CATHYIMAGES



CATHYIMAGES

IMAGES DIVERS ,NATURE,FEMMES ,HOMMES,ENFANTS,VILES, PAYS, ACTEURS, CHANTEURS, NCIS.
 
Accueilhttps://www.catCalendrierÉvènementsPublicationsFAQRechercherS'enregistrerConnexion
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Derniers sujets
» MACRON ACTUALITE
Hier à 22:15 par Admin

» DÉCRYPTAGE / JOUE AVEC NOTRE SANTE
Hier à 22:03 par Admin

» ACTION LOCAL..
Hier à 21:48 par Admin

» GUIDE D'ACHAT/UN LITIGE?
Hier à 21:45 par Admin

» ACTUALITE/ QUE CHOISIR / DIVERS
Hier à 21:42 par Admin

» ANIMAUX
Lun 16 Juil - 23:26 par Marck53

» AUTOS SPORTIVE
Lun 16 Juil - 23:12 par Marck53

» INFO ACTU
Lun 16 Juil - 13:32 par Admin

» MACRON
Ven 22 Juin - 22:46 par Admin

Juillet 2018
LunMarMerJeuVenSamDim
      1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031     
CalendrierCalendrier
Partenaires

créer un forum

Suivre Forumactif sur Google+Suivre Forumactif sur Google+Suivre Forumactif sur Pinterest




Portail
Index
Membres
Profil
FAQ
Rechercher
Forum

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartagez | 
 

 LA PLANÈTE

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Admin
Admin
Admin
avatar


MessageSujet: Re: LA PLANÈTE   Jeu 24 Mar - 1:18

3

D’où viennent-elles ?
Comment expliquer que la ceinture de Kuiper contienne un aussi grand nombre de comètes et de petites planètes ? Les astronomes pensent qu’elles sont apparues à l’intérieur d’un nuage composé de particules de poussière et de grains de glace. Ces grumeaux de matière se seraient agglomérés pour former des corps plus compacts, mais, trop faiblement concentrés, n’auraient pas pu constituer de grandes planètes.

Les comètes à longue période sont également une partie importante du Système solaire. On estime que leur masse totale représente 40 fois celle de la Terre. La plupart d’entre elles se seraient formées dans la zone des planètes géantes, très tôt dans l’histoire du Système solaire.
Comment ces comètes sont-elles arrivées aux confins du Système solaire ? Il semble que Jupiter et d’autres grandes planètes aient fait office de “ lance-pierres gravitationnels ”, projetant les comètes qui passaient près d’elles vers l’extérieur.
L’exploration des comètes
Les comètes sont constituées de certains des matériaux les plus primitifs du Système solaire. Comment explorer davantage ces objets fascinants ? Il est possible d’étudier de près ceux qui passent dans le Système solaire interne. Plusieurs agences spatiales projettent d’envoyer des sondes destinées à l’exploration de comètes au cours des prochaines années.

Une année-lumière est la distance parcourue par la lumière en une année, soit 9 500 milliards de kilomètres.



COMÈTES ET PLUIES DE MÉTÉORITES

  Lorsque vous voyez une belle étoile filante traverser le ciel, pensez-vous qu’elle vient peut-être d’une comète ? C’est parfois le cas. Quand une comète approche du Soleil, son noyau glacé se désintègre peu à peu, laissant derrière lui une traînée de grains rocheux que l’on appelle des météoroïdes. N’étant pas aussi légers que la poussière qui forme la queue de la comète, ces grains ne sont pas déviés par le vent solaire, mais forment un essaim de débris qui tourne autour du Soleil sur la même orbite que la comète.

  Chaque année, la Terre croise plusieurs de ces essaims de météoroïdes. La pluie d’étoiles filantes des Léonides, que l’on observe à la mi-novembre, est provoquée par des grains libérés par la comète Tempel-Tuttle. Elle présente d’importants maximums tous les 33 ans. Ceux qui l’ont observée en 1966 ont dit avoir vu plus de 2 000 étoiles filantes par minute — une véritable tempête ! En 1998, elle a produit des boules de feu impressionnantes. Cela vaudra certainement la peine de l’observer en novembre prochain.



 1. La comète Hale-Bopp en 1997.
 2. Edmond Halley.
 3. Percival Lowell.
 4. La comète de Halley en 1985.
 5. La comète de Halley en 1910.
 6. Jets de gaz et de poussière émis par la comète de Halley.





Dr. Hal Weaver et T. Ed Smith (STScI), et NASA ; 9) A. Stern (SwRI), M. Buie (Lowell Obs.), NASA, ESA ; 10) Photo NASA ; 11) NASA/JPL/Caltech

Admin

Revenir en haut Aller en bas
http://photosquiparlent.xooit.com/index.php
Sneki2

avatar


MessageSujet: Re: LA PLANÈTE   Mar 29 Mar - 4:17

Une lutte sans trêve contre la mer
De notre correspondant aux Pays-Bas
LES beaux jours de la puissance maritime des Pays-Bas sont révolus depuis longtemps. En effet, c’était pendant la seconde moitié du dix-septième siècle que la marine néerlandaise sillonnait les mers en défiant les flottes de l’Angleterre, de la France, de l’Espagne et du Portugal, seules ou réunies. Cependant, depuis lors, les Néerlandais mènent sans trêve une lutte maritime d’un autre genre : une série de batailles destinées à conserver et à étendre le territoire sur lequel ils vivent, travaillent et se distraient.
Jusqu’à quel point ont-ils réussi ? 
Certains faits concernant les Pays-Bas répondront à cette question. Depuis le seizième siècle, quelque 480 000 hectares de terres ont été conquis sur la mer du Nord, c’est-à-dire une superficie à peu près deux fois et demie celle du grand-duché de Luxembourg. Environ 60 pour cent des Néerlandais habitent cette région arrachée aux eaux tumultueuses et écumantes. Quarante pour cent des terres des Pays-Bas sont situées au-dessous du niveau de la mer, et pourtant, elles produisent d’énormes quantités de céréales et des millions d’oignons de tulipes et d’autres fleurs.

Les vaillants Néerlandais poursuivent cette lutte séculaire sans trêve. Loin de cesser le combat, ils dressent les plans de nouvelles offensives, qui se révèlent d’ailleurs nécessaires, car selon les derniers chiffres, le pays compte déjà environ vingt-deux personnes par hectare, une population plus dense que celle de l’Angleterre (13,5 personnes par hectare). En outre, le prix de l’oisiveté est trop élevé. En effet, la mer ne tarderait pas à envahir de nouveau les terres et à anéantir le travail de nombreuses générations de combattants courageux. La lutte doit donc se poursuivre sans relâche. Cependant, il est agréable de penser que cette conquête de nouvelles terres ne perturbe aucune frontière internationale et n’exige aucune activité militaire ou navale. Et pourtant, les résultats sont tangibles et profitables.

Admin

Revenir en haut Aller en bas
Sneki2

avatar


MessageSujet: Re: LA PLANÈTE   Mar 29 Mar - 4:18

Les polders
Un “polder” est une zone de terres basses conquise sur la mer, un lac ou un fleuve. La technique employée pour créer un polder consiste tout d’abord à entourer d’une digue la région à assécher, et cela pendant qu’elle est encore inondée. On prépare la fondation de la digue en enlevant les couches de terre molle, parfois jusqu’à une profondeur de dix mètres ou davantage, puis on pompe dans cette tranchée sous-marine du sable mélangé avec de l’eau. On dépose sur ce fondement du sable pur jusqu’à une hauteur d’environ deux mètres au-dessous de la surface de la mer. À ce niveau, on doit commencer à utiliser des matériaux plus solides capables de résister à la turbulence de l’eau superficielle.

Sur chacun des bords de cette longue levée de sable sous-marine, on élève une digue plus étroite faite d’argile à blocaux. L’espace intermédiaire est ensuite rempli de sable. La digue est donc composée principalement de sable renfermé dans un revêtement d’argile à blocaux, lequel constitue la partie exposée à l’eau. Évidemment, ce revêtement ne résisterait pas longtemps à la mer houleuse, c’est pourquoi les ouvriers préparent en même temps d’énormes fascines. Celles-ci sont lestées de blocs de basalte et immergées au pied de la digue. Elles la protègent contre le puissant courant de fond qui, sans cela, la saperait.
Ensuite, il faut protéger, avec un rempart plus épais, la partie de la digue qui émerge de l’eau, particulièrement du côté de la mer. On enfonce dans le bord supérieur des fascines, des palplanches qui sont réunies ensuite par des planches horizontales. Sur le revêtement d’argile, on pose des paillassons sur lesquels on déverse des enrochements dont la couche supérieure consiste en blocs de basalte. Le sommet de la digue est recouvert d’argile fertile puis de gazon. Sur certaines digues, on construit même une route.
On reconquiert également des terres par l’assèchement des lacs d’eau douce et des marais. En général, une digue circulaire est construite autour de la zone à assécher. À l’extérieur de cette digue, un canal de ceinture sert de réservoir pour l’eau en excès. Ce genre de digue ne doit pas être aussi robuste que celle que nous avons décrite plus haut, car son côté extérieur n’est pas appelé à résister aux attaques de la mer. Une fois la digue terminée, on procède à l’assèchement par pompage. Autrefois, on utilisait à cette fin les moulins à vent, mais aujourd’hui on se sert généralement de puissantes pompes à moteur Diesel ou électrique.

Puisque l’évaporation ne suffit pas pour éliminer l’eau qui s’accumule par suite des pluies ou de l’infiltration, il est nécessaire de construire également un système permanent de drainage. Un polder asséché est donc divisé en parcelles appelées kavels. Celles-ci sont délimitées par un réseau de fossés qui ont une double fonction : assurer le drainage et servir de lignes de démarcation. Les kavels sont divisés à leur tour en parcelles plus petites encore par des rigoles qui alimentent les fossés. L’eau aboutit aux canaux qui la dirigent vers les stations de pompage et servent en même temps de voies navigables.
Si le polder souffre d’une pénurie d’eau en été, il est irrigué grâce au même réseau de fossés et aux installations de pompage utilisés en sens inverse. Dès qu’un polder est asséché, le gouvernement prépare le sol pour sa mise en culture, tâche qui demande environ quatre ans. En automne, on sème le chou-marin et le blé d’hiver, que l’on récolte l’année suivante. On laisse alors la terre en jachère jusqu’aux semailles de l’orge au printemps de la troisième année. Au cours de la quatrième année, on sème l’avoine, la luzerne et le lin. La cinquième année, les terres sont affermées.

Admin

Revenir en haut Aller en bas
Sneki2

avatar


MessageSujet: Re: LA PLANÈTE   Mar 29 Mar - 4:19

Pour conjurer les catastrophes
De temps à autre, au cours des siècles, il s’est produit des inondations désastreuses. Lors de ces catastrophes, les habitants des polders ont dû se réfugier sur les buttes ou collines artificielles appelées terpen, en attendant que les eaux soient de nouveau maîtrisées. Il devint évident que le meilleur moyen de conjurer ces désastres consistait à raccourcir le littoral vulnérable. Une carte ancienne des Pays-Bas montre le Zuiderzee comme un golfe avançant très loin dans les terres. À marée basse, sa profondeur était d’environ quatre mètres cinquante. On proposa donc de construire une digue de trente kilomètres de longueur qui fermerait ce golfe à l’endroit le plus étroit, c’est-à-dire entre la Frise et la Hollande septentrionale.
Commencée en 1927, cette digue de barrage fut achevée en 1932. Elle a une épaisseur de 100 mètres au niveau de la surface de l’eau et de 150 mètres à sa base. Elle est pourvue d’écluses pour l’évacuation dans la mer de l’eau des fleuves. D’autres écluses permettent l’entrée de bateaux jaugeant jusqu’à 2 000 tonnes. De cette manière, le commerce n’est pas entravé, tandis que le danger de grandes inondations est considérablement réduit. En outre, cette digue a permis d’ajouter de vastes étendues de terres au royaume des Pays-Bas. En effet, on a déjà reconquis 126 000 hectares sur l’ancien Zuiderzee. Les travaux sont en cours pour la création d’un polder de 40 000 hectares et on vient d’entreprendre ceux d’un autre de 60 000 hectares. Finalement, il ne restera du Zuiderzee qu’un lac d’eau douce, l’IJselmeer, d’une superficie d’environ 120 000 hectares.
Un autre front
L’inondation la plus grave de l’histoire des Pays-Bas eut lieu en janvier 1953 ; elle dévasta les terres autour des estuaires du sud-ouest du pays. En tout, une superficie de 160 000 hectares fut inondée, et 1 800 personnes trouvèrent la mort. Une commission fut donc nommée pour étudier d’éventuels moyens de défense contre ce genre de catastrophe. C’est ainsi qu’en 1957, le gouvernement vota une loi approuvant le “plan Delta”. Ce projet proposait d’isoler de la mer du Nord les bras de mer du sud-ouest, et de raccourcir ainsi de près de 700 kilomètres le littoral des Pays-Bas.

En 1961, on ferma le bras de mer entre l’île de Walcheren et le Beveland, appelé le Veersche Gat. Il est large d’environ deux kilomètres et demi, et 70 000 000 de tonnes d’eau s’y engouffraient à chaque marée haute. À partir des deux pointes de terre, on construisit un long barrage de sorte qu’il ne restait finalement qu’une brèche de 315 mètres à fermer. Pour effectuer cette dernière opération, on se servit de caissons. Le caisson, qui mesure 45 mètres de long, 20 de large et 20 de haut, est conçu de telle façon qu’il peut flotter ou être immergé, et il est muni de grilles susceptibles d’être levées ou abaissées. Sept de ces caissons furent immergés dans la brèche à fermer. Au moment où la marée était la plus favorable, on remplit les caissons de lest et on ferma les grilles. On déversa ensuite sur les caissons un énorme volume de sable qui formait une digue capable de résister à la mer la plus démontée.

Entre-temps, on avait entrepris l’endiguement du Haringvliet, bras de mer entre Goeree-Overflakkee et les îles de Voorne et de Putten. La marée précipite 260 000 000 de tonnes d’eau dans cet estuaire d’environ quatre kilomètres de large. À ce volume d’eau viennent s’ajouter les eaux du Rhin et de la Meuse. Le barrage du Haringvliet aura une double fonction : protéger les fleuves contre l’invasion de la mer, et régler le débit, la répartition et la mise en réserve de l’eau des fleuves. La réalisation de ces tâches exige un complexe d’écluses qui a déjà été construit sur une fondation de 22 000 pilots de béton. Il mesure un peu plus d’un kilomètre et comporte dix-sept vannes pesant chacune 467 tonnes et mesurant 55 mètres de large. Ces vannes, munies d’une porte de chaque côté, laissent passer près de 20 000 000 de litres d’eau à la seconde.

Admin

Revenir en haut Aller en bas
Sneki2

avatar


MessageSujet: Re: LA PLANÈTE   Mar 29 Mar - 4:20

***
L’endiguement de deux autres bras de mer est encore à l’état de projet. L’un d’eux, le Brouwershavense Gat, nécessitera un barrage de cinq kilomètres et demi de longueur. L’autre, qui fermera l’Escaut oriental, doit pouvoir résister à une marée qui déverse dans l’estuaire 1 100 000 000 de tonnes d’eau. À titre de comparaison, la digue qui ferme le Zuiderzee fut construite dans de l’eau de cinq mètres de profondeur en moyenne, tandis que la profondeur de l’Escaut oriental est de 17 mètres en moyenne et elle atteint 40 mètres par endroits. La digue de barrage du Zuiderzee a une épaisseur de 150 mètres à la base, tandis que celle de l’Escaut oriental devra avoir une épaisseur de 1 100 mètres.

Ces deux grands projets exigent aussi la construction de deux barrages auxiliaires. Le premier, le barrage de Grevelingen, est déjà terminé. Le second, celui de Volkerak, entre Goeree-Overflakkee et la terre ferme, est presque achevé. Ils permettront de contrôler les courants de marée pendant la construction des grands barrages.

À Grevelingen, on a recouru à une nouvelle méthode de construction : l’emploi d’un transporteur aérien. Il comportait deux câbles suspendus à des pylônes en acier et pourvus de douze bennes chacun. Chaque benne portait un filet d’une capacité de dix tonnes de gravier ou d’enrochements. Cette méthode s’est révélée rapide et efficace.

Les fruits de la victoire
Les vaillants combattants des Pays-Bas ont dû mener une lutte dure et longue. Ils ont essuyé des revers et ont connu des moments d’angoisse, mais leurs efforts ont été largement récompensés. Les deux projets les plus importants, le plan Delta et le plan Zuiderzee, permettent d’alimenter le pays en eau douce, élément indispensable à la fois à l’agriculture et à l’industrie croissante. Déjà, le Zuiderzee est devenu un gigantesque réservoir d’eau douce grâce à l’eau apportée par les fleuves au cours des années écoulées depuis sa construction. De même, la fermeture des bras de mer du sud-ouest créera un autre énorme lac d’eau douce.

Le plan Delta a aussi l’avantage de rendre possible la construction d’un réseau de bonnes routes dans le sud-ouest du pays. Les deux projets ont pour but également de combattre la salure du sol. En effet, le sel apporté par les marées se dépose sur le fond des fleuves, des canaux et des fossés de drainage d’où il s’infiltre dans la terre, diminuant ainsi sa productivité. Les vastes lacs d’eau douce auront pour effet d’empêcher cette infiltration d’eau salée.

La carte ci-dessus permet de se rendre compte d’un autre avantage, car elle montre les régions des Pays-Bas qui se trouveraient sous l’eau sans les digues et les dunes qui se dressent entre une grande partie de la population et la tumultueuse mer du Nord. Sans conteste, la lutte des vaillants combattants néerlandais contre la mer leur apporte une récompense bien plus grande que les victoires navales les plus éclatantes — mais meurtrières — du passé !

Admin

Revenir en haut Aller en bas
Sneki2

avatar


MessageSujet: Re: LA PLANÈTE   Mar 20 Sep - 1:27

La planète Terre est-elle menacée ?
ON A parlé du réchauffement climatique comme de la plus grave menace pesant sur l’humanité. Ce qui inquiète les chercheurs, “ c’est de penser que nous avons déclenché une succession lente mais inexorable de changements ”, lit-on dans la revue Science. Les sceptiques contestent cette affirmation. S’ils sont nombreux à admettre le réchauffement de la planète, ils doutent tant de ses causes que de ses conséquences. Pour eux, l’activité humaine est peut-être impliquée, mais pas forcément au premier chef. Pourquoi une telle divergence d’opinions ?
Tout d’abord, les processus physiques à la base du climat sont complexes et compris seulement en partie. De plus, les groupes d’intérêt ont tendance à interpréter à leur façon les données scientifiques, comme celles qui servent à expliquer la hausse des températures.

Admin

Revenir en haut Aller en bas
Sneki2

avatar


MessageSujet: Re: LA PLANÈTE   Mar 20 Sep - 1:28

L’élévation des températures : une réalité ?
D'Après un rapport récent du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), financé par l’ONU, le réchauffement climatique est “ sans équivoque ”, ou avéré, et l’homme en est “ très probablement ” le principal responsable. Certains de ceux qui n’adhèrent pas à ces conclusions — en particulier à celle touchant à la responsabilité humaine — admettent qu’en raison de leur extension les villes se réchauffent ; et puis le béton et l’acier absorbent facilement la chaleur du soleil et refroidissent lentement durant la nuit. Mais, pour les sceptiques, les données recueillies en ville ne traduisent pas ce qui se passe en zone rurale et faussent les statistiques.
D’un autre côté, Clifford, ancien d’un village situé sur une île au large des côtes de l’Alaska, dit avoir vu des changements de ses propres yeux. Les habitants de son village ont l’habitude de traverser la banquise jusqu’au continent pour chasser le caribou et l’élan. Toutefois, la hausse des températures est en train de tuer leur mode de vie traditionnel. “ Les courants ont changé, l’état de la glace a changé et la prise en glace de la mer des Tchouktches a [...] changé ”, témoigne Clifford. Il explique qu’auparavant la mer gelait fin octobre, mais qu’aujourd’hui elle ne gèle pas avant fin décembre.
En 2007, le réchauffement était également manifeste au passage du Nord-Ouest, complètement dégagé pour la première fois dans l’Histoire. “ Ce que nous avons observé cette année est spécifique de l’allongement des saisons de fonte ”, déclare un maître de recherches pour le Centre américain de la neige et de la glace.

Admin

Revenir en haut Aller en bas
Sneki2

avatar


MessageSujet: Re: LA PLANÈTE   Mar 20 Sep - 1:30

L’effet de serre, essentiel à la vie
Une des explications à de tels changements est l’accentuation d’un phénomène naturel essentiel à la vie sur terre : l’effet de serre. Environ 70 % de l’énergie du soleil qui atteint la terre réchauffe l’air, le sol et la mer. Sans ce processus, la température moyenne à la surface du globe serait d’à peu près 18 °C au-dessous de zéro. La chaleur ainsi absorbée est ensuite libérée dans l’espace sous forme d’infrarouges, ce qui préserve la planète de la surchauffe. Cependant, lorsque des polluants modifient la composition de l’atmosphère, la quantité de chaleur évacuée est moindre, ce qui peut provoquer une élévation des températures de la terre.
Parmi les gaz à effet de serre, citons le dioxyde de carbone, l’oxyde d’azote et le méthane, ainsi que la vapeur d’eau. La concentration de ces gaz dans l’atmosphère a augmenté sensiblement au cours des 250 dernières années, depuis le début de la révolution industrielle et l’utilisation accrue de combustibles fossiles comme le charbon et le pétrole. La population grandissante d’animaux d’élevage, qui produisent du méthane et de l’oxyde d’azote en digérant, serait un autre facteur accentuant l’effet de serre. Des chercheurs évoquent aussi des causes de réchauffement qu’ils disent antérieures à l’action humaine sur le climat.
Une simple fluctuation de plus ?
Ceux qui doutent que l’activité humaine soit en cause dans le réchauffement signalent que la terre a déjà connu des variations considérables de température. Et de citer ce qu’on appelle les périodes glaciaires, où la planète aurait été bien plus froide qu’aujourd’hui. Pour démontrer l’origine naturelle du réchauffement, ils s’appuient sur des faits indiquant que dans des régions froides, comme le Groenland, poussait à une époque une végétation préférant les latitudes chaudes. Bien entendu, les spécialistes reconnaissent que, plus ils remontent dans le passé, plus leurs certitudes sur le climat diminuent.
Qu’est-ce qui a pu faire autant fluctuer les températures, avant que l’activité humaine n’entre en jeu ? Il est possible que soient intervenues les taches et les éruptions solaires, qui agissent sur la production d’énergie solaire. Par ailleurs, l’orbite de la terre varie selon des cycles de plusieurs dizaines de milliers d’années qui modifient la distance entre notre planète et le soleil. Citons aussi l’influence de la poussière volcanique et des modifications dans les courants océaniques.

Admin

Revenir en haut Aller en bas
Sneki2

avatar


MessageSujet: Re: LA PLANÈTE   Mar 20 Sep - 1:31

L’élaboration de modèles climatiques
Si la température terrestre augmente réellement, quelles qu’en soient la ou les causes, une question demeure : quels en seront les effets sur nous et sur l’environnement ? Il est difficile de le prédire précisément. Néanmoins, les scientifiques disposent aujourd’hui d’ordinateurs puissants, grâce auxquels ils simulent l’évolution du climat. Ils intègrent à leur système les lois de la physique, les données climatiques et les phénomènes naturels qui agissent sur le climat.
Ces simulations rendent possibles des expériences irréalisables autrement. Par exemple, les chercheurs peuvent “ modifier ” la production d’énergie solaire et voir comment cela influe sur la glace polaire, la température de l’air et de la mer, les taux d’évaporation, la pression atmosphérique, les formations nuageuses, le vent et les précipitations. Ils peuvent “ provoquer ” des éruptions volcaniques et examiner les effets de la poussière volcanique sur le climat. Ils peuvent aussi observer les effets de la croissance démographique, de la déforestation, de l’exploitation des terres, de modifications dans l’émission de gaz à effet de serre, etc. Ils espèrent que leurs modèles gagneront petit à petit en exactitude et en fiabilité.
Quelle est la précision des modèles actuels ? Elle dépend dans une large mesure de la justesse et de la somme des données saisies ; dès lors, les prédictions vont du modéré au catastrophique. De plus, comme l’affirme Science, “ le climat [lui-même] peut réserver des surprises ”. En fait, c’est déjà le cas — dans l’Arctique, par exemple, où la fonte anormalement rapide des glaces stupéfie les climatologues. Il n’en reste pas moins que, même si les responsables politiques n’avaient qu’une idée vague des conséquences de l’action ou de l’inaction de l’homme aujourd’hui, ils pourraient dès à présent prendre des décisions susceptibles de limiter les problèmes de demain.
Ayant ceci à l’esprit, le GIEC a étudié six séries de scénarios simulés par ordinateur, allant de l’absence de réglementation des émissions de gaz à effet de serre à une réglementation rigoureuse, en passant par les quotas actuellement en vigueur. Chaque cas de figure a une incidence différente sur le climat et l’environnement. À la lumière de ces prédictions, les analystes recommandent diverses mesures, telles que la limitation des émissions dues à l’emploi de combustibles fossiles, l’application de sanctions aux contrevenants, l’utilisation accrue de l’énergie nucléaire et le recours à des technologies plus respectueuses de l’environnement.

Admin

Revenir en haut Aller en bas
Sneki2

avatar


MessageSujet: Re: LA PLANÈTE   Mar 20 Sep - 1:32

Les modèles climatiques sont-ils fiables ?
Les méthodes prédictives actuelles “ simplifient à l’extrême certains processus climatiques mal compris ” et “ en écartent tout bonnement d’autres ”, assurent des détracteurs. Ils invoquent des contradictions dans les prédictions informatiques. Un scientifique qui a participé aux débats du GIEC déclare : “ Nous sommes plus d’un à nous sentir tellement petits devant la tâche consistant à mesurer et à comprendre les phénomènes climatiques, extraordinairement complexes, que nous doutons de notre capacité à savoir ce qui arrive au climat et pourquoi. ”
Bien sûr, certains objecteront que prétexter l’incertitude pour ne rien faire revient à jouer avec l’avenir. “ Comment expliquer cela à nos enfants ? ” demanderont-ils. Que les modèles climatiques soient exacts ou non, une chose est sûre : la terre est vraiment mal en point. L’environnement naturel, indispensable à la vie, est ravagé par la pollution, la déforestation, l’urbanisation et l’extinction des espèces, pour ne citer que ces facteurs, que nul ne peut contester.
Compte tenu de ce que nous savons, pouvons-nous espérer une volte-face de l’humanité dans son entier, de sorte que notre belle demeure soit préservée — et nous avec elle ? Précisons que, si l’activité humaine est la cause du réchauffement climatique, peut-être n’avons-nous que quelques années, et non des siècles, pour opérer les changements nécessaires. Des changements qui impliqueraient, à tout le moins, de s’attaquer rapidement aux causes premières des problèmes de notre planète : avidité, égoïsme, ignorance, incompétence des gouvernements et apathie. Une telle perspective est-elle plausible ou illusoire ? Si elle est illusoire, faut-il désespérer ?

Admin

Revenir en haut Aller en bas
Sneki2

avatar


MessageSujet: Re: LA PLANÈTE   Mar 20 Sep - 1:35

COMMENT MESURE-T-ON LA TEMPÉRATURE DE LA TERRE ?
    Illustrons la difficulté. Comment vous y prendriez-vous pour mesurer la température d’une grande pièce ? Par exemple, où placeriez-vous le thermomètre ? La chaleur monte ; l’air est donc plus chaud près du plafond que près du sol. Le résultat est également différent selon que vous posez le thermomètre près d’une fenêtre, au soleil, ou à l’ombre. La couleur aussi peut influer sur la température, les surfaces sombres absorbant davantage de chaleur.
  Par conséquent, une mesure unique ne suffirait peut-être pas. Il vous faudrait relever la température à plusieurs endroits, puis calculer la moyenne. Par ailleurs, les indications peuvent varier d’un jour à l’autre et d’une saison à l’autre. Donc, pour obtenir une moyenne juste, vous devriez faire de nombreux relevés sur une longue période. Alors, imaginez comme il est complexe de mesurer la température globale de la surface terrestre, de l’atmosphère et des océans ! Ces données sont pourtant essentielles pour évaluer l’évolution climatique avec exactitude.
[Indication d’origine]
Photo NASA***

***


LE NUCLÉAIRE EST-IL UNE SOLUTION ?
    La consommation énergétique mondiale ne cesse de battre des records. Étant donné que la combustion de pétrole et de charbon produit des gaz à effet de serre, certains gouvernements s’intéressent de près au nucléaire, considéré comme une énergie plus propre. Mais lui aussi présente des inconvénients.
  L’International Herald Tribune signale qu’en France, l’un des pays les plus dépendants de l’énergie nucléaire, plus de 19 milliards de mètres cubes d’eau sont nécessaires chaque année au refroidissement des réacteurs. Au cours de la vague de chaleur survenue en 2003, l’eau chaude expulsée des réacteurs français a menacé de faire monter la température des rivières à un niveau dommageable pour l’environnement. Plusieurs centrales ont donc dû fermer. On s’attend à ce que la situation s’aggrave en cas d’élévation des températures à l’échelle planétaire.
  “ Si nous voulons l’énergie nucléaire, il va falloir régler le problème du changement climatique ”, déclare David Lochbaum, ingénieur en sûreté nucléaire pour l’Union des scientifiques responsables.

***



CATASTROPHES D’ORIGINE CLIMATIQUE EN 2007
    En 2007, on a enregistré un chiffre record de catastrophes d’origine climatique, pour lesquelles le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (ONU), a émis 14 appels d’urgence — 4 de plus que lors du précédent record, établi en 2005. La liste ci-dessous ne mentionne que quelques-unes des catastrophes survenues en 2007. Naturellement, il ne faut pas oublier que des événements isolés ne traduisent pas forcément une tendance durable.
▪ Grande-Bretagne : Plus de 350 000 personnes ont été touchées par l’inondation la plus grave depuis plus de 60 ans. L’Angleterre et le Pays de Galles ont enregistré pour les mois de mai à juillet les précipitations les plus abondantes depuis les premiers relevés, effectués en 1766.
▪ Afrique occidentale : 800 000 habitants de 14 pays ont été frappés par des inondations.
▪ Lesotho : Les fortes chaleurs et la sécheresse ont détruit les cultures ; 553 000 personnes pourraient avoir besoin d’une aide alimentaire.
▪ Soudan : Des pluies torrentielles ont fait 150 000 sans-abri. Et au moins 500 000 personnes ont dû être secourues.
▪ Madagascar : Des cyclones et de fortes pluies se sont abattus sur l’île ; 33 000 habitants ont été déplacés et 260 000 ont perdu leurs récoltes.
▪ Corée du Nord : On estime à 960 000 le nombre de personnes sévèrement touchées par des inondations, glissements de terrain et coulées de boue de grande ampleur.
▪ Bangladesh : Des inondations ont frappé 8,5 millions de personnes, et en ont tué plus de 3 000, ainsi que 1,25 million d’animaux d’élevage. Près de 1,5 million d’habitations ont été endommagées ou détruites.
▪ Inde : Des inondations ont touché 30 millions d’habitants.
▪ Pakistan : Des pluies cycloniques ont fait 377 000 déplacés et des centaines de morts.
▪ Bolivie : Plus de 350 000 habitants ont subi des inondations et 25 000 ont été déplacés.
▪ Mexique : Des inondations localisées ont touché plus de un million de personnes et ont fait au moins 500 000 sans-abri.
▪ République dominicaine : Des précipitations prolongées ont provoqué des inondations et des glissements de terrain, faisant 65 000 déplacés.
▪ États-Unis : Des incendies ont ravagé le sud de la Californie, qui traversait une période de sécheresse extrême, et obligé 500 000 personnes à fuir de chez elles.
[Indication d’origine]
D’après NASA/Visible Earth imagery

Admin

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: LA PLANÈTE   

Revenir en haut Aller en bas
 
LA PLANÈTE
Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum
CATHYIMAGES :: [SUJETS PUBLIC EN GÉNÉRAL ] :: [SUJETS PUBLIC ]HISTOIRE ET LA NATURE-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetSauter vers: