie.
Les frissons

Après une anesthésie, environ 10 % des patients frissonnent. L’hypothermie induite par les agents de l’anesthésie en est la cause la plus fréquente, mais il y a d’autres causes possibles telles que la douleur, la fièvre et le stress. Cet effet semble plus fréquent chez les hommes et après des chirurgies longues. Les frissons sont rarement observés chez les patients âgés. Bien que tout soit mis en place pour réduire la chute de la température du corps, il est impossible de la prévenir complètement. Certains médicaments peuvent être utilisés pour prévenir et/ou traiter ces frissons postopératoires.
Un cas particulier

La « conscience accidentelle » pendant une anesthésie générale est un évènement rare (entre 1 à 2 cas pour 1 000), mais elle peut être extrêmement éprouvante pour les patients comme pour les médecins. La personne ne ressent aucune douleur, mais elle peut se souvenir de l’événement une fois réveillée. L’évaluation clinique de la profondeur de l’anesthésie est imprécise. De nombreux hôpitaux utilisent un équipement qui mesure les ondes cérébrales de manière à s’assurer du niveau de conscience du patient pendant l’intervention. Mais la fiabilité de cette technique de surveillance est remise en cause par de nombreux professionnels.
Des désagréments qui peuvent subsister après une intervention lourde

Perte de mémoire, confusion, perturbation de la conscience et du rythme veille-sommeil, difficulté à se concentrer, troubles du caractère (irritabilité, hypersensibilité, etc.) sont souvent observés dans les jours suivant une intervention chirurgicale lourde sous anesthésie générale. On estime que ces désagréments cognitifs touchent 26 % des opérés à sept jours et 10 % à trois mois. Ils affectent surtout les personnes de plus de 60 ans. Chez quelques rares personnes, ils peuvent durer plusieurs mois, voire plusieurs années.

Ce déclin cognitif postopératoire a longtemps été mis sur le compte des produits utilisés lors de l’anesthésie, mais différentes études ont montré qu’il existait aussi après une anesthésie locorégionale ! Ses causes restent largement méconnues. Un certain nombre de facteurs ont cependant été identifiés : l’âge élevé, une intervention chirurgicale lourde, une intoxication alcoolique chronique, un syndrome dépressif, un état neuropsychique antérieurement altéré, un traitement par des médicaments (anticholinergiques, benzodiazépines, morphiniques, etc.).

Bon à savoir. Il est recommandé de ne prendre aucune décision importante les jours qui suivent une anesthésie.

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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Ven 25 Mai 2018 - 20:17


Arrêter de fumer avant une intervention chirurgicale

Fumer juste avant une opération augmente le risque cardiovasculaire, peut provoquer des altérations aiguës de l’oxygénation des tissus, fausse les données de certains appareils et expose à un risque accru de complications chirurgicales dans les semaines suivantes. Le tabagisme chronique entraîne un défaut de cicatrisation des plaies (elles ne se ferment pas et s’infectent). Il rallonge également le temps de guérison après une fracture.
Les différentes anesthésies

L’anesthésie est un ensemble de techniques qui permet la réalisation d’un acte chirurgical, obstétrical ou médical (endoscopie, radiologie, etc.) en supprimant ou en atténuant la douleur pendant et après l’intervention.
L’anesthésie générale

C’est un état comparable au sommeil, dont la profondeur peut être ­adaptée, produit par l’injection de médicaments et/ou par la respiration de vapeurs anesthésiques. Sa particularité est la perte de conscience induite par des hypnotiques. Le cerveau est comme coupé du reste du corps. L’activité des différentes fonctions (ventilation, taux d’oxygène, rythme ­cardiaque, pression sanguine) est étroitement surveillée.

L’anesthésie locorégionale

Son principe est de bloquer les nerfs de la région concernée par l’intervention en injectant à leur proximité un produit anesthésique local. Ce sont des ­anesthésies qui concernent un seul membre (une jambe, un bras). La personne reste consciente mais ne ressent aucune douleur.
Il est possible de prolonger le contrôle de la douleur plusieurs jours après l’opération en injectant un anesthésique local par un dispositif (cathéter) placé à proximité des nerfs concernés.
La rachianesthésie et l’anesthésie péridurale sont deux formes particulières d’anesthésie locorégionale. Elles permettent d’effectuer des interventions localisées à la moitié inférieure du corps et de soulager les douleurs au cours d’une intervention ou d’un accouchement.
Une anesthésie générale est parfois associée à une anesthésie loco­régionale soit en raison de particularités anesthésiques recherchées, soit par nécessité en cas d’insuffisance ou d’échec de l’anesthésie locorégionale.

L’hypnosédation

L’hypnose médicale, souvent combinée à une sédation légère et à une anesthésie locale, fait désormais partie intégrante des techniques d’anesthésie. Elle est pratiquée dans de nombreux blocs opératoires par des médecins anesthésistes expérimentés et spécifiquement formés. Elle évite ou minimise considérablement les inconvénients et les effets secondaires de l’anesthésie générale. Les suites opératoires s’en trouvent facilitées, avec une récupération plus rapide, des douleurs moindres et une réduction des complications.
Pendant toute la durée de l’opération, l’anesthésiste-hypnothérapeute se tient à côté de la personne opérée, lui parle avec douceur et d’une voix calme afin d’activer l’état d’hypnose, de brancher la personne sur ses ressources intérieures et de l’aider à faire abstraction de l’environnement sonore et visuel. De son côté, le chirurgien devra s’adapter au fait que son patient est conscient : il accommodera son langage et ses gestes afin que ne soient émis ni mots ni sons anxiogènes.
Les précautions sont toujours prises pour qu’une anesthésie générale puisse être réalisée en toute sécurité si la situation l’exige.

Les risques propres aux anesthésies locorégionales

Une anesthésie loco­régionale s’avère parfois incomplète et nécessite un complément d’anes­thésie, voire une anesthésie générale. Cela justifie les mêmes consignes de jeûne que pour une anesthésie générale. Après une rachianes­thésie ou une anesthésie péridurale (qui concernent la moitié inférieure du corps), peuvent survenir une difficulté à uriner, des maux de tête et, dans de très rares cas, une baisse passagère de l’audition ou un trouble de vision. Après une anesthésie du membre supérieur ou inférieur, un déficit prolongé de quelques jours à quelques mois et parfois de façon définitive a pu être observé dans environ 2 à 3 cas sur 10 000. Toutes les techniques d’anesthésie locorégionale peuvent donner lieu à des complications graves mais rares : paralysie et/ou insensibilité plus ou moins étendues, temporaires ou permanentes, convulsions, blessure d’un organe proche, accident cardiovasculaire.
Médicaments ou plantes, même prudence

Une anesthésie, aussi simple soit-elle, peut comprendre l’administration de plus de dix substances. La probabilité qu’une inter­action médicamenteuse se produise avec les médicaments que vous prenez existe. Mais le choix est difficile, car l’arrêt d’un traitement chronique entraîne une possible exacerbation de la maladie pour laquelle il est indiqué.

De nombreux experts se sont penchés sur la question et ont référencé des recommandations substance par substance. Ces informations sont disponibles sur le site de la Société française d’anesthésie et de réanimation (sfar.org, rubrique « Référentiels », puis « évaluation préanesthésique »).

Les médicaments ou les compléments alimentaires à base de plantes sont aussi concernés. Dans les situations où il est impossible de connaître précisément les compositions des extraits de plantes consommés, la prudence impose d’interrompre la phytothérapie une dizaine de jours avant une anesthésie.

Bon à savoir. L’ail (pris en grande quantité), le ginkgo biloba, le gingembre, l’aloe vera, l’éphédra et le ginseng sont connus pour agir sur la fluidité du sang. Lorsque la chirurgie est à risque d’hémorragie importante, il est conseillé d’arrêter leur consommation plusieurs jours avant l’intervention. La valériane, l’échinacée, le kava et le millepertuis peuvent aussi interagir avec les agents anesthésiants.

Emmanuelle Billon-Bernheim

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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Dim 27 Mai 2018 - 22:09


Qui n’a jamais eu de remontées liquides ou alimentaires après un repas copieux ? Ces régurgitations du contenu de l’estomac dans l’œsophage et même dans la bouche sont très courantes et considérées comme normales quand elles surviennent d’une façon occasionnelle après un repas. La sensation est désagréable, souvent douloureuse, mais généralement sans gravité. Lorsque ces symptômes apparaissent fréquemment, parfois tous les jours et de façon prolongée, ils sont considérés comme pathologiques : il s’agit d’un reflux gastro-œsophagien, appelé RGO. Presque un Français sur dix s’en plaint quotidiennement. C’est un motif de consultation très courant chez le médecin généraliste et le gastroentérologue. Cette affection peut entraîner une succession de microréveils la nuit et perturber la qualité du sommeil induisant une fatigue et une somnolence dans la journée.



Les signes caractéristiques

Ça brûle !

Le symptôme le plus fréquent du RGO se manifeste par une sensation de gêne ou de brûlure qui part du creux de l’estomac et remonte derrière le sternum vers la bouche, irradiant même parfois vers les flancs, la base du cou, la mâchoire ou la gorge, voire le dos. Appelé pyrosis par les médecins ou, plus couramment, brûlures d’estomac, ce symptôme est associé à une douleur variable de légère à intense. Il survient généralement après un repas, notamment quand celui-ci était gras, épicé ou alcoolisé. Il est aggravé par la position allongée, penchée en avant ou lors de certains exercices physiques.

Ça remonte !

L’autre symptôme caractéristique d’un RGO se traduit par des remontées du contenu de l’estomac dans l’œsophage jusque dans la bouche parfois, sans nausées ou efforts de vomissement. Ces régurgi­tations sont composées d’un mélange de sécrétions produites par tout le tube digestif haut : sécrétions buccales (salive), gastriques (acide chlorhydrique, pepsine), hépatiques (acides biliaires) et pancréatiques (trypsine, lipase). Elles sont plus sévères lorsque la personne se penche en avant et la nuit. Elles peuvent entraîner un goût très désagréable et prolongé dans la bouche qui résiste au bain de bouche. Isolées ou associées au pyrosis, elles sont présentes dans environ 60 % des cas de RGO.



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