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 MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE

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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Jeu 5 Avr - 20:14


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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Jeu 5 Avr - 20:15


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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Jeu 5 Avr - 20:15


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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Ven 25 Mai - 20:01

Actualité
Maladie de Lyme Comment éviter les piqûres de tique
Maladie de Lyme Comment éviter les piqûres de tique
Publié le : 17/05/2018


Le printemps et l’automne sont les deux moments de l’année où le risque d’être piqué par une tique est le plus grand. Or les tiques sont le vecteur, en France, de la maladie de Lyme. Inutile de vous priver de sorties en nature, des précautions simples, rappelées par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), limiteront les contacts avec la redoutable bestiole.


Attention, c’est la saison des tiques ! Pluie et chaleur combinées favorisent actuellement un pic de prolifération de ces parasites sur l’ensemble du territoire. Surtout en forêt et à la campagne, mais les jardins publics et privés en milieu urbain n’en sont plus exempts. Or les tiques véhiculent de nombreux agents pathogènes et notamment, en France, la redoutable maladie de Lyme. Des précautions s’imposent donc pour éviter d’être piqué. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) vient de rappeler les principales.

Bien se protéger des tiques

   Les répulsifs contre les moustiques constituent une bonne option, car ils sont également actifs sur les tiques, et ce pendant plusieurs heures. Un prochain test de Que Choisir désignera les plus efficaces et les moins nocifs pour toute la famille.


   Des chaussures fermées et des vêtements couvrants, resserrés aux poignets et aux chevilles (des guêtres font l’affaire, de même que les chaussettes passées par-dessus le bas de pantalon), sont également recommandés, même si difficiles à supporter quand il fait chaud. Une couleur claire permettra de mieux repérer une tique à la recherche d’un point d’entrée.


   En promenade, l’idéal est de rester sur les chemins entretenus, et d’éviter les herbes hautes : c’est là que la tique attend sa proie, à un mètre du sol en général. Un simple frottement, et la voilà posée sur un mollet ou un avant-bras. Elle entame alors une ascension vers un endroit chaud et humide du corps, et s’accroche là où la peau est la plus fine pour commencer son repas de sang.


   C’est pourquoi, au retour d’une sortie, il faut soigneusement s’inspecter le corps, en n’oubliant pas l’arrière des genoux, les parties génitales, l’arrière des oreilles, les cheveux, ou les aisselles.

Que faire en cas de piqûre de tique ?

Si vous trouvez une tique installée, pas de panique.

   Ne l’arrachez surtout pas sauvagement, ne l’enlevez pas avec de l’éther. L’idéal est d’utiliser une pince à épiler ou, mieux encore, un tire-tique, pour l’enlever doucement et en totalité. Elle n’opposera aucune résistance.

visu-tire-tique

   Une fois hors de danger, vous pouvez penser à aider la science : en utilisant l’application gratuite « Signalement Tique » de l’Institut national de recherche agronomique (Inra), vous contribuerez à faire avancer les connaissances sur la localisation des tiques en France, et sur leur statut par rapport à la maladie de Lyme. La procédure implique d’expédier l’animal mort par La Poste, ne vous débarrassez donc pas rageusement de son corps sans vie.

Ai-je attrapé la maladie de Lyme ?

   Enlevée quelques heures après s’être accrochée, une tique ne transmet normalement pas la maladie de Lyme.

   Mais si quelques jours à quelques semaines après son retrait, une marque rouge en forme de cible apparaît et s’étend à l’endroit de la piqûre, consultez impérativement un médecin, qui vous prescrira une cure d’antibiotiques.

erytheme-maladie-lyme_0

   Même en l’absence de cette marque rouge, une piqûre de tique impose une consultation si elle concerne une femme enceinte, un enfant de moins de 8 ans, une personne immunodéprimée, ou si la tique a déjà grossi, car cela signifie qu’elle est en place depuis plusieurs jours.

Anne-Sophie Stamane

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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Ven 25 Mai - 20:14

Santé N’ayez plus peur des anesthésies
Santé N’ayez plus peur des anesthésies
Publié le : 17/05/2018

L’anesthésie est un acte redouté mais généralement pour de fausses raisons. La peur de ne pas se réveiller, assez courante, n’est pas justifiée, car le taux de décès reste extrêmement faible : de l’ordre de 1 pour 145 000 anesthésies. La crainte de faire une grave réaction allergique et de tomber dans le coma est, elle aussi, très vive. Ce risque existe, mais il est soigneusement contrôlé et généralement parfaitement maîtrisé. Le nombre de complications a été divisé par dix ces dernières années. En fait, les principaux problèmes engendrés parfois par une anesthésie sont rarement évoqués. Ils ne surviennent pas pendant l’acte chirurgical mais au réveil ou les jours suivants. La plupart sont désagréables mais bénins, d’autres présentent plus d’inconvénients. Quelles précautions peut prendre le patient pour éviter ces risques au maximum ?

Plus de onze millions d’actes anesthésiques sont réalisés chaque année en France, soit plus de trois fois plus qu’au début des années 1980. Plus de la moitié des personnes âgées de 65 ans auront au moins une opération sous anesthésie au cours du restant de leur vie. Chez les plus de 75 ans, le risque de subir une anesthésie dans l’année concerne presque une personne sur trois. Cet acte médical angoisse. Pourtant, sa procédure est une des plus codifiées et une des mieux contrôlées. Les complications graves de l’anesthésie sont extrêmement rares. L’amélioration de la sécurité anesthésique est due aux avancées technologiques et pharmacologiques, au passage systématique dans la salle de réveil où les paramètres vitaux (pouls, tension artérielle, saturation en oxygène, fréquence respiratoire) sont étroitement surveillés et à l’obligation de réaliser une consultation d’anesthésie avant l’opération.
La consultation d’anesthésie

Cette consultation, maillon essentiel de la sécurité anesthésique, est une obligation réglementaire. Elle est faite par un médecin anesthésiste-réanimateur au moins 48 heures avant l’intervention programmée, le plus souvent dans l’établissement où celle-ci aura lieu.
Elle répond à des objectifs précis

Faire le bilan des antécédents médicaux personnels et familiaux, des traitements médicamenteux en cours, des réactions allergiques et des problèmes rencontrés lors des anesthésies précédentes.
Vérifier l’accès aux voies aériennes supérieures pour évaluer les difficultés à placer une sonde d’intubation, définir la prise en charge de la douleur postopératoire, parler de la prévention et de la gestion de certaines complications, évaluer le risque de bris dentaire (souvent oublié).
Évoquer la stratégie transfusionnelle. En cas de perte sanguine importante, deux types de transfusion sont possibles : transfusion à partir d’un donneur ou transfusion autologue (réinjection du sang du patient prélevé soit dans les semaines qui précèdent l’intervention, soit récupéré pendant l’intervention et filtré).
Présenter les avantages et les risques des techniques anesthésiques possibles en fonction de l’état de santé de la personne et de ses problèmes médicaux. Un dialogue doit s’établir au terme duquel émergera une prise de décision sur le type d’anesthésie.
Informer sur les problèmes postopératoires.
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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Ven 25 Mai - 20:15

Elle est très structurée

L’anesthésiste suit une véritable check-list. Afin de choisir la meilleure solution, il évalue à la fois le risque de l’intervention et celui lié au terrain (autres pathologies éventuelles). À la fin de la consultation, il sera en mesure d’établir l’équivalent d’un « plan de vol », définissant les solutions anesthésiques et analgésiques retenues, qu’il devra partager avec vous pour obtenir votre consentement. Il doit aussi préciser si l’anesthésie sera délivrée par lui ou par un autre médecin.

Si besoin, des examens complémentaires ou une modification des traitements habituels peuvent être demandés : arrêt de certains médicaments (voir encadré), etc.

Pour les patients dans des situations complexes ou ayant des pathologies associées importantes, plusieurs consultations peuvent être nécessaires pour préciser le risque opératoire et la stratégie anesthésique.

Les éléments recueillis au cours de la consultation sont consignés dans le dossier médical d’anesthésie afin que le médecin qui pratiquera l’anesthésie dispose de l’ensemble des informations utiles.
Pour une consultation précise et efficace
Apporter tous les documents concernant son état de santé

Le questionnaire d’anesthésie qui vous a été remis et que vous avez pris soin de remplir chez vous : antécédents médicaux familiaux, traitements passés et en cours, allergies, antécédents cardiaques ou respiratoires, etc. Renseigner précisément ce questionnaire est un élément important pour le bon déroulement de la consultation. Au besoin, faites-vous aider par votre médecin traitant.
Toutes les ordonnances ainsi que la liste des médicaments et des compléments alimentaires que vous prenez (avec la posologie et les horaires de prise). N’oubliez pas ceux pris sans prescription et les médicaments de phytothérapie. Toutes les substances y compris celles à base de plantes peuvent interférer avec les produits utilisés lors de l’anesthésie (voir encadré). Il est donc nécessaire de les arrêter avec un certain délai qui dépend de leur nature et de l’importance de l’intervention.
Les comptes rendus d’hospitalisation si vous avez déjà été hospitalisé.
Les résultats de laboratoire, radiographie, IRM, scanner, examens cardiaques, même ceux qui datent. L’intérêt d’un électrocardiogramme de référence est indiscutable chez la personne âgée ou ayant une cardiopathie.
Le nom de votre médecin traitant, de votre cardiologue ou des autres médecins qui vous suivent régulièrement.
Les rapports ou lettres de votre médecin et de votre chirurgien.

Donner le maximum d’indications

N’hésitez pas à vous faire accompagner par une personne de confiance surtout si l’intervention est une chirurgie lourde, si vous n’entendez pas bien ou si vous ne comprenez pas parfaitement le français.
Posez toutes les questions que vous jugez utiles sur l’anesthésie mais aussi sur l’acte, l’hospitalisation, les suites opératoires. Le mieux est d’en faire une liste écrite au préalable. C’est aussi le moment d’exprimer vos craintes si vous en avez.
Il est important d’indiquer à l’anesthésiste toutes réactions allergiques dont vous auriez pu souffrir par le passé. Pensez à celles liées aux antibiotiques, aux médicaments en vente libre, aux matériaux, au latex, à la nourriture (avocat, kiwi, banane, châtaigne, sarrasin, etc.), au risque d’allergie croisée au latex, aux pollens, etc.
Parlez des problèmes que vous auriez déjà eus lors d’anesthésies précédentes comme des nausées et des vomissements, des maux de gorge, des lésions dentaires, des difficultés d’intubation, etc.
Si des avis et des examens spécialisés sont souhaités, il arrive que l’intervention soit reportée afin d’obtenir les renseignements indispensables à la prise en charge.

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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Ven 25 Mai - 20:16

Les trois risques majeurs

Il est important de les connaître pour aider les anesthésistes à les éviter
L’inhalation pulmonaire

Pour éviter l’inhalation pulmonaire (le liquide digestif situé dans l’estomac ou le duodénum remonte dans l’œsophage et passe dans la trachée et les bronches), il est essentiel que l’estomac soit vide de tout contenu au moment de l’anesthésie. Les consignes de jeûne doivent être impérativement respectées : ne pas absorber d’aliments solides dans les six heures qui précèdent l’anesthésie, boire au maximum l’équivalent d’un verre standard (pas plus de 200 ml) de liquide clair légèrement sucré sans graisse ni pulpe (eau, café, thé sans lait, jus de pomme) jusqu’à deux heures avant l’anesthésie. Il est inutile de rester à jeun au-delà de ces délais en attendant une intervention programmée en fin de journée.

Bon à savoir. Si vous avez été opéré de l’estomac ou du duodénum, si vous souffrez d’une volumineuse hernie hiatale, si vous avez un reflux gastro-œsophagien invalidant et résistant à tous les traitements, ou encore si vous prenez des médicaments qui ralentissent la vidange de l’estomac, il faut le signaler au médecin anesthésiste qui choisira une stratégie d’endormissement particulière.
Le contrôle des voies aériennes

Les difficultés liées au contrôle des voies aériennes du fait de l’anatomie particulière de certaines personnes représentent toujours un facteur de complications. De nouveaux dispositifs biomédicaux comme les vidéolaryngoscopes et l’élaboration de recommandations par la société savante d’anesthésie-réanimation, qui limitent la place à l’improvisation, permettent de mieux les maîtriser.

Bon à savoir. Si, lors d’une anesthésie précédente, le médecin anesthésiste a éprouvé des difficultés au moment de la ventilation et de l’intubation, il doit vous l’avoir indiqué et vous devez le signaler impérativement pendant la consultation d’anesthésie.
L’allergie

Le risque persistant de l’anesthésie, c’est l’allergie. Un ou plusieurs hypnotiques et des gaz anesthésiques (qui endorment), des analgésiques (dérivés morphiniques qui traitent la douleur), un ou deux curares (qui paralysent les muscles), de plus en plus souvent des antibiotiques et, selon les cas, des anticoagulants et des antifibrinolytiques (qui aident à réduire le saignement), des produits dérivés du sang, des colorants, des produits de contraste iodés, sans oublier les antiseptiques, le matériel médico-chirurgical et le latex : tous ces produits utilisés lors d’une anesthésie générale peuvent être à l’origine d’un grave choc anaphylactique. Plus de la moitié de ceux-ci sont causés par les curares. Les anesthésistes sont donc particulièrement attentifs dans les minutes qui suivent l’administration de ces produits afin de réagir rapidement à la survenue de cette complication. La mortalité liée à l’allergie devient exceptionnelle.

Bon à savoir. Les personnes qui prennent des sirops antitussifs à base de pholcodine (Biocalyptol, Dimétane, Hexapneumine, etc.) et celles qui ont des réactions allergiques alimentaires (par exemple au kiwi) ont probablement une augmentation du risque de réaction allergique aux curares. Les patients exposés antérieurement à l’aprotinine, un anti­hémorragique (antécédents de chirurgie cardiaque, hépatique ou orthopédique lourde), peuvent avoir des réactions sévères lors de la réexposition.

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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Ven 25 Mai - 20:16

Les risques mineurs fréquents
Les nausées et les vomissements

Les nausées et les vomissements survenant après une anesthésie sont l’un des effets secondaires les plus fréquents. Ils touchent de 20 à 30 % des patients au réveil et près de la moitié les jours suivants. Les opiacés utilisés pour soulager la douleur sont souvent en cause. Les femmes, les personnes sujettes au mal des transports et celles en ayant déjà souffert lors d’une anesthésie précédente sont particulièrement touchées. Un médicament ou une combinaison de médicaments antiémétiques sont souvent donnés à titre préventif et, si besoin, en salle de réveil.

Bon à savoir. Une anesthésie locorégionale réduit considérablement le risque de souffrir de nausées et de vomissements durant les premières heures suivant la chirurgie.
Les maux de gorge

Les dispositifs placés dans les voies aériennes supérieures pour assurer la ventilation pendant l’anesthésie générale peuvent provoquer des maux de gorge ou un enrouement dans les heures ou les jours suivants. Jusqu’à 40 % des patients en souffrent. Les femmes, les personnes de moins de 50 ans et celles ayant une anesthésie générale d’une durée de plus de trois heures présentent le plus de risques.

Bon à savoir. Ce désagrément n’existe pas lors d’une anesthésie locorégionale. Si une anesthésie générale s’impose, le choix d’un tube plus petit évite les maux de gorge. Sinon, l’administration d’un ­anesthésique local (lidocaïne) directement dans la gorge pendant l’intervention chirurgicale est efficace pour prévenir ce mal de gorge postopératoire.
Les traumatismes dentaires

C’est la première cause de plainte en anesthésie auprès des compagnies d’assurance. Leur fréquence est estimée à 0,2 % environ, mais ce chiffre est probablement sous-estimé car de nombreuses plaintes ne font pas l’objet de réclamation. Il n’est pas rare que, lors de l’intubation, l’anesthésiste prenne appui sur les dents avec son laryngoscope, pouvant provoquer une fracture des dents, voire leur « extraction ». Deux facteurs de risque sont classiquement décrits : l’état de la denture et la présence d’une intubation difficile, c’est-à-dire quand l’anesthésiste éprouve des difficultés à insérer le tube dans la trachée. Les dents les plus fréquemment touchées sont les incisives supérieures. Le patient peut demander expressément que cette fragilité dentaire soit consignée dans le dossier d’anesthésie et que des mesures protectrices soient prescrites.

Bon à savoir. En cas de doute, demandez l’avis de votre chirurgien-dentiste sur l’état de fragilité de vos dents. Il peut vous confectionner des gouttières de protection. Il existe une nouvelle gamme de vidéolaryngoscopes qui permet de réduire les traumatismes dentaires. L’utilisation d’un masque laryngé pour contrôler les voies aériennes limite le risque de bris dentaire. Le choix de ces techniques doit être discuté en consultation d’anesthésie.
Les frissons

Après une anesthésie, environ 10 % des patients frissonnent. L’hypothermie induite par les agents de l’anesthésie en est la cause la plus fréquente, mais il y a d’autres causes possibles telles que la douleur, la fièvre et le stress. Cet effet semble plus fréquent chez les hommes et après des chirurgies longues. Les frissons sont rarement observés chez les patients âgés. Bien que tout soit mis en place pour réduire la chute de la température du corps, il est impossible de la prévenir complètement. Certains médicaments peuvent être utilisés pour prévenir et/ou traiter ces frissons postopératoires.
Un cas particulier

La « conscience accidentelle » pendant une anesthésie générale est un évènement rare (entre 1 à 2 cas pour 1 000), mais elle peut être extrêmement éprouvante pour les patients comme pour les médecins. La personne ne ressent aucune douleur, mais elle peut se souvenir de l’événement une fois réveillée. L’évaluation clinique de la profondeur de l’anesthésie est imprécise. De nombreux hôpitaux utilisent un équipement qui mesure les ondes cérébrales de manière à s’assurer du niveau de conscience du patient pendant l’intervention. Mais la fiabilité de cette technique de surveillance est remise en cause par de nombreux professionnels.
Des désagréments qui peuvent subsister après une intervention lourde

Perte de mémoire, confusion, perturbation de la conscience et du rythme veille-sommeil, difficulté à se concentrer, troubles du caractère (irritabilité, hypersensibilité, etc.) sont souvent observés dans les jours suivant une intervention chirurgicale lourde sous anesthésie générale. On estime que ces désagréments cognitifs touchent 26 % des opérés à sept jours et 10 % à trois mois. Ils affectent surtout les personnes de plus de 60 ans. Chez quelques rares personnes, ils peuvent durer plusieurs mois, voire plusieurs années.

Ce déclin cognitif postopératoire a longtemps été mis sur le compte des produits utilisés lors de l’anesthésie, mais différentes études ont montré qu’il existait aussi après une anesthésie locorégionale ! Ses causes restent largement méconnues. Un certain nombre de facteurs ont cependant été identifiés : l’âge élevé, une intervention chirurgicale lourde, une intoxication alcoolique chronique, un syndrome dépressif, un état neuropsychique antérieurement altéré, un traitement par des médicaments (anticholinergiques, benzodiazépines, morphiniques, etc.).

Bon à savoir. Il est recommandé de ne prendre aucune décision importante les jours qui suivent une anesthésie.

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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Ven 25 Mai - 20:17


Arrêter de fumer avant une intervention chirurgicale

Fumer juste avant une opération augmente le risque cardiovasculaire, peut provoquer des altérations aiguës de l’oxygénation des tissus, fausse les données de certains appareils et expose à un risque accru de complications chirurgicales dans les semaines suivantes. Le tabagisme chronique entraîne un défaut de cicatrisation des plaies (elles ne se ferment pas et s’infectent). Il rallonge également le temps de guérison après une fracture.
Les différentes anesthésies

L’anesthésie est un ensemble de techniques qui permet la réalisation d’un acte chirurgical, obstétrical ou médical (endoscopie, radiologie, etc.) en supprimant ou en atténuant la douleur pendant et après l’intervention.
L’anesthésie générale

C’est un état comparable au sommeil, dont la profondeur peut être ­adaptée, produit par l’injection de médicaments et/ou par la respiration de vapeurs anesthésiques. Sa particularité est la perte de conscience induite par des hypnotiques. Le cerveau est comme coupé du reste du corps. L’activité des différentes fonctions (ventilation, taux d’oxygène, rythme ­cardiaque, pression sanguine) est étroitement surveillée.

L’anesthésie locorégionale

Son principe est de bloquer les nerfs de la région concernée par l’intervention en injectant à leur proximité un produit anesthésique local. Ce sont des ­anesthésies qui concernent un seul membre (une jambe, un bras). La personne reste consciente mais ne ressent aucune douleur.
Il est possible de prolonger le contrôle de la douleur plusieurs jours après l’opération en injectant un anesthésique local par un dispositif (cathéter) placé à proximité des nerfs concernés.
La rachianesthésie et l’anesthésie péridurale sont deux formes particulières d’anesthésie locorégionale. Elles permettent d’effectuer des interventions localisées à la moitié inférieure du corps et de soulager les douleurs au cours d’une intervention ou d’un accouchement.
Une anesthésie générale est parfois associée à une anesthésie loco­régionale soit en raison de particularités anesthésiques recherchées, soit par nécessité en cas d’insuffisance ou d’échec de l’anesthésie locorégionale.

L’hypnosédation

L’hypnose médicale, souvent combinée à une sédation légère et à une anesthésie locale, fait désormais partie intégrante des techniques d’anesthésie. Elle est pratiquée dans de nombreux blocs opératoires par des médecins anesthésistes expérimentés et spécifiquement formés. Elle évite ou minimise considérablement les inconvénients et les effets secondaires de l’anesthésie générale. Les suites opératoires s’en trouvent facilitées, avec une récupération plus rapide, des douleurs moindres et une réduction des complications.
Pendant toute la durée de l’opération, l’anesthésiste-hypnothérapeute se tient à côté de la personne opérée, lui parle avec douceur et d’une voix calme afin d’activer l’état d’hypnose, de brancher la personne sur ses ressources intérieures et de l’aider à faire abstraction de l’environnement sonore et visuel. De son côté, le chirurgien devra s’adapter au fait que son patient est conscient : il accommodera son langage et ses gestes afin que ne soient émis ni mots ni sons anxiogènes.
Les précautions sont toujours prises pour qu’une anesthésie générale puisse être réalisée en toute sécurité si la situation l’exige.

Les risques propres aux anesthésies locorégionales

Une anesthésie loco­régionale s’avère parfois incomplète et nécessite un complément d’anes­thésie, voire une anesthésie générale. Cela justifie les mêmes consignes de jeûne que pour une anesthésie générale. Après une rachianes­thésie ou une anesthésie péridurale (qui concernent la moitié inférieure du corps), peuvent survenir une difficulté à uriner, des maux de tête et, dans de très rares cas, une baisse passagère de l’audition ou un trouble de vision. Après une anesthésie du membre supérieur ou inférieur, un déficit prolongé de quelques jours à quelques mois et parfois de façon définitive a pu être observé dans environ 2 à 3 cas sur 10 000. Toutes les techniques d’anesthésie locorégionale peuvent donner lieu à des complications graves mais rares : paralysie et/ou insensibilité plus ou moins étendues, temporaires ou permanentes, convulsions, blessure d’un organe proche, accident cardiovasculaire.
Médicaments ou plantes, même prudence

Une anesthésie, aussi simple soit-elle, peut comprendre l’administration de plus de dix substances. La probabilité qu’une inter­action médicamenteuse se produise avec les médicaments que vous prenez existe. Mais le choix est difficile, car l’arrêt d’un traitement chronique entraîne une possible exacerbation de la maladie pour laquelle il est indiqué.

De nombreux experts se sont penchés sur la question et ont référencé des recommandations substance par substance. Ces informations sont disponibles sur le site de la Société française d’anesthésie et de réanimation (sfar.org, rubrique « Référentiels », puis « évaluation préanesthésique »).

Les médicaments ou les compléments alimentaires à base de plantes sont aussi concernés. Dans les situations où il est impossible de connaître précisément les compositions des extraits de plantes consommés, la prudence impose d’interrompre la phytothérapie une dizaine de jours avant une anesthésie.

Bon à savoir. L’ail (pris en grande quantité), le ginkgo biloba, le gingembre, l’aloe vera, l’éphédra et le ginseng sont connus pour agir sur la fluidité du sang. Lorsque la chirurgie est à risque d’hémorragie importante, il est conseillé d’arrêter leur consommation plusieurs jours avant l’intervention. La valériane, l’échinacée, le kava et le millepertuis peuvent aussi interagir avec les agents anesthésiants.

Emmanuelle Billon-Bernheim

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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Dim 27 Mai - 22:09


Qui n’a jamais eu de remontées liquides ou alimentaires après un repas copieux ? Ces régurgitations du contenu de l’estomac dans l’œsophage et même dans la bouche sont très courantes et considérées comme normales quand elles surviennent d’une façon occasionnelle après un repas. La sensation est désagréable, souvent douloureuse, mais généralement sans gravité. Lorsque ces symptômes apparaissent fréquemment, parfois tous les jours et de façon prolongée, ils sont considérés comme pathologiques : il s’agit d’un reflux gastro-œsophagien, appelé RGO. Presque un Français sur dix s’en plaint quotidiennement. C’est un motif de consultation très courant chez le médecin généraliste et le gastroentérologue. Cette affection peut entraîner une succession de microréveils la nuit et perturber la qualité du sommeil induisant une fatigue et une somnolence dans la journée.



Les signes caractéristiques

Ça brûle !

Le symptôme le plus fréquent du RGO se manifeste par une sensation de gêne ou de brûlure qui part du creux de l’estomac et remonte derrière le sternum vers la bouche, irradiant même parfois vers les flancs, la base du cou, la mâchoire ou la gorge, voire le dos. Appelé pyrosis par les médecins ou, plus couramment, brûlures d’estomac, ce symptôme est associé à une douleur variable de légère à intense. Il survient généralement après un repas, notamment quand celui-ci était gras, épicé ou alcoolisé. Il est aggravé par la position allongée, penchée en avant ou lors de certains exercices physiques.

Ça remonte !

L’autre symptôme caractéristique d’un RGO se traduit par des remontées du contenu de l’estomac dans l’œsophage jusque dans la bouche parfois, sans nausées ou efforts de vomissement. Ces régurgi­tations sont composées d’un mélange de sécrétions produites par tout le tube digestif haut : sécrétions buccales (salive), gastriques (acide chlorhydrique, pepsine), hépatiques (acides biliaires) et pancréatiques (trypsine, lipase). Elles sont plus sévères lorsque la personne se penche en avant et la nuit. Elles peuvent entraîner un goût très désagréable et prolongé dans la bouche qui résiste au bain de bouche. Isolées ou associées au pyrosis, elles sont présentes dans environ 60 % des cas de RGO.



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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Dim 27 Mai - 22:10

Des manifestations trompeuses

Le RGO n’est pas toujours facile à diagnostiquer. Il arrive également qu’il se confonde avec un problème cardiaque ou respiratoire ou vice versa. Des signes atypiques peuvent être associés aux symptômes digestifs caractéristiques du RGO, mais aussi s’exprimer isolément.

Des douleurs thoraciques

La douleur est très proche de la crise d’angor (angine de poitrine) ou d’un infarctus avec une possible irradiation dans les mâchoires ou le bras gauche. Il n’existe pas de spécificité permettant de distinguer une origine cardiaque d’une origine œsophagienne. La douleur peut être déclenchée ou aggravée par le stress, l’ingestion de liquides très chauds ou très froids, et survenir la nuit. La présence d’autres symptômes œsophagiens ne permet pas de prédire l’origine digestive de la douleur puisque la moitié des patients ayant une douleur exclusivement cardiaque peuvent avoir un ou plusieurs symptômes œsophagiens associés. Il faut éliminer dans un premier temps une origine cardiaque avant de rechercher une origine œsophagienne.

Des signes respiratoires

En cas d’asthme réfractaire au traitement ou de toux sèche, quinteuse, évoluant sur plusieurs mois, la présence d’un RGO est à rechercher. D’autant que celui-ci peut constituer un facteur important dans la cause mais aussi dans l’aggravation de l’asthme ou des symptômes de la toux. Un RGO et un asthme peuvent coexister. Dans ce cas, l’absence de traitement peut augmenter la gravité de chacune de ces pathologies. L’une et l’autre doivent être traitées séparément.

Des problèmes ORL

Ce sont principalement des maux de gorge chroniques avec une gêne à type de brûlure, de sensation de boule dans la gorge lors de la déglutition de salive ou de sensation de corps étranger qui conduit à un raclement de gorge. Ces symptômes s’améliorent ou disparaissent avec la déglutition de liquides ou d’aliments. Le raclement de gorge peut, par lui-même, créer des lésions inflammatoires qui vont ensuite entretenir la présence des symptômes.

Le RGO peut aussi être impliqué dans les altérations chroniques de la voix, d’intensité variable dans le temps, allant jusqu’à l’aphonie, ou encore dans la chronicité de certaines sinusites.

Les symptômes peuvent également être auriculaires avec des ­douleurs dans une ou les deux oreilles.

Est-ce un RGO ?

Devant des manifestations extradigestives et en l’absence de symptômes typiques de reflux (pyrosis, régurgitations acides), le diagnostic s’avère difficile.

Le test thérapeutique avec des médicaments antireflux, les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), est proposé. Il consiste à prendre des IPP à forte dose (au moins le double ou le triple de la dose standard). En effet, l’efficacité globale de ces médicaments est inférieure à celle observée avec les manifestations digestives typiques. En cas de toux ou de douleurs thoraciques, le mieux-être apparaît au bout d’une à trois semaines. Pour les autres manifestations atypiques du RGO, ce test reste possible, mais il faut garder à l’esprit que l’efficacité des IPP à fortes doses est plus lente à apparaître : entre deux et quatre mois.

Toutefois, ce test aux IPP ne permet pas de faire le lien direct entre les symptômes et les reflux. De plus, la persistance de symptômes (typiques ou atypiques) sous traitement peut être secondaire à la persistance d’un reflux acide malgré le traitement, ou à la présence de composés peu acides dans le reflux (sels biliaires, pepsine, etc.) ou à l’absence de lien entre les symptômes et le RGO. Il est donc préférable de faire une recherche plus approfondie.

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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Dim 27 Mai - 22:10

Faut-il passer des examens ?

Si la plainte provient d’une personne de moins de 50 ans, avec des symptômes digestifs caractéristiques du RGO et sans signe d’alarme (amaigrissement inexpliqué, gêne pour avaler, vomissements répétés, anémie, échec du traitement), aucun examen complémentaire n’est utile. Le diagnostic est posé sur un simple interrogatoire.

Si la personne a plus de 50 ans ou s’il existe des signes d’alarme ou encore si les symptômes sont atypiques, plusieurs examens complémentaires sont souvent proposés.

L’endoscopie œso-gastro-duodénale

C’est l’exploration visuelle de l’œsophage, de l’estomac et de la partie haute de l’intestin grêle par l’introduction d’un endoscope par la bouche, pendant laquelle des prélèvements pour analyse (biopsie digestive) peuvent être effectués. L’endoscopie permet avant tout de rechercher la complication principale du RGO : l’œsophagite. Il s’agit d’une inflammation de la muqueuse du bas de l’œsophage due au reflux gastrique acide. Cet examen met en évidence également une complication de l’œsophagite, la sténose (rétrécissement du bas de l’œsophage), ou encore une lésion associée, la hernie hiatale. Mais il est peu spécifique car des résultats normaux à l’endoscopie ne signifient pas que la personne ne souffre pas de RGO.

La pH-métrie

Cette technique repose sur le principe que le passage du contenu gastrique, généralement acide, dans l’œsophage se traduit par une chute du pH œsophagien. Elle permet d’enregistrer les épisodes de reflux et la concordance éventuelle avec les symptômes ressentis. Pendant de nombreuses années, elle a été considérée comme la technique de référence pour le diagnostic de RGO. Ce n’est plus le cas. Si, dans la majorité des cas, le reflux est acide, il existe aussi des reflux alcalins composés de bile et de sécrétions pancréatiques, qui peuvent refluer du duodénum vers l’estomac et secondairement vers l’œsophage. C’est pourquoi cet examen est désormais couplé à une impédancemétrie œsophagienne.

L’impédancemétrie œsophagienne

Avec cette technique, on procède à une détection physique et non plus chimique du reflux, qui peut être acide mais aussi peu acide ou même purement gazeux. Elle permet donc de relier les symptômes ressentis à la présence de gaz et/ou de liquides dans l’œsophage. On peut ainsi identifier des patients présentant des symptômes liés à des reflux peu acides que la pH-métrie seule n’aurait pas décelés. Les limites actuelles à la diffusion de l'impédancemétrie œsophagienne sont le coût de cet examen et l’interprétation parfois difficile du tracé.

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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Dim 27 Mai - 22:11

Comment diminuer les reflux ?

La prise de médicaments n’est pas justifiée quand les symptômes sont brefs ou rares. Diverses mesures non médicamenteuses visent à les limiter et sont parfois suffisantes (voir encadré). Le traitement du RGO au moyen de la médication part de deux approches principales : la neutralisation de l’acide et le blocage de sa production.

Traiter les gênes occasionnelles avec des antiacides

Lors d’épisodes douloureux liés à un RGO et insuffisamment soulagés par les mesures non médicamenteuses, la prise d’antiacides (Gaviscon, Rennie, Maalox, etc.) est le premier choix. Ces médicaments sont en vente libre et certains sont remboursables.

Effets. Ils sont à prendre au moment de l’épisode douloureux, entre les repas ou au coucher. Ils diminuent le caractère acide du reflux sans en réduire la fréquence. Ils n’ont pas d’effet sur la cicatrisation d’une œsophagite.

Avantages. Ils soulagent parfois rapidement.

Inconvénients. Ils présentent un cortège de risques et ne corrigent ni le terrain ni le problème de fond. Ils ont une durée d’action courte, environ une heure, ce qui amène souvent à dépasser les doses conseillées.

Effets indésirables. Ils augmentent avec la dose et varient selon leur composition : apports excessifs de sodium (Gaviscon comprimé, Gaviscon suspension buvable, etc.), diarrhées (surtout avec les sels de magnésium, Rennie ou autres), constipations (surtout avec les sels d’aluminium, Polysilane ou autres), constipations ou diarrhées selon les personnes (Maalox Maux d’estomac qui contient des sels de magnésium et d’aluminium), etc. En cas d’insuffisance rénale, les antiacides contenant des sels d’aluminium sont à éviter : une accumulation toxique d’aluminium, notamment au niveau du système nerveux central, est à craindre.

Attention aux interactions médicamenteuses. Les antiacides interfèrent avec l’absorption de nombreux médicaments. Ils doivent donc être pris à distance (prévoir un délai de deux à trois heures entre les prises). Ils diminuent l’efficacité de l’aspirine, couramment utilisée dans certaines pathologies cardiovasculaires.

En association. La supériorité clinique des spécialités associant antiacide et alginate (Gaviscon) ou antiacide et  siméticone (Polysilane) par rapport à celles ne contenant que des antiacides (Rennie, Phosphalugel, etc.) n’est pas démontrée.

Précautions à prendre. Si vous utilisez des antiacides pendant plus de trois semaines, vous devez consulter votre médecin.

Traiter les symptômes sévères ou persistants

Les médicaments antireflux

Si les manifestations désagréables sont insuffisamment soulagées par les antiacides, des médicaments antireflux, les inhibiteurs de la pompe à proton (IPP), sont à essayer. De nombreuses spécialités sont commercialisés en France à base de cinq molécules (ésoméprazole, lansoprazole, oméprazole, pantoprazole, rabéprazole). En termes d’efficacité comme d’effets indésirables, aucune donnée clinique ne permet d’établir la supériorité d’une molécule sur une autre. Elles se valent toutes. L’oméprazole a l’avantage d’être la plus ancienne.

Effets. Comme les IPP agissent en bloquant le mécanisme nécessaire à la sécrétion d’acide, leur efficacité n’est pas immédiate. La baisse de l’acidité de l’estomac demande un délai de quelques jours. Pour qu’ils soient pleinement efficaces, il faut les prendre au moins une fois par jour avant le déjeuner, ou avant le repas du soir si les symptômes sont surtout nocturnes, pendant huit semaines, même si le soulagement des symptômes intervient après deux jours environ.

Avantages. Les IPP s’avèrent le traitement le plus efficace pour soulager les symptômes et améliorer la qualité de vie tout en guérissant et en prévenant les dommages à l’œsophage chez les personnes atteintes de RGO.

Inconvénients. Comme l’acide n’est pas le seul composé toxique des RGO, entre 15 et 30 % des personnes résistent plus ou moins complètement aux IPP.

Une augmentation de l’activité gastrique apparaît lors de l’arrêt d’un IPP : ce phénomène, appelé effet rebond, cesse souvent au bout d’une semaine, mais peut durer quelques semaines.

Les antihistaminiques H2

Les molécules ranitidine (Azantac), nizatidine (Nizaxid) et famotidine sont une alternative aux IPP si ceux-ci ne peuvent être utilisés ou s’ils s’avèrent inefficaces chez une personne ayant un RGO sévère et persistant.

Effets. Les antihistaminiques agissent en bloquant l’histamine qui a pour effet de stimuler la production d’acide par certaines cellules de l’estomac.

Inconvénients. Ils sont moins efficaces que les IPP en termes de diminution des symptômes et de guérison des lésions dans les œsophagites.

Bon à savoir. La cimétidine est à éviter car elle expose à un grand nombre d’interactions médicamenteuses.


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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Dim 27 Mai - 22:13


Des médicaments à bannir

La métoclopramide (Primpéran ou autres) ou la dompéridone (Motilium ou autres) diminuent la fréquence et la durée des reflux, mais elles exposent à des effets indésirables cardio­vasculaires et extra­pyramidaux (contractions involontaires des muscles, tremblements, besoin de bouger sans cesse, etc.), et à des interactions médicamenteuses avec les neuroleptiques. Leur balance bénéfices-risques étant défavorable pour ce trouble bénin, ces médicaments sont à éviter.

Bon à savoir. L’utilisation de laxatifs lubrifiants à base de paraffine sous forme liquide ou en gelée exposent les personnes ayant un RGO à des graves troubles pulmonaires en cas de reflux avec fausse route. Mieux vaut choisir un autre laxatif.

Causes et facteurs d’aggravation

Une diminution du tonus du sphincter inférieur de l’œsophage (SIO)

Ce muscle situé à la jonction entre l’estomac et l’œsophage sert de système antireflux. Il s’ouvre uniquement lorsque des aliments descendent de l’œsophage jusqu’à l’estomac et se referme ensuite pour empêcher que le contenu de l’estomac remonte dans l’œsophage. Or, chez les personnes souffrant de reflux gastriques, ce sphincter devient un peu moins vigilant. Demeurant entrouvert après l’ingestion d’aliments, il laisse le contenu se faufiler vers l’œsophage. Comme les cellules de l’œsophage ne sont pas conçues pour résister à un tel pH acide, des sensations de brûlure se font ressentir.

Une particularité anatomique : l’hernie hiatale

C’est un passage permanent ou intermittent d’une portion de l’estomac à travers l’orifice qui laisse passer l’œsophage dans le diaphragme (muscle qui sépare le thorax de l’abdomen). La hernie hiatale n’est pas une condition suffisante pour induire un RGO mais sa présence, notamment quand elle est volumineuse, aggrave le reflux et favorise les lésions de l’œsophage.

Des médicaments

Ceux qui exposent à un RGO risquent d’autant plus d’entraîner cet effet que d’autres causes sont déjà présentes. Ce sont :
•un bronchodilatateur, la théophylline (Dilatrane ou autre) ;
•les inhibiteurs calciques utilisés dans le contrôle de l’hypertension artérielle (Amlor, Isoptine, Loxen, etc.) ;
•les dérivés nitrés utilisés dans la douleur d’angine de poitrine (Natispray, Risordan, Trinitrine, etc.) ;
•un médicament du sevrage tabagique, la nicotine ;
•des hypoglycémiants (exénatide, liraglutide, lixi­sénatide, dulaglutide) ;
•un peptide analogue de l’hormone parathyroïdienne (tériparatide) ;
•les substances ayant un effet atropinique (atropine, scopalamine, tiémonium, clidinium, des atropiniques utilisés dans les incontinences urinaires, certains antiparkinsoniens, des antihistaminiques H1 utilisés comme antitussifs, certains bronchodilatateurs, etc.).

La grossesse.
La consommation de substances comme le tabac et l’alcool.
Certains aliments acides ou épicés, certaines positions, une prise de poids.

Soulager le reflux sans médicament

Certaines habitudes de vie ou alimentaires atténuent les symptômes et préviennent les récidives. Elles peuvent varier d’une personne à l’autre. Elles ne sont pas toutes documentées par des études sérieuses, mais elles peuvent aider à se sentir mieux et à éviter la prise de médicaments. À chacun de découvrir celles qui le soulagent.

Surveiller son alimentation

Les personnes atteintes de reflux observent souvent que certains aliments aggravent leurs symptômes, notamment le café, le chocolat, le thé, le cola, la menthe poivrée et la verte, les aliments gras ou épicés, les agrumes (et leurs jus), les tomates ou les plats à forte teneur en tomate (pizza, sauce tomate, etc.), le lait, l’ail et l’oignon. À chacun de repérer les aliments et les boissons qui provoquent des maux pour tenter de les éviter.

Comment et quand se nourrir ?
•Manger lentement et bien mastiquer chaque bouchée. Prendre plus souvent de petites portions d’aliments. Éviter les repas copieux, notamment les aliments gras ou frits.
•Sortir de table rassasié et non « l’estomac plein ».
•Maintenir le dos droit en position verticale lors des repas et pendant trois quarts d’heure à une heure après les repas (le signe classique est celui de la douleur qui survient quand on se penche pour lacer ses chaussures).
•Éviter de faire la sieste après le repas, préférer les balades digestives.
•S’abstenir de manger durant les trois ou quatre heures qui précèdent l’heure du coucher, si possible.
•Ne pas entreprendre de travaux qui exigent de se pencher en avant deux à trois heures après avoir mangé.

Que boire ?
•Absorber de l’eau bicarbonatée après un repas qui réduit les symptômes d’acidité postprandiale : Rozana, Vichy Célestins, Saint-Yorre, etc. Mais attention, ces eaux sont déconseillées aux personnes astreintes à un régime pauvre en sel, ayant tendance à faire de la rétention d’eau (formation d’œdèmes), souffrant d’hypertension artérielle, d’insuffisance rénale ou artérielle, etc.
•L’eau gazeuse est parfois recommandée, parfois à éviter. Chacun doit donc voir comment il réagit.
•Limiter sa consommation d’alcool aux occasions spéciales.

Perdre du poids

Les kilos excédentaires exercent une pression sur le tube digestif et nuisent à sa fonction. L’embonpoint et l’obésité sont les principaux facteurs de risque de reflux. Cet effet délétère est vrai aussi chez les personnes dont l’indice de masse corporelle demeure normal mais qui ont pris rapidement des kilos. Plusieurs études ont montré que la perte de poids volontaire ­permettait de réduire les symptômes de façon durable.

Comment se coucher ?

Surélever la tête du lit d’au moins 15 cm. Il faut éviter de placer une pile d’oreillers supplémentaires sous sa tête, car on force alors le corps à se plier et on accroît ainsi la pression abdominale. Si cela est possible, placer des blocs de bois, des briques ou des livres sous les pieds de la tête du lit ou bien mettre un solide morceau de mousse sous la portion du matelas où repose la tête. Cette mesure, efficace pour réduire les douleurs nocturnes, peut s’avérer inconfortable et perturber le sommeil chez certaines personnes.

Les vêtements

Fuir les vêtements trop ajustés, les gaines, les corsets et autres qui compriment l’abdomen. Ne pas trop serrer sa ceinture afin de diminuer la pression sur l’estomac.

Arrêter de fumer

Des études indiquent que le tabac nuit au bon fonctionnement du sphincter de l’œsophage et augmente le risque de RGO. Si certains ont besoin d’une raison pour ne plus fumer, le soulagement des brûlures d’estomac pourrait en être une.

Emmanuelle Billon-

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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Sam 16 Juin - 19:46


L’ÉVALUATION EXISTE
En réalité, l’homéopathie a déjà bien été évaluée comme un médicament. Certes, ces évaluations n’ont pas été passées en revue par les autorités sanitaires. En raison d’une dérogation réglementaire, ces dernières autorisent et remboursent l’homéopathie sans demander les preuves d’efficacité et d’innocuité normalement exigées pour tous les autres médicaments. Mais des essais scientifiques d’évaluation existent, notamment pour les traitements « non individualisés » – c’est-à-dire les traitements homéopathiques qui ressemblent aux médicaments conventionnels (en boîte, à dose standard, pour une pathologie) tels que Oscillococcinum ou L52 contre les états grippaux, ou encore Camilia contre les poussées dentaires douloureuses. Non moins de 75 essais cliniques concernant 48 problèmes de santé ont par exemple été référencés par le Dr Robert Mathie, de l’Institut de recherche sur l’homéopathie, à Londres(1). Mais une analyse de toutes ces études montre que trois seulement ont une méthodologie suffisamment rigoureuse pour conclure. Et ces trois études ne montraient pas d’effet particulier de l’homéopathie. Pour les traitements homéopathiques individualisés (c’est-à-dire les traitements avec des tubes de granules prescrits au cas par cas par le médecin homéopathe), l’évaluation semble plus difficile à mettre en œuvre. Mais, là encore, il existe des essais. Et, là encore, les experts jugent la qualité des essais insuffisante.

REMBOURSONS LE CARRÉ DE CHOCOLAT
Le 5 juin dernier, une décision de justice vient d’autoriser le système public de santé britannique (NHS) à dérembourser les produits d’homéopathie. L’autorisation du premier d’entre eux, par les autorités sanitaires en 2009, avait donné lieu à d’étranges circonvolutions : « Les résultats des essais cliniques et des études fournis n’ont pas permis d’établir les effets cliniques de l’arnica, mais indiquent qu’il pourrait y avoir une tendance en faveur de la démonstration de certains effets bénéfiques de l’arnica dans certaines situations(2). »

La ministre, Agnès Buzyn, n’a pas dit autre chose quand elle a, dans un premier temps, défendu le maintien du remboursement en invoquant un probable « effet placebo » et en remarquant que « ça ne fait pas de mal ». De fait, l’homéopathie a un effet placebo. Cet effet, considéré à tort comme un effet imaginaire, est un remède puissant et réel. Dans la douleur ou contre la dépression, son efficacité est incontestable. C’est donc très bien d’avoir un effet placebo, mais ce n’est pas suffisant pour être défini comme un médicament. C’est pourquoi, d’ailleurs, l’autorisation et le remboursement des médicaments (qui ont tous une part d’effet placebo) reposent sur la démonstration d’un effet supérieur à celui du placebo.

Tout ce qui « fait du bien et ne fait pas trop de mal » ne peut évidemment pas prétendre à un remboursement. Les exemples ironiques se sont multipliés sur les réseaux sociaux (#demandetonremboursement). Pourrait-on imaginer rembourser… un massage ? Un verre en terrasse ? Un carré de chocolat ? Les balades à vélo ? Une soirée avec l’être aimé ? Voire le repos ? Toutes ces choses plutôt bonnes pour la santé ne sont pas des médicaments. Sous la légèreté du propos se profile une question plus profonde. Les produits d’homéopathie seraient-ils même des médicaments ? Sur le site du ministère de la Santé, la définition d’un médicament commence ainsi : « le médicament contient un principe actif ». Or, les produits d’homéopathie sont obtenus par un si grand nombre de dilutions qu’il ne reste plus de principes actifs détectables.

NOTES
(1) « Randomised, double-blind, placebo-controlled trials of non-individualised homeopathic treatment », Systematic Reviews, mars 2017.
(2) Relaté dans « Homeopathy : not a matter for drug-regulatory authorities », The Lancet, 2009. La traduction est de notre fait.

Perrine Vennetier

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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Sam 16 Juin - 20:09



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Malgré le rappel à l’ordre l’an dernier de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), certaines pharmacies usent encore de l’appellation « vaccin homéopathique contre la grippe ».
Dans toutes les pharmacies ou presque, une affichette en vitrine avertit les clients de l’arrivage du vaccin contre la grippe, millésime 2017-2018. Certaines officines, beaucoup moins nombreuses c’est vrai, n’hésitent pas à englober sous ce terme les remèdes et packs homéopathiques. Sur Twitter, une photo prise à Nantes par un médecin a largement circulé, montrant une étiquette « "vaccin" antigrippe homéopathique » posée sur un comptoir. De notre côté, nous avons constaté sur Internet que Mon Coin Santé, le site d’une pharmacie basée à Trélon (Nord), utilisait la même terminologie pour vendre la gamme influenzinum de Boiron. Enfin, au comptoir d’une pharmacie parisienne du XIIe arrondissement de Paris, notre demande de vaccin homéopathique contre la grippe a été pleinement satisfaite, sans avertissement ni conseil.

L’an dernier déjà, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait dû réagir contre l’usage de l’expression « vaccin homéopathique ». Elle a rappelé sa position il y a quelques jours, selon laquelle aucun produit homéopathique ne peut se prévaloir du terme « vaccin ». De notre côté, malgré nos réserves sur l’efficacité du vaccin antigrippal classique, nous nous devons de redire à nos lecteurs que l’homéopathie, quelle que soit la spécialité concernée, n’a jamais fait la preuve de son efficacité. Jusqu’à preuve du contraire, il s’agit de billes de sucre vendues à un prix prohibitif.

visu-vaccin-grippe-homeopathique
Capture d’écran de la pharmacie en ligne Mon Coin Santé qui vend un "vaccin contre la grippe" homéopathique.


Anne-Sophie Stamane

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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Sam 16 Juin - 20:10


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La justice canadienne vient d’autoriser une « action collective » contre le laboratoire Boiron Canada qui commercialise l’Oscillococcinum. Le préjudice serait financier pour les consommateurs ayant acheté un produit à l’efficacité non prouvée.


La justice canadienne vient d’autoriser une « action collective » contre le laboratoire Boiron Canada qui commercialise l’Oscillococcinum. Cette procédure a été initiée par une femme québécoise qui a acheté ce médicament, censé réduire les symptômes de la grippe, et l’accuse d’avoir été inefficace (voir notre analyse des médicaments contre l’état grippal). Selon le journal La Presse canadienne, sa demande initiale formulée en 2015 a tout d’abord été rejetée. Mais la cour d’appel, puis la Cour suprême du Canada ont finalement accordé l’autorisation de lancer une action collective. C’est la première étape de cette procédure qui permet à une personne (ou un organisme) de représenter plusieurs personnes ayant subi des préjudices similaires et de mener une action en justice au nom de tous contre une entreprise (1). Ici le préjudice mis en avant est financier, précise l’avocat spécialisé dans les recours collectifs, Jeff Orenstein, qui indique entendre « lancer la procédure dans les mois qui viennent ». Du côté de Boiron Canada, on précise : « Nous ne pouvons commenter le dossier puisqu’il est devant les tribunaux ».

UN ASSAUT DE PLUS
Ce recours collectif est un nouveau coup porté aux produits homéopathiques en Amérique du Nord et dans les pays anglo-saxons. Depuis fin 2016 par exemple, la FTC (organisme américain de défense des consommateurs) exige que toute allégation de l’homéopathie qui n’est pas fondée sur des études cliniques sérieuses soit accompagnée de l’indication suivante : « Il n’y a pas de preuves scientifiques que ce produit marche .

« UN FOIE DE CANARD DANS L’OCÉAN ATLANTIQUE »
L’Oscillococcinum est un produit, ayant un statut de médicament, composé essentiellement de saccharose (du sucre blanc), de lactose (un sucre présent dans le lait) et d’un « Extrait fluide peptoné de foie et de cœur d’Anas barbariae dynamisé à la 200e K ». Qu’est-ce donc que cet extrait de canard de Barbarie ? Jeff Orenstein, l’avocat de l’action collective qui vient d’être autorisée, donne une recette savoureuse de sa fabrication : « Ce qu'ils font, c'est qu'ils ajoutent de l'extrait de cœur et de foie de canard dans une solution si diluée que c'est l'équivalent de lancer un cœur ou un foie de canard dans l'océan Atlantique, prendre une goutte dans cet océan, la déposer dans un comprimé de sucre, le laisser sécher et le vendre entre 16 et 20 dollars en pharmacie ».

NOTES
(1) L’action collective québécoise présente des similarités avec l’« action de groupe » française mais n’est pas identique.

Perrine Vennetier

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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Sam 16 Juin - 20:11


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MessageSujet: Re: MÉDICAMENT / ACTUALITÉ/ SANTE    Mar 19 Juin - 13:45

ACTUALITÉ


Soins dentaires Accord trouvé sur le reste à charge
Publié le : 06/06/2018

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L’Assurance maladie et deux syndicats de dentistes sont arrivés à un accord pour ramener à zéro, après remboursement de la Sécu et de la complémentaire santé, le coût des prothèses dentaires d’entrée de gamme. Un reste à charge modéré, couvrant des soins un peu plus sophistiqués, va également être mis en place.


À partir de 2020, il sera possible de n’avoir aucun reste à charge après la pose d’une couronne, d’un bridge ou d’un dentier. L’Assurance maladie, deux syndicats de dentistes et les représentants des complémentaires santé se sont mis d’accord en fin de semaine dernière pour concrétiser une des promesses de campagne du candidat Macron. Il faut dire qu’en France, le renoncement aux soins dentaires pour raisons financières est une constante préoccupante.

Attention, cependant. Les soins identifiés comme ouvrant droit au reste à charge zéro ne relèveront pas des dernières techniques en vogue, ni du fini esthétique le plus abouti. Par exemple, une couronne destinée à couvrir une dent du fond (2e prémolaires et molaires) devra, pour être totalement prise en charge, être en métal non précieux : elle sera donc non pas de la couleur de la dent, mais d’aspect argenté. Le matériau céramo-métallique, qui permet justement de donner à la dent traitée la même couleur que ses voisines, sera réservée aux dents visibles (incisives, canines et premières prémolaires). Les patients qui souhaiteront, par exemple, une couronne céramo-métallique pour une 2e prémolaire pourront la demander, mais dans le cadre du 2e étage du dispositif, à savoir un reste à charge maîtrisé, appelé « panier reste à charge modéré ». Dans cette configuration, les tarifs sont encadrés, mais le remboursement par la complémentaire n’est pas garanti.

Les deux dispositifs – reste à charge zéro et reste à charge modéré – nécessitant un effort financier sans précédent de la part de la Sécu et des complémentaires, laisser les dentistes libres de pratiquer les tarifs qu’ils veulent comme c’est le cas aujourd’hui n’était pas envisageable. Des plafonds tarifaires vont donc commencer à s’appliquer à partir du 1er avril 2019 pour les actes concernés.

Les patients qui préfèrent des techniques et des matériaux dernier cri pourront toujours en bénéficier, mais ils se situeront alors hors du cadre des tarifs plafonnés. Cela correspond en fait à la situation actuelle : le dentiste et le patient devront s’entendre sur un tarif avant les soins, et la complémentaire interviendra selon les termes du contrat.

Si les trois options pour les soins dentaires semblent bien définies, il reste une inconnue de taille : l’évolution des tarifs des complémentaires santé pour les années à venir. En dépit des plafonds, la réforme du reste à charge implique un engagement financier conséquent, qui a toutes les chances de se faire sentir sur le montant des cotisations.

LE PLAFONNEMENT À LA TRAPPE
Ce dispositif de reste à charge zéro et de reste à charge modéré remplace le plafonnement des tarifs précédemment décidé par l’Assurance maladie et les syndicats de dentistes, et que nous avions annoncé en avril 2017.

Anne-Sophie Stamane

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