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 ENQUÊTE /QUE CHOISIR

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Marck53
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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Ven 30 Juin - 15:03

MARQUES TERRITORIALES ET AOP/IGP

Une coexistence parfois compliquée

Aucun règlement ne restreint ­l’utilisation d’une indication géographique dans l’intitulé d’une marque ou d’un produit à condition de respecter deux principes essentiels du code de la consommation. En premier lieu, la véracité : l’information concernant la provenance ne doit pas être fausse ou susceptible d’induire le consommateur en erreur. Par exemple, apposer le logo Sud de France sur un vin espagnol tomberait sous le coup de la loi. Le second principe exige que le nom géographique accolé à une marque régionale ne soit pas déjà réservé par des produits sous label officiel d’origine (AOC/AOP ou IGP). Par exemple, impossible d’utiliser la dénomination Sud-Ouest comme marque territoriale, alors qu’il existe une IGP pour les canards à foie gras du Sud-Ouest. Une disposition réglementaire qui tourne parfois au casse-tête pour certaines marques régionales. Quelques-unes d’entre elles ont trouvé la parade, comme Bienvenue en Gourmandie, subtile alliance de gourmandise et de Normandie, un moyen de loger à la même enseigne les produits laitiers sous AOP et ceux qui ne le sont pas…

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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Ven 30 Juin - 15:03

GÉOGRAPHIE

Le nouveau découpage des régions sème le trouble



Nouvelle région oblige, Terroirs de Picardie devrait évoluer en Terroirs des Hauts-de-France.
Instauré par la loi NOTRe (1), le redécoupage de la France en 13 régions, au lieu de 22, a rebattu les cartes des marques territoriales. Désormais, les nouvelles régions ont la charge exclusive de l’élaboration du schéma régional en matière d’innovation et de développement économique. D’où l’idée de réunir sous une seule bannière la promotion des produits régionaux, tant au plan national qu’à l’export. Les marques collectives couvrant une aire géographique plus restreinte sont donc invitées à fusionner ou à étendre leur territoire. En Occitanie par exemple, la marque Sud de France, dédiée aux produits du Languedoc-Roussillon, élargit son champ d’action à la région Midi-Pyrénées. En Auvergne-Rhône- Alpes, une nouvelle marque « La région du goût » sert d’identifiant commun aux produits fabriqués ou produits dans la nouvelle région. Quant à la Nouvelle Aquitaine, elle a décidé de se focaliser sur l’export, avec sa nouvelle bannière, « So France by Nouvelle Aquitaine ». Parallèlement, des marques territoriales telles que Signé Poitou-Charentes, Produit en Limousin, Qualité Landes ou Délices du Périgord devraient donc continuer à vivre leur vie. Mais dans d’autres régions, les « mariages » obligés de marques ayant chacune leur histoire ne va pas sans heurts. Ainsi, dans les Hauts-de-France, Terroirs de Picardie traîne les pieds à la perspective d’être logé à la même enseigne que Saveurs en’Or. « Les deux marques sont très complémentaires. Terroirs regroupe en majorité des agriculteurs et des artisans, contrairement à Saveurs en’Or, qui fédère surtout d’assez grosses PME et des industriels, constate Alain Bahuchet, en charge de la promotion de Terroirs de Picardie. La solution serait de créer deux marques, l’une pour les produits fermiers et artisanaux, l’autre pour les produits plus ­industriels, avec des cahiers des charges différents. Ainsi, producteurs et consommateurs s’y retrouveraient. » Pas gagné…
(1) Loi relative à la nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe), promulguée le 7 août 2015.

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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Ven 30 Juin - 15:04

FOCUS

Les deux stars du terroir

Tout les oppose : objectifs, financement et mode de fonctionnement ! Et pourtant « Produit en Bretagne » et « Sud de France » sont les deux fers de lance de la promotion du savoir-faire de nos régions ! 

Produit en Bretagne

Avec le soutien de Leclerc


Produit en Bretagne reste surtout diffusé en Bretagne...
Pour le pionnier des marques régionales, tout a commencé en 1993. Face à une situation économique tendue et à la menace de délocalisation et de désindustrialisation de la région, une poignée de chefs d’entreprise du Finistère Nord décide de s’unir sous une même bannière pour mieux valoriser leur production et la promouvoir sur les marchés locaux. Une initiative privée, loin des circuits officiels. L’idée séduit Édouard Leclerc, qui adhère immédiatement à l’association et lui ouvre les portes de ses hypermarchés. Le message délivré aux consommateurs était simple : « Les clés des entreprises bretonnes sont au fond de nos Caddie et les emplois qui vont avec », résume Malo Bouëssel du Bourg, le directeur général de l’association. L’argument fait mouche. Alors qu’elle ne concernait à l’origine que l’agroalimentaire, la bannière régionale a élargi le cercle de ses membres, qui s’est ouvert aux entreprises de services (banques, assurances, transports…), aux distributeurs ou à la culture (livres, disques, spectacles…).

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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Ven 30 Juin - 15:06

Sud de France

Aux quatre coins du monde


... quand Sud de France rayonne dans le monde entier.
[size]
Tout autre son de cloche en Languedoc-Roussillon. Ici, c’est le conseil régional, à l’initiative de son président d’alors, Georges Frêche, qui est à l’origine de la création de la marque en 1996, avec pour objectif de doper les ventes de ses filières agricoles et surtout viticoles, en grande difficulté. Sous la houlette de la société anonyme d’économie mixte Sud de France développement, la marque ombrelle s’est taillé une place de choix dans les linéaires des supermarchés et s’affiche aujourd’hui sur des milliers de produits, issus de 1 835 entreprises régionales. Mais c’est vers l’export qu’a porté l’essentiel de ses efforts avec l’ouverture d’espaces permanents aux quatre coins du monde : à New York, Londres ou Shanghai. Autant de vitrines exceptionnelles qui assurent tout au long de l’année la promotion des produits de la région. Pour asseoir son image, Sud de France a su capitaliser sur les valeurs traditionnelles des pays méditerranéens : art de vivre, qualité des produits, savoir-faire local et authenticité. Mais derrière la façade marketing, le succès de la marque s’appuie sur une sélection rigoureuse de ses adhérents, avec pas moins de 23 cahiers des charges différents selon les filières.[/size]
 

NOTES


(1) Centre régional de valorisation et d’innovation agricole et alimentaire.


Florence Humbert

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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Jeu 10 Aoû - 10:40


Allergies
 

Choisissez bien vos plantations


Publié le : 23/03/2017
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Alors que les allergies saisonnières gagnent du terrain en France, un meilleur choix des essences plantées en zones habitables, par les communes mais aussi les particuliers, permettrait de limiter leur impact. Pourtant, une information claire sur les plantes à risque se fait toujours attendre.

La mésaventure lyonnaise est désormais bien connue. En 2011, la municipalité plantait 900 bouleaux dans le jardin d’Erevan. Un poumon vert du plus bel effet au cœur du nouveau quartier de la Confluence. Mais aujour­d’hui, si certains riverains se frottent les yeux, ce n’est pas tant devant l’esthétique du résultat qu’en raison des quantités de pollens produits par cette concentration d’arbres allergisants. Un taux qui dépasse largement les seuils de sensibi­lité admis pour les personnes al­lergiques. L’Hexagone connaît peu de répit dans la ronde des allergies saisonnières. Noisetiers et aulnes ouvrent les festivités répandant leurs pollens dès la fin janvier, suivis de près par les cyprès. Au printemps, bouleaux, oliviers et platanes entrent dans la danse, talonnés par les chenilles aux poils urticants qui, au même moment, descendent des cimes des pins.Sans compter les graminées, qui connaissent leur pic en juin, avant que l’ambroisie, une plante invasive qui sévit en Auvergne-Rhône-Alpes, ne close enfin le bal des allergies au pollen (ou pollinoses) d’août à octobre.

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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Jeu 10 Aoû - 10:41

CHENILLE PROCESSIONNAIRE : QUI S’Y FROTTE S’Y PIQUE !

Chaque année, 20 à 30 % des Français souffrent ainsi de pollinoses, qui se manifestent sous la forme de rhinites allergiques (le fameux rhume des foins), de toux, de conjonctivites, voire de crises d’asthme sévères. Les allergies respiratoires sont même au premier rang des maladies chroniques de l’enfant. Pis encore, au cours de ces 20 dernières années, ce risque allergène s’est intensifié du fait de l’augmen­tation de la quantité de pollens émise et de l’élargissement des zones d’implantation de certaines plantes. Des phénomènes liés aux changements climatiques mais aussi à la gestion pas toujours raisonnée ni raisonnable des essences d’arbres et de plantes ornementales potentiellement allergisantes, ou hôtes de nuisibles allergisants, dans les zones habitables. Véritable problème de santé publique, « ces maladies ne peuvent être appréhendées uniquement d’un point de vue médical mais doivent être traitées de manière environnementale »,estime Michel Thibaudon, responsable scientifique du Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA), qui recueille des données polliniques et cliniques dans plus de 80 sites en métropole. Pourtant, un grand nombre de communes ignorent toujours cette problématique de santé dans leur gestion des espaces verts. Quand d’autres, face à des administrés plus qu’irrités par la situation, commencent à agir.
C’est le cas de Fréhel, en Bretagne, station balné­aire des Côtes-d’Armor dont le littoral bordé de pins abrite notamment le plus grand camping municipal de France. Mais depuis une dizaine d’années, les résineux sont à l’origine d’un problème épineux : la chenille processionnaire. Ici, point de pollen mais des poils invisibles à l’oeil nu que l’animal libère quand il se sent menacé. Grâce à leur forme de harpon, ces poils se fixent sur l’épiderme, les yeux ou les voies respiratoires au risque de provoquer des urticaires et des crises d’allergies graves. L’animal duveteux attire la main des enfants et la truffe des chiens à la fin de l’hiver, au moment où les chenilles quittent leur nid par centaines pour s’enterrer dans le sol sous forme chrysalide. « Jusque dans les années 90, le problème était limité au pourtour méditerranéen et au littoral Atlantique mais, avec le réchauffement climatique, la chenille urticante a pu gagner des territoires plus septentrionaux »,constate Jérôme Rousselet, chercheur à l’Inra (Institut national de la recherche agronomique). Si la chenille n’est pas déçue du voyage, c’est non seulement parce qu’elle trouve en Bretagne des conditions climatiques optimales, mais également les pins qu’elle affectionne. En particulier le pin noir (Pinus nigra), arbre ornemental qui, largement planté dans les jardins et au bord des autoroutes, aurait constitué une voie d’accès rapide au nord du pays pour la chenille. Une autre essence est particulièrement appréciée de la petite bête urticante, le cèdre de l’Himalaya (Cedrus deodora), aussi beaucoup vendu en jardineries, généralement sans mise en garde. « Un exemple qui montre l’information nécessaire des particuliers, note Bernard Pinaud, en charge du problème à la mairie de Fréhel. Nos pins, parfois centenaires, font partie de notre identité paysagère. Mais, aujourd’hui, la commune ne plante plus d’essences d’arbres à risque, stipule cette condition dans les appels d’offres des projets d’urbanisme et incite les administrés à faire de même. »

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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Jeu 10 Aoû - 10:42

UN RISQUE AGGRAVÉ PRÈS DES CYPRÈS

En France, aucune mesure contraignante n’oblige, pour l’heure, les particuliers à éviter de planter certains arbres ou plantes ornementales en fonction d’un risque pour la santé. La prévention joue donc un rôle important, car nous sommes les premières victimes de nos mauvais choix. Un constat que l’on peut également faire dans le Sud-Est, fortement touché par les allergies au pollen des cupressacées, famille à laquelle appartiennent le genévrier, le thuya et le cyprès. Un arbre très présent dans les régions Paca (Provence-Alpes-Côte d’Azur) et l’est de l’Occitanie (ex-Languedoc-Roussillon), notamment sous forme de haies brise-vent. À elles seules, les cupressacées représentent un tiers de toutes les émissions de pollens de ce territoire et 9 à 35 % des populations méditerranéennes y seraient sensibles, selon les études. Au département d’écologie forestière de l’Inra-Paca à Avignon (84), on étudie le cyprès de près, afin notamment d’informer la population du risque allergique grâce à CartoPollen (1), un site qui indique au jour le jour l’exposition potentielle à l’échelle des communes, en fonction des émissions de pollen et de la météo. « Mais plus encore que l’environnement local ou régional, le microenvironnement est déterminant dans le risque allergique », observe Christian Pichot, chercheur à l’Inra. Le recueil des pollens dans les eaux de lavage des cheveux d’habitants de Valence (26) et Marseille (13) a ainsi montré une grande variabilité de l’exposition aux pollens en fonction des habitudes de trajets et des lieux de vie. Dans les zones pavillonnaires, où les haies de cyprès peuvent compter des dizaines d’arbres, les taux d’exposition grimpent de manière spectaculaire. En cas d’allergie, il est donc primordial de se préoccuper de son environnement proche. L’équipe avignonnaise, en collaboration avec des chercheurs de SupAgro Montpelier et de l’hôpital Nord de Marseille, a notamment montré que tailler les haies de cyprès au bon moment permet de limiter sensiblement les émissions de pollen (voir encadré). Elle étudie aussi la biologie de reproduction du cyprès dans le but de développer des variétés moins pollinisantes. Mais, avant d’arriver à obtenir des résultats stables et reproductibles, « la prévention et l’information du public restent essentielles », rappelle Christian Pichot.
« Malheureusement, cette information peine à parvenir au grand public », déplore Michel Thibaudon, qui a longtemps milité pour un étiquetage des plantes vendues en jardineries en fonction des risques allergiques et toxiques. Régi par le décret n° 94-510 du 23 juin 1994, cet étiquetage doit indiquer le nom de la plante, sa variété et son fournisseur mais en aucun cas ses éventuels effets nocifs. Passée à la moulinette législative et tempérée par des professionnels (horticulteurs, fleuristes, pépiniéristes…) souvent réticents, cette demande, soutenue par de nombreux médecins et chercheurs, n’a finalement abouti dans la loi qu’à un projet d’affichage de mise en garde dans les jardineries, ce qui est « mieux que rien », selon le scientifique du RNSA.


À gauche, une carte du RNSA*, actualisée chaque semaine, permet de connaître le risque d’allergie pour chaque pollen au niveau des départements. À droite, le site CartoPollen* prédit à 3 jours les émissions de pollen de cyprès au niveau des communes du sud de la France (région Paca et ex-Languedoc-Roussillon). *consultable sur www.pollens.fr

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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Jeu 10 Aoû - 10:44

UNE LOI QUI SE FAIT ATTENDRE

Mais, dans la réalité, cette règle n’est même pas appliquée ! Ainsi, la loi de modernisation du système de santé (n° 2016-41) de 2016 comporte bien un article 57 portant sur la gestion des plantes allergisantes et toxiques. Mais, à l’heure où nous pu­blions, son décret d’application, attendu pour l’été 2016, n’est toujours pas paru et ne le sera probablement pas avant l’élection présidentielle. Au risque de voir encore une fois enterré ce projet, dans les tuyaux depuis 2011 ! Bien sûr, la prise en compte du problème des allergies ne doit pas passer par une suppression arbitraire des plantes en zone urbaine et périurbaine. Nul n’en contestera l’importance pour notre environnement, l’aspect de nos villes et notre moral. « Mais des actions doivent s’engager pour mettre en accord la conception des plantations en ville et la question des allergies aux pollens », conclut Michel Thibaudon.

AU JARDIN, LIMITEZ LES RISQUES !

Chenille processionnaire



Nid de larves de processionnaires en hiver à la cime des pins, côté sud pour profiter du soleil.

En préventif



  • En zone à risque (au sud d’une ligne reliant la Manche au Jura, hors massifs montagneux), évitez de planter les essences les plus attractives (pin noir, pin de Monterey, pin sylvestre, cèdre de l’Himalaya…) ou plantez-les dans des bosquets en association avec des essences de feuillus.
  • Avant de planter, vérifiez l’absence de chrysalides dans la terre du container.


En présence de nids



  • Les pièges à phéromones permettent d’attraper les papillons, afin de limiter leur reproduction. Mais cette mesure n’est efficace qu’à grande échelle (communale, par exemple).
  • Les pièges à chenilles se posent autour des troncs avant la période de procession (fin de l’hiver). Ils se retirent en mai et doivent être incinérés. Attention à ne pas les placer à portée d’un enfant.
  • En cas d’infestation sévère, un échenillage est possible à l’automne. L’opération est délicate, car les poils urticants sont nombreux dans les nids. L’intervention d’un professionnel est conseillée.
  • Posez des nichoirs pour les oiseaux insectivores (mésanges, huppes…).
  • Les périodes de lutte varient selon les régions et les années. Pour intervenir sans risque, renseignez-vous auprès de la Fredon (organisme de défense contre les nuisibles) de votre région.


Cyprès et autres plantes à pollens allergisants



Omniprésents dans le paysage méditerranéen, les cyprès y sont beaucoup utilisés en haies brise-vent ou pour délimiter des parcelles agricoles ou d’habitation.

En préventif



  • Si vous avez des cyprès ou autres cupressacées (thuyas, genévriers) par exemple en haies, pensez à les tailler avant la période de pollinisation (avant la fin de l’hiver). En éliminant une partie des cônes mâles, la taille réduira la quantité de pollen émise.
  • De manière plus générale, on réduit le risque d’allergie en diversifiant les espèces plantées, car les pollens présents en quantité très importante dans une région constituent toujours un risque potentiel (exemple : cyprès en Méditerranée, bouleau dans l’est de la France).
  • Dans les haies, privilégier les plantes à fleurs permet de réduire le risque, car leur pollen, principalement transporté par les insectes (et non le vent), est moins inhalé et donc moins allergisant.


NOTES

(1) Consultable sur le site du RNSA : www.pollens.fr

Marie-Noëlle Delaby

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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Jeu 24 Aoû - 20:49



Bruxelles accouche d’une souris

De meilleures conditions d’élevage, plus de production locale : les attentes du consommateur se diversifient face à des promesses parfois ténues mais souvent tenues. La principale motivation des adeptes du bio demeure toutefois ses bienfaits supposés pour la santé. À juste titre. Comme l’indiquent nos résultats, si l’intérêt sanitaire à consommer bio varie selon les familles d’aliments, pour les végétaux cela réduit significativement l’exposition aux résidus de pesticides !
Un bénéfice que Parlement et Conseil européens ambitionnaient de renforcer via une nouvelle réglementation bio, plus exigeante. Hélas, la montagne législative, empêtrée dans des débats houleux, a accouché d’une souris le 29 juin dernier.
La Commission a en effet dû renoncer à sa mesure la plus ambitieuse, le déclassement des produits contaminés. Son objectif : introduire des seuils de résidus de pesticides interdits dans le bio, dont le dépassement entraînerait le déclassement automatique des produits. Un projet notamment soutenu par la Belgique et l’Italie, qui appliquent une politique semblable à l’échelle nationale. Mais il a été abandonné sous la pression d’une majorité d’États, dont la France, qui a invoqué le principe d’obligation de moyens et non de résultats sur lequel repose le bio européen. Autrement dit, le label AB ne certifie pas qu’un produit est dénué de pesticides, mais simplement que le producteur met en œuvre les conditions pour cultiver sans engrais chimiques. « Pénaliser les agriculteurs bio à l’heure où les contaminations fortuites par les cultures conventionnelles sont encore trop nombreuses serait injuste et cette mesure ne peut voir le jour sans un principe de pollueur-payeur », estime Stéphanie Pageot, présidente de la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab). Elle rappelle toutefois que certains labels bio privés prônent des mesures strictes pour lutter contre ces contaminations fortuites en interdisant les exploitations mixtes, celles qui produisent en bio et en conventionnel

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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Jeu 24 Aoû - 20:50

Les prix ne baissent pas

En attendant que les États se mettent d’accord, le nombre de magasins spécialisés en bio explose et les distributeurs généralistes étoffent leurs gammes. Cette hausse de l’offre devrait infléchir les prix. Pourtant, nos relevés dans 1 518 magasins montrent que la facture pour un même panier de courses est au moins 70 % plus élevée en rayon bio qu’en rayon conventionnel ! Or, le prix reste le premier critère de choix des ménages (48 %) devant l’origine du produit (36 %), selon la récente étude Inca 3 de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail). Certes, « produire vert demande plus de main-d’œuvre et d’espace pour une production égale », rappelle Stéphane Bellon, de l’Institut national de la recherche agronomique. Et le bio rémunère souvent mieux les producteurs. Mais cela ne justifie pas une telle cherté et la question des marges des distributeurs se pose. L’Agence bio, plate-forme nationale de promotion du bio, nous promet plus de transparence grâce à un observatoire des marges et des prix. On espère avoir les premiers résultats en 2017, notamment pour le lait et le steak haché. Pour sa part, l’UFC-Que Choisir boucle une étude sur la question. Ses conclusions devraient être dévoilées très prochainement. Nous en reparlerons.

Interview

Sylvain Doublet, agence Solagro

“ Le pari : 50 % de bio à l’horizon 2050 „
 Sylvain Doublet travaille pour Solagro, une agence spécialisée dans la transition énergétique et alimentaire. Il est le coauteur d’Afterres2050. Ce scénario fait le pari d’un modèle basé à 50 % sur une agriculture biologique et à 50 % sur une agriculture intégrée, réduite en pesticides.

Que Choisir : 33 ans pour passer de 6 à 50 % de bio en France, est-ce réaliste ?

Sylvain Doublet : L’objectif ­d’Afterres2050 est d’alimenter le débat autour d’une question : comment nourrir une population plus nombreuse en 2050 compte tenu des limites des rendements agricoles, qui ont déjà atteint leur pic, tout en respectant les objectifs de réduction des pesticides et des émissions de gaz à effet de serre ? Afterres2050 montre, de manière chiffrée, qu’il est possible de nourrir correctement la France et ses voisins avec un modèle agricole plus durable, à condition de jouer sur les bons leviers. Il faut notamment repenser l’utilisation des terres et des productions, soit diviser par deux le cheptel bovin, multiplier par trois le maraîchage et par deux les protéines végétales (céréales et légumineuses). Ou encore, orienter l’export vers les seuls pays qui le nécessitent, comme le Moyen-Orient, et baisser l’exportation des céréales fourragères. En parallèle, revoir notre régime alimentaire est indispensable pour rendre ce scénario crédible.

QC : En 2050, quelle sera la ­composition de notre assiette ?

S. D : C’est ce que l’on surnomme l’assiette « demitarienne ». Elle s’apparente aux régimes méditerranéens. On y divise par deux la part de viandes et de produits laitiers, on diminue le sucre et l’on augmente d’un tiers la part de fruits, légumes, céréales et légumes et fruits secs. Fait notable, pour la première fois depuis des décennies, l’État incite à baisser la consommation de protéines animales au profit des protéines végétales via le plan national nutrition santé (PNNS 4) et, ce, dans l’intérêt de la santé des Français. En outre, une assiette plus végétale est moins chère pour le consommateur qu’une assiette riche en produits animaux. Ce qui relativise quelque peu le surcoût du bio.

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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Jeu 24 Aoû - 20:50


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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Sam 3 Fév - 20:29


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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Lun 12 Fév - 20:27



Tout compris, le coût des déchets ménagers revient, en moyenne, à 93 € par habitant selon l’Ademe, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. La logique voudrait donc que le montant payé par une personne habitant seule son logement tourne autour de cette valeur. Qu’il soit même inférieur si la collectivité locale a optimisé ses coûts ou si elle offre un service réduit. Ou qu’il soit supérieur si les élus sont peu regardants sur les dépenses ou lorsque la collecte a lieu presque tous les jours. Pourtant, au vu des milliers de réponses que vous nous avez adressées (voir nos résultats), peu nombreux sont les ménages qui paient le juste prix.
Ainsi, 60 % d’entre vous s’acquittent de montants de taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) beaucoup trop élevés, voire prohibitifs. À Crest, dans la Drôme, Charles paie, par exemple, 250 € sans même avoir droit à la collecte à domicile. Il doit porter son tri sélectif à 800 mètres, ses ordures ménagères à 1,5 kilomètre. En plus, il en a peu : il composte tout ce qui peut l’être, des déchets de cuisine à ceux du jardin. Pour Anne-Marie, qui vit à Essômes-sur-Marne (Aisne), elle est de 350 € alors que son bac d’ordures ménagères sort seulement 18 fois par an tant elle composte. Pis encore : adepte du « jeter moins », voire du « zéro déchet » avec ses cultures bio qui lui évitent bien des emballages alimentaires, Jacqueline paie 515 € de taxe. Elle vit pourtant seule à La Gaude, près de Nice (Alpes-Maritimes).

biz

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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Lun 12 Fév - 20:28

Un véritable non-sens

Des exemples comme ceux-là, nous en avons reçu par centaines. Et vivre à deux, voire en famille, ne met pas à l’abri des taxes prohibitives, là encore même si le service est réduit au minimum. « Une petite fortune pour un service limité », nous prévient Chantal, qui habite avec son mari à L’Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse). De fait, pour un ramassage par semaine, la commune les taxe à 972 €. Quant à Roger et son épouse, ils ne comprennent vraiment pas leurs 811 € de taxe pour leurs ordures ménagères collectées une fois par semaine, d’autant que tout près de chez eux, à Senonches (Eure-et-Loir) « une petite supérette envahit le trottoir de monceaux d’emballages et paie moins que nous ».
Mais à l’autre extrémité de notre panel, on trouve aussi des montants de taxes insuffisants pour couvrir le coût du service. Ainsi, pour deux collectes d’ordures ménagères par semaine, c’est 91 € pour un couple à Étaules (Charente-Maritime), 135 € pour trois personnes à Pierrelaye (Val-d’Oise), 181 € à Mâcon-Loché (Saône-et-Loire) ou 188 € à Rungis (Val-de-Marne) pour des familles avec deux enfants, soit au plus 47 € par personne, soit un montant inférieur aux coût réel. Et malgré des collectes d’ordures ménagères qui ont lieu un jour sur deux, c’est seulement 102 € pour un couple qui vit à Grans (Bouches-du-Rhône).
Il y a encore plus incompréhensible à Pont-Sainte-Maxence et Pontpoint, deux communes limitrophes de l’Oise. Dans deux maisons de 120 m2 habitées chacune par un couple, on paie 294 € pour ses déchets ménagers à Pont-Sainte-Maxence mais seulement 57 € à Pontpoint !
Tous ces cas le démontrent, cette taxe d’enlèvement des ordures ménagères est une absurdité, un non-sens absolu. Car elle n’a rien à voir avec la quantité de déchets produite ou la qualité du service. Sans aucun rapport avec la gestion des déchets ménagers, elle dépend d’un seul et unique critère, la valeur locative du bien. Elle n’incite donc ni au tri ni à la réduction de la production de déchets. Tellement pas, d’ailleurs, que le Grenelle de l’environnement s’était emparé du dossier. En 2009, la loi Grenelle 1 a acté la généralisation de la tarification incitative (voir encadré) dans les cinq ans. Sans grand résultat ! Du coup, la loi sur la transition énergétique de 2015 a repris le flambeau : 25 millions d’habitants devront être en tarification incitative plutôt qu’en TEOM en 2025. Pour l’instant, c’est mal engagé : on est à 5 millions ! Il est vrai que la mesure a des opposants farouches. Et il s’agit des premiers intéressés, les élus locaux et leurs représentants ! « Passer de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères à la tarification incitative peut être un choc fiscal, c’est très compliqué et c’est un coût supplémentaire, assure Bertrand Bohain, le délégué général du Cercle national du recyclage, une association d’élus locaux spécialiste des déchets. L’État a fixé un objectif surdimensionné. Il faut laisser le libre choix du mode de financement aux collectivités locales, nous sommes opposés à la généralisation. »

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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Lun 12 Fév - 20:28

Les vrais responsables : les maires

Car les maires raffolent de la taxe et on les comprend. Ils se contentent de voter son taux lors d’un conseil municipal, puis l’État prend le relais. Ce dernier prélève la TEOM avec la taxe foncière pour le compte de la commune. Comme il s’agit d’un impôt, on s’en prend évidemment aux services fiscaux quand elle dérape, jamais à son maire. Même s’il la fait flamber, il ne court aucun risque d’impopularité. L’État a beau prélever 8 % de frais de gestion, c’est tout bénéfice pour les élus locaux. Ils n’ont pas de fichier d’usagers à gérer, pas d’impayés à recouvrer et, en prime, aucune contestation de leurs administrés.
Tout change avec la tarification incitative, l’État ne s’occupe plus de rien, les élus locaux doivent tout assumer et ils se retrouvent en première ligne face aux contestations. Il y en a en effet toujours à la mise en place et c’est bien normal. Même s’ils paient cher, beaucoup d’administrés ignorent qu’ils versent quel­que chose pour leurs déchets, et même quand ils s’en doutent, ils sont incapables de dire combien ça leur coûte. 55 % des personnes qui nous ont répondu n’en avaient aucune idée avant de participer à notre enquête. Alors, quand on le découvre brutalement à l’arrivée de la première facture, c’est la douche froide. Et forcément, ça fait des vagues. « Quand nous sommes passés en redevance incitative en 2011, se souvient Catherine Gosse, directrice du pôle déchets du Pays-de-Sarrebourg (Moselle), les administrés l’ont très mal pris. On avait bousculé leurs habitudes et, par nature, personne n’a envie de payer pour un déchet. Les gens ne s’apercevaient pas que leur taxe d’ordures ménagères était incluse dans leur taxe foncière. D’un seul coup d’un seul, ils ont reçu une facture à part. Le choc a été rude, ils étaient sûrs que ça ne leur coûtait rien avant. Depuis, ça fonctionne très bien, le volume d’ordures ménagères a énormément diminué, celui de recyclables beaucoup augmenté. Au fur et à mesure, on constate même que les administrés présentent leurs bacs moins souvent à la collecte. En dehors du milieu urbain, ils sont sortis douze à treize fois par an en moyenne. »

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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Lun 12 Fév - 20:29

La taxe, un impôt opaque

Mais il faut expliquer, argumenter, convaincre, admettre qu’on faisait payer autrement sans le crier sur les toits. Une immense majorité d’élus préfère que ça reste dilué dans les impôts locaux. « La taxe d’ordures ménagères est un impôt local qui laisse beaucoup de liberté sur le plan budgétaire, elle masque ainsi le niveau des coûts et leur augmentation, souligne Matthieu Glachant, professeur d’économie à Mines ParisTech et spécialiste des politiques environnementales. À l’inverse, la redevance doit être proportionnée au service rendu, elle impose un équilibre budgétaire dans la gestion des déchets. La tarification incitative est un bel instrument, elle oriente très fortement les comportements vers l’économie circulaire et ne coûte pas cher aux collectivités locales. Leurs recettes augmentent avec la hausse du tri. »
Sauf exception comme Lorient-Agglomération (Mor­bihan), les collectivités qui sont parvenues à réduire drastiquement les quantités d’ordures ménagères sont en redevance incitative, et ce n’est pas un hasard. À l’inverse de la taxe, ce système applique le principe pollueur-payeur. Moins on jette et moins on paie, le tri et le compostage sont rémunérés. L’Ademe a fait les comptes et ils sont « très bons », avec 30 à 50 % d’ordures ménagères en moins par habitant, et 63 à 70 % des usagers concernés favorables à cette tarification incitative. « Un taux d’adhésion élevé pour une mesure de nature économique ou fiscale », précise l’Agence. Elle ajoute que « la tarification incitative est un levier très puissant et sans équivalent pour faire évoluer les comportements des usagers, réduire les ordures ménagères résiduelles (1), améliorer la valorisation, maîtriser, voire baisser, le coût du service ». Et bien que les usagers soient récalcitrants lors de la mise en place, ils en sont les grands gagnants.
Si de fortes disparités existent d’une commune à l’autre, notre enquête démontre que les montants payés en redevance incitative sont nettement inférieurs à ceux de la taxe. Quels que soient la qualité du service et le type d’habitat, elle coûte toujours moins cher. À niveau de service comparable, on paie en moyenne 50 € de moins en milieu urbain, 40 € de moins en zone rurale. Les résultats sont encore plus spectaculaires dans les départements les plus engagés. Si la Vendée affiche un coût moyen de 105 € par habitant sur notre carte, c’est grâce au nombre important de communes qui y sont en redevance incitative. Elles facturent 77 € en moyenne par habitant. En revanche, la TEOM y est au montant prohibitif de 148 € par habitant. En Lorraine, où 15 % de la population est en redevance incitative, y compris en milieu urbain, l’Ademe Grand-Est pointe « des résultats exceptionnels pour les collectivités passées en tarification incitative ». Des ordures ménagères résiduelles divisées par deux, des quantités totales de déchets qui diminuent, et un coût pour l’usager qui a baissé en moyenne de 25 %. Le coût net par habitant s’établissant à 66 € quand la moyenne lorraine est de 89 € en TEOM.

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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Lun 12 Fév - 20:29

Les arguments infondés des élus

Mais les élus accros à la taxe avancent toutes les bonnes raisons de préférer l’impôt. Entre le risque d’impayés à grande échelle, l’explosion des dépôts sauvages, ou encore l’impossibilité en habitat collectif, ils dressent un tableau apocalyptique de la redevance incitative. Alors, qu’en est-il ? Nous avons fait le point avec le Grand Besançon (Doubs), la seule métropole régionale à l’avoir adoptée.
Le risque d’impayés ? « Les sommes non recouvrées représentent 0,4 % du total des factures », souligne Marie-Laure Journet-Bisiaux, directrice de la gestion des déchets à la Communauté d’agglomération. Les dépôts sauvages ? « Nous avons comme partout des encombrants, des gravats, des déchets de professionnels qui ne veulent pas payer pour leur dépôt en déchetterie, dit-elle. Ces phénomènes-là existent tout autant en taxe qu’en redevance. En revanche, nous constatons beaucoup de dépôts sauvages au pied de nos points d’apport volontaire. Nous les avons analysés. À 66 %, il s’agit de recyclables qui sont posés là le plus souvent faute de place dans les conteneurs. À 12 %, ce sont des encombrants qui devraient aller en déchetterie. Avec le développement de l’achat en ligne, nous trouvons aussi de plus en plus de cartons, là encore comme partout. Sur ces dépôts, la part des ordures ménagères qu’on peut imputer à la redevance incitative n’est que de 15 %. C’est peu face à la réduction des tonnages de 30 % depuis la mise en place de la redevance incitative. » Et l’écueil de l’habitat collectif ? « On n’a pas encore atteint l’optimum, mais on prouve que ça fonctionne, poursuit Marie-Laure Journet-Bisiaux. On individualise quand on trouve l’espace de stockage, c’est le cas en petit collectif, pas dans les grands ensembles où on facture aux bailleurs ou aux syndics. On a même des copropriétés qui produisent aussi peu d’ordures ménagères qu’en habitat individuel. Par logement, la redevance peut y être plus faible qu’en périphérie. C’est souvent plus difficile en collectif social, les locaux à déchets ne sont pas tous adaptés. Il y a même encore des gaines vide-ordures. Cela étant, l’habitat social contribue également à la réduction des ordures ménagères. »
Rien d’insurmontable en ville, donc. Ce qui manque, c’est la volonté politique. Elle ne viendra jamais aux élus locaux sans la pression de leurs administrés. Alors, si vous souhaitez un mode de tarification plus juste pour vos déchets ménagers, à vos pétitions, questions, regroupement en collectifs, interpellations publiques. Et tous autres moyens de pression légaux…

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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Lun 12 Fév - 20:32

L’imagination au pouvoir

La taxe d’enlèvement des ordures ménagères
Dans leur immense majorité, les communes ne jurent que par l’impôt local, autrement dit la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM), qui figure dans l’avis de taxes foncières. Elle n’a rien à voir avec les déchets, à part son nom.
La taxe d’enlèvement des ordures ménagères incitative (TEOMI)
L’impôt local peut, pour une part comprise entre 10 et 45 %, devenir incitatif. C’est la TEOMI, qui reste confidentielle. Seules dix collectivités locales l’ont adoptée !
L’absence de taxe
Dans de nombreuses petites communes, il n’y a pas ou peu de TEOM. Les administrés peuvent penser qu’ils ne paient rien ou presque pour leurs déchets. En réalité, le prix est inclus dans leur montant global d’impôts locaux, la commune incluant les déchets dans son budget général.
La redevance
Tout est géré par la commune ou l’intercommunalité. Le budget déchets est spécifique et autonome. Le montant de la redevance dépend du nombre d’occupants par logement ou de la taille du bac d’ordures ménagères. Comparée à la TEOM, elle impose une gestion rigoureuse, elle oblige à rationaliser les coûts, les élus ne pouvant pas envoyer des factures disproportionnées à leurs administrés. Reste que la communauté de communes Provence Verdon (83) a inventé la redevance anti-incitative par excellence, avec un montant uniforme prohibitif de 311 €.
La redevance incitative (RI)
C’est le seul mode de financement basé sur le principe pollueur-payeur. On paie plus si on jette tout, moins si on trie et ­composte. Il y a toujours une part fixe dans la redevance incitative. Son montant dépend de la capacité du bac d’ordures ménagères et il inclut, ou pas, un certain nombre de collectes. Elle est complétée par une part variable basée sur le nombre de présentations du bac d’ordures ménagères à la collecte, et parfois sur son poids.

Notre enquête

60 % des participants paient trop de taxe

Nous avons diffusé un ­questionnaire via notre newsletter du 9 novembre dernier et publié un appel à témoignages dans Que Choisir de décembre 2017 (QC n° 564). La mobilisation a été très forte, plus de 8 000 consommateurs ont participé à notre enquête et 97 % d’entre eux se sont dits très intéressés par ce sujet. Un grand merci à tous pour votre participation.

Les principaux enseignements

55 % des sondés n’avaient aucune idée du montant payé pour leurs déchets avant de participer à cette enquête.
Le montant de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) est très souvent excessif.

  • Les personnes habitant seules paient de 76 € à 519 €. Le montant est nettement surfacturé pour 90 % d’entre elles.
  • Les couples ­s’acquittent de 57 € à 972 €. Le montant est très élevé pour 65 % d’entre eux.
  • Les familles règlent de 135 € à 660 €. Un montant exorbitant pour 20 % d’entre elles.

La redevance incitative (RI) est bien plus juste. Tous types de logements confondus, les participants qui y sont soumis paient de 59 € à 277 €. Au regard des chiffres transmis, il n’y a pas de surfacturations avérées.

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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Lun 12 Fév - 20:32

Des Français inégaux devant « l’impôt poubelle »



©️ ©️Michel GAILLARD/REA

Vos nombreuses réponses à notre questionnaire nous ont permis d’établir cette carte indiquant, pour la plupart des départements, le coût moyen de la taxe par habitant pour la gestion des ordures ménagères. Les inégalités sont criantes.
Vous avez été très nombreux à nous parler de vos habitudes de tri et de collecte, et à nous communiquer le montant de votre taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM), en nous joignant même souvent votre avis de taxes foncières. Merci pour votre participation active à notre enquête et votre confiance. Vos réponses nous permettent de dresser un panorama des vrais prix des déchets ménagers. Tous les montants de taxes que vous nous avez communiqués débouchent sur des ­comparaisons édifiantes entre départements. Nous en avons juste écarté quelques-uns, les réponses y étaient trop peu nombreuses pour être significatives. Les montants payés par les participants facturés en redevance incitative apportent de leur côté un éclairage très ­instructif que nous détaillons sur trois départements.
Les disparités sont énormes d’un département à l’autre, notre carte est très parlante. Les prix ramenés à l’habitant sont, en moyenne, raisonnables dans l’Ouest, Bretagne et Pays de la Loire, et le département normand de la Manche. Ils sont également maîtrisés dans l’Est, à l’exception de la Meurthe- et-Moselle et des Vosges. Ce qui ne met pas à l’abri de tarifs excessifs. Raoul, qui vit seul à Créances (Manche), paie 276 € de taxe, Martine et son mari 401 € à ­Wittenheim (Haut-Rhin). Ces zones-là sont celles qui ont les taux de redevance incitative les plus élevés.

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MessageSujet: Re: ENQUÊTE /QUE CHOISIR    Lun 12 Fév - 20:33

De graves dérives dans le Sud

Les prix sont en revanche exorbitants dans le Sud. Seule la capitale les égale, mais avec un service très haut de gamme. Les élus locaux du Sud sont manifestement peu regardants quand il s’agit du coût de la gestion des déchets ménagers. La méconnaissance des usagers quant au montant de leur taxe d’ordures ménagères facilite d’ailleurs toutes les dérives qu’on a connues par le passé sur le prix de l’eau, sachant que les opérateurs privés qui tiennent le marché des déchets sont les mêmes. On y retrouve Suez ­Environnement d’un côté, Veolia de l’autre. Au vu des coûts par habitant, les élus seraient bien inspirés de renégocier leurs contrats de délégation.


Agrandir la photo


Les abus les plus criants de vos élus*

Logement avec un occupantLogement avec un couple
519 € Nueil-sous-Faye (Vienne)
515 € La Gaude (Alpes-Maritimes)
442 € Mouvaux (Nord)
440 € Saint-Pierre-d’Irube (Pyrénées-Atlantiques)
431 € Heudebouville (Eure)
413 € Mesnil-sur-Iton (Eure)
406 € Frontignan (Hérault)
350 € Essômes-sur-Marne (Aisne), Saint-Germain-­­de-la-Rivière (Gironde)
342 € Marseille, 12e ar. (Bouches-du-Rhône)
332 € Martres-Tolosane (Haute-Garonne)
972 € L’Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse)
811 € Senonches (Eure-et-Loir)
781 € Marseille, 8e ar. (Bouches-du-Rhône)
599 € Montarnaud (Hérault)
579 € Salles-d’Aude (Aude)
577 € Andernos-les-Bains (Gironde)
549 € Saint-Paulet-de-Caisson (Gard)
498 € Saint-Tropez (Var)
489 € Boulbon (Bouches-du-Rhône), Saint-Jorioz (Haute-Savoie)
481 € Amou (Landes)

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