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 ENQUÊTE /QUE CHOISIR

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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Jeu 6 Avr 2017 - 17:07

PPB, mode d’emploi

Pour faire face à leurs engagements – garantir le capital des assurés qui chaque année versent des milliards d’euros dans leurs fonds en euros –, les assureurs mettent en réserve une partie des bénéfices financiers générés par leur gestion. Parmi ces provisions, la plus connue est la PPB (ou PPE, provision pour participation aux excédents). Toute compagnie est en effet tenue de reverser à ses assurés au moins 90 % de ses bénéfices techniques et 85 % de ses bénéfices financiers. Mais cette participation aux bénéfices (PB) peut être mise en réserve dans une PPB que les assureurs doivent restituer aux assurés dans un délai maximum de huit ans. Mieux vaut le savoir toutefois, la redistribution de cette PPB est rarement équitable. Si l’actif correspondant aux primes versées sur le support en euros n’est pas « cantonné » (seuls quelques rares fonds en euros associatifs et mutualistes le sont), les bénéfices financiers sont dilués dans l’actif général de la compagnie. Et celle-ci garde la main pour les répartir comme bon lui semble.
Outre la PPB, les assureurs disposent d’une réserve de capitalisation. Il s’agit d’une provision technique qui, alimentée par les plus-values réalisées lors de la cession d’obligations, a pour objet d’absorber d’éventuels chocs obligataires. Comme la PPB, cette réserve de capitalisation appartient aux assurés, mais ce matelas ne contribue pas directement au rendement du fonds en euros. Même chose pour les plus-values latentes immobilières et actions, qui correspondent aux plus-values potentielles des différents actifs immobiliers et actions présents dans le portefeuille des assureurs. Or, tous ces filets de sécurité semblent bien solides.

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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Jeu 6 Avr 2017 - 17:07

Réserves au taquet

Pour compenser la baisse des taux obligataires, les compagnies n’ont cessé, depuis trois ans, de renforcer leurs provisions, avec d’autant plus de détermination que la nouvelle réglementation assimile la PPB à des fonds propres… Si l’on se réfère à une étude publiée il y a quelques mois par le site spécialisé Good Money For Value (goodmoneyforvalue.eu), qui a passé au crible l’état des réserves de la quasi-totalité du marché, 2015 fut ainsi une année record de dotation en provisions. Gonflées notamment par les 4,4 milliards d’euros supplémentaires mis de côté par Prédica (Crédit agricole assurances), CNP assurances et BNP Paribas Cardif, les PPB des assureurs représentaient, en fin d’exercice, l’équivalant de 2,62 % de rendement en réserve, contre 1,43 % en 2012. Mieux, en tenant compte de la réserve de capitalisation, des plus-values latentes immobilières (15,4 milliards d’euros enregistrés fin 2015) et des plus-values latentes actions (27,7 milliards d’euros), le taux global de réserve de rendement grimpait à 7,1 %, soit le double du niveau enregistré en 2012 (3,87 %). Le mouvement, qui s’est poursuivi en 2016 avec de nouvelles dotations de PPB (elles représentent 3 % des encours dans nombre de compagnies, parfois 5 %), tend à démontrer que la mort annoncée des fonds en euros n’est peut-être pas encore pour demain !

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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Jeu 6 Avr 2017 - 17:08

QUE VALENT LES FONDS EUROCROISSANCE... ?

En souscrivant ce nouveau support, l’assuré profite d’une garantie en capital (de 80 % à 100 % selon les offres), mais celle-ci n’est valable qu’à une échéance donnée (huit ans minimum, mais jusqu’à 40 ans parfois !). Ce délai d’immobilisation permet à l’assureur de prendre plus de risque pour booster son rendement et cette solution de diversification maîtrisée apparaît particulièrement adaptée dans une optique de préparation de la retraite. Mais, dans les faits, l’eurocroissance souffre d’un mauvais « market timing ». Sa mécanique complexe et coûteuse en frais exigerait des taux obligataires plus élevés et des marchés actions moins volatiles. « La fenêtre de tir s’avère, dans le contexte actuel, trop étroite pour structurer des offres en capacité de délivrer une bonne performance financière tout en garantissant le capital à une échéance qui ne soit pas trop lointaine », résume Cyrille Chartier-Kastler. Si la remontée des taux se confirme, l’eurocroissance méritera peut-être un nouvel examen.

… ET EURO-ACTIFS ?

Souvent confondus à tort avec les fonds eurocroissance, ces supports sont, comme n’importe quel fonds en euros, garantis à tout moment et leur rendement annuel est définitivement capté (effet cliquet). Simplement, au lieu d’être investis en obligations, ils font le pari de l’immobilier tertiaire (on parle de fonds « europierre », placés en murs de magasins, bureaux, centres commerciaux) et/ou des marchés actions. Cette gestion active leur a permis ces dernières années de surperformer le marché (rendement encore supérieur à 3,5 % en 2016 pour certains fonds « europierre »), mais elle présente des limites. Promues par une poignée d’assureurs (ACMN-vie, Suravenir, Generali…) et distribuées par quelques courtiers Internet et réseaux patrimoniaux, ces offres sont des produits de niche. La rentabilité des fonds « europierre » repose notamment sur une sélection rigoureuse des investissements immobiliers peu compatible avec une souscription de masse. D’où les barrières à l’entrée imposées par leurs promoteurs (50 % minimum d’investissement en UC pour accéder à Sécurité Pierre Euro vendue par Primonial, par exemple).

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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Jeu 6 Avr 2017 - 17:09

3 QUESTIONS À CYRILLE CHARTIER-KASTLER

Président du cabinet Facts & Figures et fondateur du site Good Value for Money

“La loi Sapin 2 renforce surtout les intérêts des assureurs„

Que Choisir Argent : Les assurés doivent-ils s’inquiéter pour leurs fonds en euros ?

Cyrille Chartier-Kastler : Il faut se garder de tout comportement moutonnier. Nombre de compagnies appartenant à des groupes cotés en Bourse ont tout intérêt à pousser les assurés vers les UC afin de s’alléger des contraintes liées à la garantie du capital inhérente aux fonds en euros. On veut faire basculer l’assurance vie vers un marché à l’anglo-saxonne, où le fonds en euros n’existe pas. Mais les Français résistent, ils aiment d’autant moins la prise de risque qu’ils ont une mauvaise culture financière.

QCA : Alors que faire face à la baisse de rendement des fonds en euros ?

C.C-K. : On ne peut l’ignorer. Sous la pression de leur autorité de contrôle, les assureurs ont sensiblement réduit les rémunérations servies aux assurés et ce mouvement va se poursuivre. Si l’on a un horizon de placement de plus de trois ans devant soi, il est donc recommandé de diversifier une fraction de son contrat en choisissant des UC adaptées à son profil de risque et peu chargées en frais comme les trackers (voir le sens des mots ci-dessous), par exemple. Ceci étant dit, il faut bien avoir à l’esprit que les portefeuilles des compagnies rapportent encore aux alentours de 2,50 % à 3 % et que les provisions qu’elles n’ont eu de cesse de consolider ces dernières années sont au plus haut et constituent un solide coussin de sécurité pour les rendements futurs !

QCA : On ne doit donc pas s’alarmer outre mesure des dispositions de la loi Sapin 2 ?

C.C-K. : Une fois de plus, il faut prendre du recul. La possibilité de bloquer les rachats figure de longue date dans le code monétaire et financier. Le vrai sujet visé par la loi Sapin 2, qui élargit cette disposition au HCSF, est celui d’une remontée des taux d’intérêt. Mais encore faudrait-il qu’elle soit brutale, ce qui pour l’heure reste peu compatible avec l’état de l’économie européenne. Censée protéger l’épargnant, la loi Sapin 2 renforce surtout les assureurs et leur donne de nouveaux arguments pour consolider leurs réserves financières plutôt que de les redistribuer à ceux qui ont permis de les générer.

Le sens des mots

Trackers (ou Exchange traded funds – ETF)
Ce sont des produits financiers négociables en Bourse et gérés par des organismes de placement collectif en valeurs mobilières. Ils répliquent la performance d’un indice ou d’un panier d’actions. Cotés en Bourse en continu, ils donnent accès à un vaste choix de valeurs et de secteurs.

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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Jeu 6 Avr 2017 - 17:12


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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Lun 24 Avr 2017 - 19:14

ENQUÊTE
Perturbateurs endocriniens

Notre santé en danger

Publié le : 20/04/2017 
Omniprésents dans notre vie quotidienne, susceptibles de favoriser de nombreuses pathologies, les perturbateurs endocriniens sont des substances au comportement très particulier. Un véritable défi pour les scientifiques qui tentent de cerner leurs effets, afin de protéger notre santé.

Jamais un terme scientifique ne se sera invité avec autant d’insistance dans une campagne électorale. Depuis qu’elle a débuté, Benoît Hamon n’a pas manqué une occasion de rappeler qu’il promettait, s’il était élu président, « d’inter­dire les perturbateurs endocriniens ». Un terme devenu familier depuis la mise en cause du bisphénol A (BPA) et son interdiction dans les biberons en 2010. Mais cette substance ne constitue qu’un exemple parmi des dizaines et peut-être des centaines de composés capables d’interagir avec notre système hormonal. En laboratoire, les chercheurs ont mis en évidence des propriétés de perturbation endocrinienne dans plusieurs familles de produits chimiques auxquels nous sommes quotidiennement exposés via l’alimentation, la pollution de l’air intérieur ou extérieur et le passage transcutané (voir notre infographie). Résultat : en 2011, lorsque Santé publique France a étudié l’imprégnation des femmes enceintes à divers perturbateurs endocriniens (PE), toutes présentaient, dans leur sang ou leurs urines, des taux mesurables de phtalates, pesticides, dioxines et retardateurs de flamme, et le BPA était présent chez les trois quarts d’entre elles. Sans qu’on puisse en tirer de conclusions précises sur leur santé ou celle de leurs bébés, ces résultats reflètent clairement l’omniprésence des PE. Encore est-on loin de les avoir tous recensés : des soupçons pèsent sur plus d’un millier des quelque 143 000 produits chimiques utilisés par l’industrie. Parallèlement, de nombreuses pathologies dont l’apparition peut être favorisée par l’exposition aux PE sont en augmentation. Cancer du sein chez la femme jeune, du testicule chez l’homme jeune, malformations génitales chez le petit garçon, troubles neurocomportementaux chez l’enfant, obésité et diabète : autant de cas dans lesquels un lien avec les PE a pu être évoqué. Mais, en réalité, il ne s’agit pour l’instant que de suppositions.

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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Lun 24 Avr 2017 - 19:18

DES SIGNAUX QUI INTERPELLENT

« Il faut se garder des extrapolations parfois simplistes et s’en tenir aux faits, met en garde Bernard Jégou, directeur de recherches à l’Inserm (Institut natio­nal de la santé et de la recherche médicale) et à l’École des hautes études en santé publique, l’un des premiers scientifiques à s’être intéressé aux PE. Voir les perturbateurs endocriniens derrière toutes les pathologies, même quand les données ne sont que partielles, voire incertaines, donne des arguments aux négationnistes, qui voudraient faire croire qu’il n’y a aucun problème. Cela dit, certaines constatations nous mettent en alerte, par exemple, le fait que dans certaines régions du monde, on observe à la fois une baisse de la qualité du sperme et une augmentation des malformations génitales à la naissance et des cancers du testicule. On soupçonne un lien de l’ensemble avec une exposition in utero. »
Établir un lien entre des pathologies constatées au sein des populations et les PE est une véritable gageure. D’abord parce qu’elles sont toujours mul­ti­factorielles : outre l’aspect génétique, nous sommes exposés à tout un panel de polluants, PE ou non, sans compter les facteurs liés au mode de vie (équilibre alimentaire, exercice physique, stress, etc.). Comment déterminer de façon certaine, lorsqu’une pathologie se déclare, à quel(s) facteur(s) elle est due ? Mais cette limitation générale se double dans le cas de PE de leurs particularités qui en font de véritables casse-tête pour les scientifiques.

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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Lun 24 Avr 2017 - 19:18

LES SCIENTIFIQUES FACE À L’IMPRÉVISIBLE

Primo, dans bien des cas, de très faibles doses suffisent à provoquer des effets visibles en laboratoire. Cela se vérifie, par exemple, pour le bisphénol A ou les phtalates. « Par définition, les hormones sont des substances qui peuvent agir à très faible concentration, explique Catherine Viguié, directrice de l’équipe « gestation et perturbation endocrinienne » à l’unité Toxalim de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique). C’est la même chose pour les PE. On voit des effets à des doses de l’ordre du nanogramme [un millième de microgramme, ndlr] par millilitre de sang. » Même si on interdit telle substance dans les produits alimentaires par exemple, les quantités infimes migrant depuis l’emballage peuvent suffire à poser problème. Pour corser l’exercice, certains PE se comportent de façon tout à fait extravagante aux yeux d’un toxicologue. « Jusqu’à présent, toute la toxicologie était basée sur le principe de Paracelse : c’est la dose qui fait le poison, rappelle Catherine Viguié. Le problème, avec les perturbateurs endocriniens, c’est que cela ne se vérifie pas. Parfois, la substance sera plus toxique à une certaine concentration qu’à une concentration plus forte. » Le bisphénol A est un des spécialistes de ces réponses erratiques, ce qui fait dire à un toxicologue aguerri qu’il n’a « jamais rencontré une substance aussi ch… » et nous conduit à conclure que l’Union européenne ferait mieux d’interdire un composé aussi imprévisible. « Sur les cellules de cancer du testicule, nous avons mis en lumière un effet antiprolifératif du BPA à forte dose mais prolifératif à faible dose, appuie Patrick Fénichel, gynécologue et endocrinologue au CHU de Nice et chercheur à l’Inserm. Au niveau du nanogramme par millilitre de sang, il stimule les cellules cancéreuses dans le testicule. Or c’est à ce taux que nous l’avons retrouvé dans le sang de cordon des nouveau-nés. » Cette particularité des PE constitue un véritable défi pour qui cherche à fournir une base scientifique au législateur. « Quand on évalue une molécule, on ne sait pas si un virage va se produire et où. Il faut tester un très grand nombre de doses, cela complexifie énormément l’évaluation », soupire Catherine Viguié.
Troisième difficulté, l’effet cocktail possible. Dans un mélange de PE, ce à quoi nous pouvons en pratique être exposés, les effets de chacun peuvent s’additionner (ce n’est pas propre à ces composés), mais aussi agir en synergie. Le mécanisme a été démontré in vitro : deux PE très faiblement actifs par eux-mêmes ont « coopéré » pour activer un récepteur, si bien que la toxicité du mélange était beaucoup plus forte que l’addition des deux. Aujourd’hui, des chercheurs travaillent à démontrer cet effet sur l’homme. Or, la réglementation encadre le plus souvent composé par composé, comme s’ils n’étaient pas susceptibles d’interagir.

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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Lun 24 Avr 2017 - 19:19

TOUS LES CONCEPTS SONT À REMETTRE À PLAT

Last but not least, nous ne sommes pas également sensibles aux PE à toutes les périodes de la vie. « C’est in utero, lorsque se développent tous les organes, qu’ils sont le plus susceptibles d’effets délétères. On a beaucoup de données là-dessus », constate Robert Barouki, médecin et directeur de recherche en toxicologie à l’Inserm. Car, contrairement à l’âge adulte où les hormones ont un effet transitoire, chez le fœtus et le nouveau-né, elles ont une fonction de programmation de l’organisme. Une interférence peut donc produire des dégâts irréversibles, d’où l’importance pour les femmes enceintes d’être vigilantes. Ensuite, pendant toute l’enfance, se poursuit le développement du système nerveux. Puis la puberté – incluant la prépuberté qui commence avant 10 ans chez les filles – est une période particulièrement vulnérable pour le dé­veloppement du système reproducteur. Conséquence : « Si une étude n’a pas couvert une période critique, on peut passer à côté d’un effet toxique, met en garde le scientifique. Lorsqu’on étudie le rapport entre exposition à la dioxine et cancer du sein, on ne trouve rien tous âges confondus, mais une association forte chez les filles exposées avant 14 ans. » Une difficulté supplémentaire pour les chercheurs, qui doivent tenir compte de cette importance de la fenêtre d’exposition. « Nous avons besoin de remettre à plat tous les concepts admis jusque-là en toxicologie pour établir la manière la plus pertinente de gérer les perturbateurs endocriniens », résume Robert Barouki. Il y a donc encore beaucoup de pain sur la planche pour les scientifiques. Mais, comme le soulignait le Parlement européen en 2013, le fait que les connaissances soient encore fragmentaires ne doit pas faire obstacle à des mesures de protection sanitaire pour éviter des conséquences potentiellement graves pour la santé humaine et l’environnement.
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Fabienne Maleysson

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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Lun 8 Mai 2017 - 14:09


En mars dernier, un article du New York Times mettait en exergue le déclin des villes de province françaises. Prenant l’exemple d’Albi, le journaliste américain brossait un portrait au vitriol de la cité épiscopale, classée par l’Unesco au patrimoine de l’humanité, avec ses vieilles bâtisses à l’abandon, ses devantures closes, où seules subsistent les boutiques pour touristes et les grandes chaînes de l’habillement. Ce pavé dans la mare a immédiatement suscité l’indignation de la municipalité et d’une association de commerçants, qui ont contesté vigoureusement cette vision catastrophiste. Il est vrai que la préfecture du Tarn n’est sans doute pas la ville française la plus touchée par la déliquescence de ses commerces. Toutefois, la polémique, relayée par les médias, aura eu le mérite de pointer un problème réel. Il suffit de sortir des autoroutes et de traverser petites villes et villages de France pour constater la disparition de nombreux commerces : difficile, aujourd’hui, d’y trouver un café, une épicerie ou une boulangerie. Quant aux villes moyennes, elles présentent toutes la même physionomie avec leurs rocades de contournement et leurs chapelets de grandes surfaces et de centres commerciaux séparés par d’immenses parkings. Dans les centres-villes, c’est le même spectacle de magasins fermés, de baux à céder.
Un phénomène qualifié de « préoccupant » par le récent rapport sur « La revitalisation commerciale des centres-villes », rédigé par l’Inspection générale des finances (IGF) et le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) à la demande du gouvernement. Selon ce rapport, en 2015, plus de la moitié des cœurs des villes moyennes (de 10 000 à 100 000 habitants) avaient un taux de commerces vides supérieur à 10 %, un taux considéré par les experts comme témoignant « d’un déclin structurel de la commercialité du centre-ville ». Mais dans certaines communes, la « vacance commerciale », c’est-à-dire le taux de commerces fermés, atteint des sommets vertigineux, comme à Béziers (24,4 %), Châtellerault (22,5 %) ou Forbach (21,9 %). Seules les villes qui sont en capacité d’attirer une autre population que celle des résidents, notamment les cités touristiques (Aix-en-Provence, Annecy, Beaune, Biarritz, La Rochelle, Saint-Jean-de-Luz, Saint-Malo…) parviennent à tirer leur épingle du jeu. Les autres sont touchées de plein fouet.

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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Lun 8 Mai 2017 - 14:09

FERMETURE D’USINES EN ARRIÈRE-PLAN

La faute à qui ? Il serait trop facile de désigner les grandes surfaces comme étant la cause unique de ce dépérissement. La situation est bien plus complexe. Elle résulte de la profonde mutation, au cours des trente dernières années, de nos comportements de consommateurs. Le développement fulgurant des médias, de la publicité, des loisirs et de l’automobile a bouleversé nos modes de vie, faisant table rase d’un monde qui semblait pourtant immuable, faute pour celui-ci d’avoir su s’adapter à ces nouvelles attentes. Pour Olivier Razemon, auteur d’un essai au titre provocateur, Comment la France a tué ses villes (1), « le délitement du commerce n’est que le signe le plus visible de la dévitalisation du cœur de nos villes. » Les statistiques de l’Insee montrent en effet que le détricotage du tissu commercial traditionnel des centres-villes s’accompagne d’autres problèmes plus graves : taux de chômage, de logements vacants et de pauvreté élevés, et diminution de la population. « Depuis 50 ans, on a construit la ville hors de la ville, avec une séparation des territoires, des lieux où on est censé acheter, ceux où on dort, ceux où on travaille et ceux où on se distrait », poursuit Olivier Razemon. Les collectivités locales accentuent ce mouvement centrifuge lorsqu’elles délocalisent à la périphérie des villes les services et les équipements publics : collèges, hôpitaux, médiathèques, services administratifs, piscines, etc. Paradoxalement, plus les villes sont sinistrées, plus elles sont suréquipées en grandes surfaces. « À la fin des années 1990, confrontés à la fermeture des usines et à la baisse de la population, les élus locaux ont cédé à un mouvement de panique, explique Pascal Madry, directeur de l’Institut pour la ville et le commerce. Ils se sont laissé séduire par les arguments des enseignes qui leur proposaient de nouveaux équipements, attirés par la perspective de recettes fiscales conséquentes et de créations d’emplois. » D’autant plus qu’ils y voyaient un avantage concurrentiel vis-à-vis des territoires voisins qui risquaient de récupérer l’offre si eux-mêmes la refusaient. Hélas, comme le pouvoir d’achat n’a pas suivi et que la population a continué de décliner, ils n’ont fait que transférer les friches industrielles vers le secteur tertiaire, alors que les centres-villes continuaient à se vider inexorablement.

CERTAINS MAIRES RÉAGISSENT

Dans certains cas, la situation est devenue si critique que les maires eux-mêmes ont pris conscience de l’urgence qu’il y avait à stopper l’hémorragie et à engager une politique de revitalisation de leur centre-ville. Les premières mesures ont été la requalification des espaces publics, la réorganisation de la circulation, la défense du commerce de proximité, etc. Des actions menées en concertation avec les acteurs économiques. « Quand les banques, les assurances, les cabinets d’architecte rachètent les cafés, les brasseries, les bijouteries, les pâtisseries, les rues affichent des rideaux baissés le samedi… On a donc introduit dans le PLU (plan local d’urbanisme) une règle de maintien du caractère artisanal ou commercial pour les cessions de fonds », explique Jean-François Debat, le maire de Bourg-en-Bresse. D’autres villes prennent des mesures plus volontaristes en faisant l’acquisition des surfaces commerciales, afin de contrôler leurs affectations et de proposer des loyers encadrés aux futurs exploitants. À Chessy (77), en région parisienne, le maire, Olivier Bourjot, a ainsi obtenu en quelques années l’ouverture d’une boulangerie, d’un magasin de primeurs, d’une supérette et d’un caviste.
Mais ces initiatives restent limitées et ne pourront, à elles seules, inverser une tendance lourde au niveau national, car l’équation est complexe et les moyens dont disposent les élus sont souvent insuffisants. Créer un cadre de vie plus agréable, aménager les places, faciliter le stationnement et la circulation dans le centre sont des éléments nécessaires, mais ils ne feront pas revenir les commerces et les habitants si toute la politique de la ville n’est pas repensée. C’est au cœur de nos cités, sur les places, dans le lacis des rues que s’est jouée pendant des siècles la vie sociale, au rythme des réunions publiques, des manifestations, des cérémonies religieuses, des foires, des marchés et des discussions du café du commerce. Par-delà la nostalgie, ce sont les fondamentaux de la démocratie et du vivre ensemble qui sont remis en cause par le déclin actuel des centres-villes.
La remise en cause de la politique de la ville et du développement commercial incombe à l’État. Pas sûr qu’il ait pris la mesure du problème. À la suite de la publication du rapport de l’IGF et du CGEDD, la secrétaire d’État au Commerce, Martine Pinville, a annoncé le déblocage d’une somme de… 1 million d’euros pour « soutenir les opérations expérimentales et innovantes de revitalisation commerciale ». Une goutte d’eau dans l’océan des besoins.

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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Lun 8 Mai 2017 - 14:10

DES EXPÉRIMENTATIONS QUI NE SUFFIRONT PAS

De son côté, la Caisse des dépôts, bras armé des pouvoirs publics, multiplie les initiatives. Le 30 mars 2016, elle a lancé un dispositif pour la revitalisation des centres-villes en proposant à plusieurs villes moyennes la signature de la convention « Centres villes de demain », qui met à la disposition des municipalités des moyens financiers (prêts à taux zéro) et logistiques (ingénierie commerciale et urbaine, restructuration du patrimoine public, etc.) pour rénover leur centre. Dix localités volontaires participent à cette expérimentation. Un plan d’action similaire, annoncé à l’automne 2013 par Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre d’alors, a été engagé pour les bourgs de campagne de moins de 5 000 habitants, qui sont souvent le poumon de zones rurales isolées.Une occasion inespérée de mener une réflexion de fond sur la nature et la place d’un bourg rural dans l’aménagement du territoire. Ce « Programme national expérimental en faveur de la revitalisation des centres-bourgs » a ainsi permis à la petite ville de Periers et à la Communauté de Communes Sèves-Taute, dans la Manche, de lancer une opération de rénovation des logements vacants du centre-ville pour accueillir les personnes âgées isolées et les jeunes en quête d’un premier appartement. Un projet propose également de convertir l’ancien cinéma, fermé depuis des années, en centre culturel. Ces initiatives importantes dénotent une volonté politique de traiter le problème, mais elles restent très limitées. Les premiers résultats ne se feront sentir que dans plusieurs années. Pendant ce temps, l’urbanisme commercial continue d’imposer sa loi et les centres-villes de dépérir.

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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Lun 8 Mai 2017 - 14:11

LE VENT TOURNE

Pas étonnant, dans ces conditions, que des citoyens excédés prennent la parole et multiplient les initiatives pour stopper l’extension des zones commerciales. À Saillans (26), bourg de 1 240 habitants, la fronde populaire a réussi à faire plier les grandes enseignes, qui ont abandonné le projet de zone commerciale. À Tournus (71), l’association « Tournugeois vivants » et ses 450 adhérents ont décidé de se battre contre l’implantation d’une nouvelle zone commerciale, portée par le maire, qui pénaliserait fortement le centre-ville. L’association, par l’intermédiaire de deux élus, a interpellé Jean-Michel Baylet sur ce projet. Dans sa réponse, le ministre de l’Aménagement du territoire reconnaît que « ce projet commercial d’envergure comporte un risque important de concurrence avec les commerces du centre-ville alors que la ville a été retenue […] pour la revitalisation d’un centre bourg ! » Une réponse qui met en lumière les contradictions de l’action des pouvoirs publics.
Mais le vent est peut-être en train de tourner. L’avenir des centres commerciaux périurbains n’est plus aussi radieux. « On a ouvert en France 30 millions de mètres carrés de surfaces commerciales entre 2000 et 2010, l’équivalent des trente années précédentes, sans que la consommation suive. Il y a un effet de saturation », remarque Pascal Madry. Le système est en train de se fissurer et les grands acteurs de la distribution ne sont plus à l’abri des retournements de situation. Pour preuve les récentes difficultés du groupe Vivarte, dont les enseignes (André, Kookaï, La Halle, Naf Naf, Pataugas, Chevignon…) ont envahi la périphérie de nos villes. Début janvier, à deux doigts de la faillite, il a été contraint d’envisager un plan social d’urgence avec la fermeture d’une centaine de magasins et le licenciement de plus de mille employés. Or, avec plus de 3 000 magasins en France et 17 000 salariés, le groupe est un poids lourd de la distribution dans les zones commerciales. Sa disparition aurait des conséquences dramatiques pour l’emploi dans de nombreuses communes.
Reste que nous votons aussi avec nos Caddie et que la conscience citoyenne des consommateurs est l’arme la plus sûre pour redonner vie à nos centres-villes. C’est en soutenant toutes les initiatives, privées comme publiques, que nous ramènerons l’activité et l’animation autour de nos places. L’avenir du mode de vie à la française en dépend !

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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Lun 8 Mai 2017 - 14:15



Les 20 villes précisées sur la carte sont celles qui connaissent la plus forte augmentation de leur taux de vacance commerciale entre 2012 et 2015. Parmi les localités les plus touchées par les fermetures de commerces en 2015 (soit un taux >15 %) on distingue : Béziers (24,4 %), Châtellerault (22,5 %), Forbach (21,9 %), Annonay (21,3 %), Dreux (19 %), Saint-Brieuc (18,9 %), Montélimar (18,4 %), Libourne (16,5 %), Marmande (15,2 %), Saint-Omer (15,2 %).
Source : Institut pour la ville et le commerce, complément mission.



« Chers clients, chère clientes, notre magasin va fermer définitivement. Nous tenons à vous remercier pour ces 15 magnifiques années passées en votre compagnie. Ce fut toujours un plaisir de vous accueillir et de vous conseiller. Nous avons partagé avec vous de bons moments et parfois même des amitiés en sont nées… Sincèrement, votre équipe : Laurence, Nacéra, Nathalie. » Ce petit mot collé sur une vitrine vide sonne comme une épitaphe dans cette rue de Châtellerault (86) aux allures de cimetière. Partout, des rideaux baissés, des fermetures définitives. La raison ?

Des loyers bien trop élevés et, surtout, la concurrence ­exacerbée des centres ­commerciaux qui ceinturent la périphérie : au sud Auchan et Super U, au nord Leclerc… « Châtellerault est suréquipé par rapport à l’offre », reconnaît Jean-Pierre Abelin, le maire de la ville, omettant toutefois de dire que les élus locaux portent leur part de ­responsabilité dans cette situation. La peur de voir la consommation s’évader vers Poitiers ou vers Tours a généré beaucoup d’ouvertures de grandes surfaces, fragilisant d’autant plus les acteurs plus petits du centre-ville. En tout, une soixantaine de commerces ont déjà mis la clé sous la porte ou déménagé dans les centres commerciaux de la périphérie.

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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Lun 8 Mai 2017 - 14:17

Commerces et bâtisses en déshérence

« Autrefois, la rue Bourbon était le meilleur emplacement, ça grouillait de monde, le samedi, on ne pouvait pas circuler, se souvient la patronne du café de L’Espérance, un bar d’habitués à l’atmosphère conviviale. La situation a commencé à se dégrader dans les années 2008-2009 avec la crise. Maintenant, c’est la débandade, les commerces du centre-ville disparaissent à la vitesse TGV. » Nombre d’habitants ont suivi le mouvement, comme en témoignent les vieilles bâtisses à l’abandon désormais squattées par les pigeons. « Les propriétaires laissent tout pourrir », déplore Carole Quilichini, la directrice de la boutique de prêt-à-porter féminin, Kar’elles, le seul magasin qui subsiste dans la rue de l’Arceau. Difficile pour les commerçants qui tiennent encore bon d’échapper à la spirale de la déshérence. Pourtant, Châtellerault ne manque pas d’atouts. Baignée par la Vienne qu’enjambe le pont Henri-IV, coiffé de deux tours, cette paisible sous-préfecture aux hôtels particuliers en tuffeau possède un charme discret. Mais pour retrouver une dynamique, la belle endormie aurait bien besoin d’un petit lifting.
« Le centre-ville doit retrouver son âme »

Depuis quelques années, la municipalité a pris le taureau par les cornes, en concertation avec les acteurs économiques de la ville. La stratégie de revitalisation passe par l’urbanisme : destruction des bâtiments en ruine, ravalement des façades pour lesquelles les propriétaires peuvent obtenir des aides, aménagement de la circulation et du ­stationnement, relocalisation des services publics, les écoles notamment, restructuration du périmètre commercial sur une surface beaucoup moins grande : le boulevard Blossac, la petite place Émile-Zola entièrement restaurée, le marché couvert de la place Dupleix et les rues transversales menant à la Vienne, dont les rives vont être réaménagées en promenade jusqu’à la « Manu » (l’ancienne manufacture d’armes), qui abrite aujourd’hui l’école nationale du cirque et le musée auto moto vélo. Une « manageuse » de centre-ville a été recrutée pour assurer la coordination des actions commerciales, encourager les porteurs d’initiatives ­originales. « Le centre-ville doit retrouver son âme, proposer autre chose que les produits de masse des centres commerciaux », explique-t-elle. Installé depuis un an, sur le boulevard Blossac, Laure Hémon et son mari Yvon proposent une formule de fast-food à base de produits frais et locaux à prix doux. La réussite est au-delà de leurs espérances. La preuve que si l’offre répond à la demande, ça marche !
Reportage Châtellerault
Pour redonner vie au centre-ville, la municipalité de Châtellerault mise sur les commerçants porteurs de projets originaux et la Vienne, dont les rives seront réaménagées.

NOTES


(1) Éditions de l’Échiquier, 2016.

Florence Humbert

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