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 CANNABIS ET D'AUTRE SUBSTANCES

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Marck53
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MessageSujet: CANNABIS ET D'AUTRE SUBSTANCES    Sam 22 Sep - 20:28

L'effet "petit creux" du cannabis

C'est un fait connu depuis longtemps, la consommation de cannabis accroît la sensation d'appétit. Pourtant, ce n'est que récemment que ce phénomène a été étudié scientifiquement. Pourquoi la consommation de cannabis a cet effet et quelles en seraient les applications cliniques?

De nombreux fumeurs rapportent que sous l'effet du cannabis leur appétit est augmenté, en particulier leur appétit pour des aliments sucrés, même s'ils était à satiété avant la consommation. Ce phénomène a été confirmé par des expériences (Mattes et al., 1994 in Iversen 2003), quoique les résultats des études sur des sujets humains ont des résultats variables.

Une hypothèse sur l'origine du phénomène


Di Marzo et ses collaborateurs (2001a in Iversen 2003) ont suggéré que l'augmentation de l'appétit pourrait venir du lien de réciprocité entre les propriété neurobiologiques des endocannabinoïdes et de l'hormone "coupe-faim", la leptine. Si cette hypothèse s'avère exacte, cela suggère que les endocannabinoïdes hypothalamiques peuvent jouer un rôle important dans la médiation des effets anorexigènes ("coupe-faim") de la leptine.

Les endocannabinoïdes sont des substances que nous produisons naturellement dans notre corps et qui sont proches des cannabinoïdes du cannabis. Nous avons donc des récepteurs dans le cerveau (les CB1) qui réagissent aux cannabinoïdes, qu'ils soient produits de manière endogène ou issus d'un consommation. Or, les récepteurs CB1 sont impliqués de le processus de stimulation du comportement alimentaire.

Autrement dit, lorsque quelqu'un consomme du cannabis, il stimule artificiellement une processus que corps active normalement de lui-même.

L'utilisation thérapeutique du cannabis pour le contrôle du poids est-elle possible?



Des études cliniques contrôlées ont montré que le THC pourrait avoir des effets bénéfiques dans la lutte contre la perte d'appétit et la réduction du poids corporel chez les patients souffrant du syndrome de dépérissement lié au SIDA (Beal et al., 1995 in Iversen 2003). D'ailleurs c'est l'une des indications médicales du cannabis qui a reçu une approbation officielle aux Etats-Unis. Inversement, des préparations pourraient être faites pour diminuer l'appétit et donc la prise de poids chez les patients obèses.

Il semble donc que le cannabis puisse être utilisé à des fins thérapeutiques, dans des situations très précises, en maîtrisant son mode d'administration (sous forme de fumée, le cannabis comprend trop de contre-effets délétères notamment sur le système respiratoire).

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Dernière édition par Marck53 le Sam 22 Sep - 20:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: CANNABIS ET D'AUTRE SUBSTANCES    Sam 22 Sep - 20:32

Les risques pour la conduite automobile et le pilotage

Comme pour la consommation d'alcool ou d'autres produits psychotropes, il est fortement déconseillé de conduire après avoir fumé du cannabis. Quels sont les dangers?
Il y a toujours quelques difficultés à établir la part exacte du cannabis dans les accidents de la route, pour plusieurs raisons: le cannabis persiste en quantités décelables dans l'organisme bien au-delà de la période d'effet aigu; des tests simples "en bord de route" pour le cannabis ne sont pas aussi répandus que pour l'alcool; et les contrôles de police se sont contentés, jusqu'à une date assez récente, de tester l'alcool.

Mais actuellement les données des différentes études tendent à démontrer que:

•un pourcentage significatif de consommateurs de cannabis (près des deux tiers dans certaines séries européennes) accepte de conduire en étant sous l'influence du produit.


•la consommation de cannabis perturbe significativement la stabilité de la conduite. Selon la dose, l'effet est modeste à moyen. En cas d'association avec l'alcool, les effets se multiplient pour un résultat d'ensemble beaucoup plus grave.


•Le risque d'accident est doublé en cas de consommation de cannabis (toutes doses confondues). Le risque encouru par les consommateurs d'alcool (toutes doses confondues) est multiplié par 8. En cas de consommation simultanée d'alcool et de cannabis, les risques SE MUTLIPLIENT entre eux, donc le risque d'accident est multiplié par un facteur 16!


•En France, 7% des conducteurs impliqués dans des accidents mortels ont été testés positifs pour le cannabis. Parmi eux, la moitié avait aussi aussi une alcoolémie supérieure aux normes légales.


•La part imputable au cannabis dans l'ensemble des décès par accidents de la route serait de 2.5 %, soit, en France, de l'ordre de 180 morts par an, auxquels s'ajoute un risque accru d'être tué même si l'on n'est pas responsable de l'accident, de l'ordre de 50 morts par an, pour un total de 230 morts par an.


•L'usage de cannabis modifie l'appréciation du risque dans le sens d'une augmentation de la prise de risques (Lane et coll. 2005)


Pilotage

Bandolier [arrow_up] a effectué une revue des preuves existantes concernant l'effet du cannabis sur les pilotes de ligne (en simulateur de vol). Toutes les études ont démontré une détérioration significative des performances. On constate une augmentation importante des erreurs majeures de positionnement, la distance moyenne au centre de la piste en atterrissage, etc.

Erreurs majeures sous THC

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MessageSujet: Re: CANNABIS ET D'AUTRE SUBSTANCES    Sam 22 Sep - 20:34

Cannabis et conduite: danger!

La consommation de cannabis est à l'origine de nombreux accidents de la route graves ou mortels. Les données actuelles et les explications pour connaître et comprendre ce danger encore trop souvent ignoré par les consommateurs.

Consommation de cannabis : plus d'accidents de la route

Un grand nombre d'études portant sur la sécurité routière a montré que les accidents de la route, en particulier les accidents mortels, étaient souvent liés à la consommation d'une substance psychoactive. Ainsi, en République Tchèque en 2008, sur 1040 personnes décédées, dont 778 participantes actifs (cyclistes, piétons, conducteurs) dans un accident de la route, 582 ont été testées positives à l'une des substances suivantes: éthanol, cannabis, opiacés, stimulants, cocaïne, benzodiazépines... Les conducteurs étaient positifs à l'alcool dans 29,2% des cas et au cannabis dans 6,2% des cas (1). Le cannabis étant la drogue la plus consommées, en particulier par les jeunes, il est important d'informer sur le fait que sa consommation est très dangereuse pour la conduite. Qui plus est, la consommation de cannabis par les conducteurs est en augmentation. Des enquêtes ont montré qu'environ 80% des consommateurs de drogues conduisaient après avoir consommé du cannabis (2) (3) (4) Au Canada, le pourcentage de Canadiens qui auraient conduit dans les deux heures suivant la consommation de cannabis est passé de 2,1 % en 1988 à 4,8% en 2004. (5) Le European Monitoring Centre for Drugs ans Drug Addiction a indiqué qu'entre 0,3% et 7,4% des conducteurs avaient été testés positifs au cannabis sur les routes du Royaume Uni, du Danemark, des Pays Bas, de la Norvège, des États-Unis et de l'Australie. (6) L'enquête SAM, menée en France entre 2001 et 2003, permet s'estimer la prévalence du cannabis parmi les conducteurs à 2,8%.(7)
Une méta analyse nous apprend que consommer du cannabis avant de prendre le volant multiplie par 2 le risque de provoquer un accident de la route. (8) Les études épidémiologiques montrent la surreprésentation des conducteurs positifs au cannabis chez les personnes blessées ou décédées suite à un accident de la route. Une étude publiée en 2005 a montré que les conducteurs contrôlés positifs pour le cannabis étaient trois fois plus impliqués dans des accidents mortels de la route que les conducteurs testés négatifs. (9) Diverses études canadiennes indiquent que 4 à 12% des conducteurs tués ou blessés sur la route avaient consommé du cannabis. (10)Une étude française effectuée sur 11 000 conducteurs impliqués dans 7500 accidents mortels a conclu que 9% des conducteurs étaient positifs au cannabis. Au cours de l'enquête SAM en France 7% des conducteurs impliqués dans un accident mortel se sont révélés positifs au cannabis (THC sanguin>1ng/ ml). Ce taux atteignait 17% chez les moins de 25 ans. (11)

Cannabis et alcool : cocktail à haut risque pour les conducteurs

On a dit plus haut que conduire sous l'effet du cannabis double le risque d'être responsable d'un accident mortel. La combinaison cannabis et alcool multiplie elle le risque d'être responsable d'un accident mortel par 15. (12) Le cannabis est souvent consommé avec de l'alcool lors de soirées festives, par les jeunes surtout. La fréquence des accidents chez les moins de 27 ans est multipliée par 2,5 avec le cannabis seul, par 3,8 avec l'alcool seul et par 4,8 avec l'association alcool et cannabis. (13) Des études ont montré que le cannabis et l'alcool sont les substances les plus souvent retrouvées chez les conducteurs décédés. L'alcool comme le cannabis affecte les capacités de conduire. Et comme les effets du cannabis et de l'alcool se potentialisent, les conducteurs qui consomment les deux ont encore un plus faible contrôle du véhicule. Sur le plan cognitif, cette association est très délétère mais elle l'est aussi sur un plan moteur. Une expérience menée sur des rongeurs (expérience du « rotarod », test de coordination motrice des rongeurs) est très révélatrice: un rongeur est posé sur une barre cylindrique horizontale surélevée animée d'un mouvement de rotation uniforme selon son grand axe. Pour ne pas tomber, l'animal doit coordonner ses mouvements et ajuster sa marche aux rotations de la barre. Une alcoolémie de 0,5 g par litre n'a pas d'effet pas plus que l'administration d'une très faible dose de THC. En revanche, quand on associe ces deux produits aux mêmes doses, l'animal tombe. (14)

Consommation de cannabis et conduite: des réflexes réduits

Le cannabis altère les capacités psychomotrices nécessaires à la conduite. C'est le principe actif du cannabis, le THC, qui a des effets neuropsychiques. Ceux-ci apparaissent 15 à 20 mn après l'inhalation de cannabis, un peu plus tard chez les consommateurs chroniques, et peuvent se prolonger pendant plusieurs heures, jusqu'à 24h selon certaines études. (15) (16) En plus de ces effets, apparaissent des troubles de l'attention, des troubles de la vision et de l'ouïe, des perturbations de la coordination psychomotrice. Une étude a montré qu'il y avait une diminution de vitesse de la poursuite visuelle dans le champ central et périphérique 15 mn après l'inhalation de cannabis. (17) Les principaux effets du cannabis sur la conduite ont été montrés par des études menées via des simulateurs: difficulté à maintenir une trajectoire en ligne droite, temps de réaction augmenté, conduite hésitante, difficultés à évaluer les distances et à rouler à une vitesse constante, risque de ne pas pouvoir faire face à l'imprévu, difficultés à se concentrer. (18) Les effets cognitifs et psychomoteurs du cannabis sont dose dépendants. Une quantité de cannabis correspondant à 25 bouffées altère plus les compétences psychomotrices et les performances cognitives qu'une quantité correspondant à 4 ou 10 bouffées. (19) Une étude a établi une comparaison approximative entre 16 bouffées à 3,55% de 9-THC et environ 70 g d'alcool. (20) A ces doses, l'altération porte sur la mémoire, les performances cognitives et psychomotrices et sur l'humeur. La conduite automobile est donc plus affectée avec des doses élevées de cannabis. Cependant, même de faibles doses de THC peuvent amoindrir les facultés, d'autant plus si de l'alcool est consommé en même temps. L’enquête SAM a ainsi montré que même avec des valeurs en dessous de 1 ng/mL de THC, le cannabis était associé à un risque multiplié par 2,18 de responsabilité dans l'accident. Ce risque grimpait à 4,72 pour des concentrations supérieures ou égales à 5 ng/mL. (21)
La conduite sous l'influence du cannabis est un problème préoccupant. Les tests de dépistage rapides de THC dans la salive ne sont pas assez sensibles aujourd'hui pour permettre des campagnes de dépistage systématique. Reste à les améliorer et surtout à continuer d’informer sur les dangers du cannabis.

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MessageSujet: Re: CANNABIS ET D'AUTRE SUBSTANCES    Sam 22 Sep - 20:37



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MessageSujet: Re: CANNABIS ET D'AUTRE SUBSTANCES    Sam 22 Sep - 20:38

Cannabis et alcool, liaison dangereuse

Consommés séparément, l'alcool et le cannabis ont des effets néfastes mais pris ensemble ces deux produits sont encore plus dangereux, tout particulièrement pour la conduite d'un véhicule. Explications.

Cannabis et alcool, souvent consommés ensemble

La consommation de cannabis est fréquemment associée à la consommation de tabac. De la même façon, on note une surconsommation d'alcool chez les personnes consommant du cannabis de façon régulière par rapport à la population générale. Une enquête réalisée en France en 2002 a montré que parmi les jeunes de 18 à 25 ans, 15% consommaient de l'alcool au moins trois fois par semaine et 4,1% tous les jours. Chez les consommateurs réguliers du cannabis, les chiffres de consommation sont plus élevés: 41% déclaraient consommer de l'alcool au moins trois fois par semaine au cours du mois écoulé et 12,9% en consommaient tous les jours. (1) Une autre étude a montré que les consommateurs réguliers de cannabis (plus de 10 fois dans l'année) consomment davantage d'alcool et de tabac que les non consommateurs. (2) Une étude canadienne réalisée en 2000 a montré que parallèlement à l'accroissement de la consommation de cannabis, on observait un accroissement de la consommation d'alcool et notamment de la consommation aiguë (ivresse). (3) Les données portant sur les conducteurs accidentés le confirment: une proportion substantielle de conducteurs positifs au cannabis l’est aussi à l'alcool.

Leurs effets se potentialisent

Les effets psycholeptiques, sédatifs et ébriants du cannabis se potentialisent, majorant leurs effets respectifs, sur le plan cognitif comme sur le plan moteur. Des tests menés sur simulateur ou sur route ont ainsi montré que des doses faibles à modérées de cannabis prises en combinaison avec une faible dose d'alcool altéraient plus gravement la conduite: forte instabilité de la trajectoire, augmentation du temps de réaction aux manœuvres des autres véhicules. Le déficit observé de contrôle de trajectoire pour la combinaison alcool 0,4g/l et THC 100 μg/kg est équivalent au déficit résultant d'une alcoolémie de 0,9g/l et pour la combinaison alcool 0,4g/l et THC 200 μg/kg le déficit est équivalent au déficit résultant d'une alcoolémie de 1,4g/l. (4) Cette combinaison explique bien des drames sur les routes les samedis soirs, à la sortie des bars ou boîtes de nuit...Une autre étude s’est intéressée aux effets combinés de l’alcool et du cannabis sur la mémoire de rats (reconnaissance d’objets) : les résultats ont montré une action synergique négative de l’alcool et du cannabis sur la reconnaissance d’objets. (5) Le mélange alcool/drogue augmente les risques chez les personnes vulnérables d’expériences psychotiques mais aussi de nausées et vomissements. La consommation d’alcool semble en effet provoquer une absorption plus rapide de la THC, ce qui entraînerait des effets du cannabis plus forts. (6)

Le cannabis inciterait à la consommation d'alcool

Des expériences chez l'animal ont montré que le cannabis incitait à la consommation d'alcool. Des rats qui ont à leur disposition deux biberons, un contenant de l'eau et un rempli de solution hydro-alcoolique, boivent de l'eau de façon quasi exclusive. Par contre, si on administre aux rats du THC, ils consomment alors de façon quasi exclusive la solution hydro-alcoolique. (7) Une autre expérience a montré qu'en bloquant les récepteurs CB1 de rats devenus dépendants à l'alcool, au lieu de les stimuler avec du THC, on observait une diminution de la consommation d'alcool des rats. (8) L’activation des récepteurs cannabinoïdes CB1 (activé par la conso de marijuana) semble augmenter le besoin d’alcool ce qui suggère un rôle de ces récepteurs dans les comportements alcooliques excessifs et le développement de l’alcoolisme. Des études récentes ont montré que les antagonistes des récepteurs CB1, SR 141716, peuvent réduire la consommation volontaire d’alcool chez le rat, suggérant le rôle du récepteur CB1 dans le circuit neuronal modulant les propriétés de renforcement de l’éthanol. (9) On pense que les personnes qui tentent d’arrêter l’un de ces produits (alcool, cannabis) peuvent être tentées par consommer plus de l’autre pour les aider à faire face aux effets secondaires du sevrage. Beaucoup de personnes arrêtent de fumer du cannabis vers 30-35 ans, âge auquel le taux d’alcoolisme augmente, ce qui fait que des médecins se demandent si les anciens consommateurs de cannabis ne se mettent pas à consommer plus d’alcool à ce moment. (10) Cela n’a pas été étudié encore.

Il existe de plus une tolérance croisée entre éthanol et THC: un animal devenu moins sensible aux effets ébriants de l'alcool à force d'administrations répétées, est aussi moins sensible aux effets ébriants du cannabis (11). Conséquence: pour arriver aux effets attendus, les consommateurs augmentent les quantités des deux produits.

On en sait assez pour déconseiller la consommation de cannabis et d’alcool, en particulier pour ceux qui prennent la route.

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MessageSujet: Re: CANNABIS ET D'AUTRE SUBSTANCES    Sam 22 Sep - 20:41

Ne pas stigmatiser comme ne pas banaliser

Attention, nous n'affirmons pas que consommer du cannabis amène inoxérablement à un échec! Nous ne cherchons pas à stigmatiser la consommation de cannabis et tous les consommateurs ne finissent heureusement pas par subir de graves conséquences néfastes. Dans un même temps, nous ne cherchons pas à la banaliser: les perturbations induites par une consommation chronique peuvent peser dans la balance et finalement constituer un handicap pour une personne déjà en difficulté.

Dans une société participant d'un système économique basé sur les connaissances, cet état des choses peut signifier un handicap sévère et durable. Pour l'individu, il s'agit d'une perte d'opportunités d'insertion, d'un déficit de développement social et professionnel interférant avec la pleine expression de ses potentialités. Pour la société, cela signifie une perte de productivité et de compétitivité et un apauvrissement.

Le cannabis comme "marqueur" de problèmes plus globaux

Dans la pratique, il est difficile de détacher la consommation intensive de cannabis de contextes de consommation concomitante d'autres psychotropes comme l'alcool, d'un large spectre de problèmes psycho-sociaux et familiaux, d'une maturation trop précoce, etc. Tous ces facteurs concourent à une moindre réussite dans l'éducation supérieure. La consommation de cannabis serait une sorte de "marqueur" pour ces problèmes. Certains travaux récents démontrent toutefois que dans cette constellation le cannabis a un effet qui lui est propre et augmente le risque d'interruption des études: les consommateurs ont 2,3 fois plus de risques de quittter prématurément le système éducatif par rapport aux non consommateurs (Bray et coll. 2000 [arrow_up]).

La consommation de cannabis ne semble pas induire de baisse irréversible du Q.I. à long terme, mais celui-ci est légèrement diminué chez les grands consommateurs actifs (Fried et coll. 2002 [arrow_up]). En matière d'éducation, ce seraient plutôt les effets sur la mémoire d'apprentissage qui semblent incriminés.

La consommation de cannabis peut interférer avec le niveau maximal d'éducation et de diplômes atteints par les consommateurs: dans le contexte actuel elle aggrave ainsi les inégalités sociales tout en préservant le statu quo.

En conclusion

L'important, pour chaque consommateur (ou pour leurs proches), c'est de savoir où se trouve les limites: quand est-ce qu'une consommation épisodique ou "récréative" devient-elle un handicap plus sévère? Quand est-ce qu'elle est le signe d'un malaise plus sérieux? C'est une question à émettre, un dialogue est nécessaire pour y répondre.

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MessageSujet: Re: CANNABIS ET D'AUTRE SUBSTANCES    Sam 22 Sep - 20:43

Cannabis et intelligence

Fumer du cannabis peut-il diminuer les facultés intellectuelles du consommateur? Les sensations positives recherchées, comme la détente ou l’euphorie, lors de la prise de cannabis sont révélatrices de modifications du fonctionnement cérébral. Ces dernières englobent encore d’autres effets, non désirés ceux-là, comme les problèmes de mémoire ou le manque d’attention. Dans le cas d’une consommation de cannabis effectuée tôt dans l’adolescence et de façon importante, cette diminution réelle de certaines facultés intellectuelles pourrait s’avérer permanente.


Le cannabis agit sur la chimie du cerveau
Parmi les nombreux produits naturels contenues dans la plante, c’est le tétrahydrocannabinol, encore appelée THC, qui est la molécule à caractère psychotrope. Se substituant à des substances régulatrices – les endocannabinoïdes- produites naturellement par l’organisme, elle interfère avec un type particulier de récepteurs situés dans plusieurs parties du cerveau.
De la sorte, la prise de cannabis [1] procure l’euphorie et la relaxation, une intensification des expériences sensorielles telles que l’absorption de nourriture, le visionnage d’images ou bien l’écoute de la musique. Elle entraine encore une diminution de la sensation de douleur ou des nausées. Mais aussi une perturbation de l’appétit et du comportement psychomoteur.

Attention, concentration, mémoire, compréhension et raisonnement : ces facultés cognitives comptent parmi les composantes de l’intelligence. Sont-elles affectées par le cannabis ?

Les neuroscientifiques ont observés chez l’animal des modifications chimiques intervenant dans les circuits de neurones de l’hippocampe. Ils les ont associé à des difficultés de mémorisation à court terme, spécialement lorsque la concentration est requise. Ce même type d’effet est constaté chez l’homme. [2]

Il existe de nombreux récepteurs à endocannabinoïdes dans le néocortex. Cette partie du cerveau – la couche externe des hémisphères cérébraux- est impliquée dans les fonctions cognitives dites « supérieures » comme les perceptions sensorielles, les commandes motrices volontaires, le raisonnement spatial, la conscience ou encore le langage.

Différents tests en laboratoire ont été ainsi réalisés pour évaluer l’altération de ces facultés cognitives. Sous la prise de drogue, certaines personnes voient ainsi leur vigilance diminuer, spécialement pour les tâches longues et ennuyeuses, elles éprouvent des difficultés à réaliser des calculs mathématiques complexes et à réagir dans le temps imparti.
Des tests courts et simples, cependant, ne leur posent pas de problème.


Sous l’effet du cannabis, l’activité cérébrale se réorganise
L’imagerie médicale confirme aujourd’hui les effets de l’intoxication par le cannabis. Cette technique permet de visualiser l’activité neuronale du cerveau et, en fonction des différentes zones mobilisées, d’identifier les processus cérébraux mis en œuvre.

Des études [3] montrent ainsi que, sous l’effet du cannabis, l’activité cérébrale –notamment celle mobilisée par les tâches d’attention visuelles et auditives- d’individus adultes consommant régulièrement et depuis longtemps de la drogue (plus de deux ans, 5 joints par semaine) se réorganise, cependant que l’activité du cervelet (zone impliquée dans la coordination des mouvements) diminue.

Des modifications d’une telle ampleur [4] ne sont toutefois pas observées après une semaine d’abstinence et lorsque la consommation est moyenne (moins de 5 joints par semaine) ou occasionnelle. D’autres signaux cependant, correspondant à des processus cérébraux liés à la mémoire -notamment verbale- à court terme suggère que celle-ci reste perturbée.

Le même type d’étude a permis en outre de montrer que si des adolescents (17 ans) [5] consommateurs de cannabis depuis plusieurs années, avaient du mal à réaliser certaines tâches faisant appel à la mémoire et qu’ils éprouvaient des difficultés d’attention- même après une période d’abstinence de quatre semaines- c’est que la partie droite de leur hippocampe avait peine à se désactiver. La raison en est-elle que, dans cette partie du cerveau, l’influx nerveux est irrémédiablement bloqué ? Ou bien qu’un certain nombre de neurones normalement présents ont disparu ?

En résumé, en cas d’intoxication aigüe –c’est-à-dire tant que le THC est présent dans l’organisme- la mémorisation est un processus cognitif qui est largement altéré, en particulier l’encodage des informations, leur stockage ainsi que leur recouvrement [6]. Les capacités de concentration (donc la possibilité de réaliser des choses avec précision) sont diminuées ainsi que les réflexes et le temps de réaction. Les capacités arithmétiques sont, elles aussi, affectées.

Cette altération des facultés cognitives intervient différemment selon un certain nombre de paramètres : l’âge des consommateurs et la date de début de consommation, la quantité de cannabis régulièrement fumé et surtout si une période d’abstinence est observée.


Se pose alors une question essentielle et controversée : les effets du cannabis sont-ils réversibles à long terme?



Effets à long terme
On sait que plus l’intoxication a été importante au cours de la vie (fréquence, dose, période de consommation régulière élevées) et plus la détérioration de la fonction cognitive persiste après l’arrêt de la prise [7]. Cette observation peut être imputée à deux choses différentes : à la présence toujours effective de résidus de THC ou à une altération des fonctions neuronales qui nécessite une période longue pour fonctionner de nouveau correctement.

Des études se sont ainsi astreintes à déterminer le temps d’abstinence nécessaire afin que les fonctions cognitives reviennent à la normale.
En comparant des résultats de tests réalisés par des adultes n’ayant jamais consommé de drogues et d’autres réalisés par de gros consommateurs (5000 joints fumés au total, une prise par jour environ), certains experts ont constaté que même après sept jours d’abstinence, les fumeurs étaient moins performants dans des tâches requérant la mémoire verbale que les non-fumeurs. Cependant au bout de 28 jours, rien ne venait plus différencier les deux populations [8].

Un autre travail de comparaison a permis de montrer que de jeunes adultes (entre 17 et 21 ans) gros consommateurs (plus de 5 joints par semaine) présentaient effectivement des valeurs de quotient intellectuel (baisse de 5 points), des vitesses d’exécution et une mémoire à court et long terme moins bonnes que des individus non consommateurs ou consommateurs occasionnels. Cependant après trois mois d’abstinence, les performances intellectuelles étaient revenues à la normale [9].

Pour autant la prudence reste de mise, des résultats contradictoires existent. La plus grande attention doit être donnée notamment vis-à-vis des jeunes consommateurs.

Des consommateurs de longue durée ne prenant plus de drogues peuvent toujours présenter des séquelles. Après deux ans d’abstinence et cinq années de consommation, certains adultes présentent encore des difficultés sensorielles telles que la perception sonore [10]. D’autres, ayant commencé à consommer durant l’adolescence, gardent après un mois d’abstinence une intelligence verbale relativement plus faible que la moyenne [11].


Le cannabis pendant l’adolescence pourrait perturber la maturation du cerveau
La consommation régulière et prolongée de cannabis pendant l’adolescence, voir avant, semblerait constituer effectivement une véritable cause de déficit intellectuel pour les individus une fois devenus adultes.
Une étude de grande envergure (plus de 1000 individus) a suivi pour la première fois des individus pendant près de trente années de leur vie [12]. Les participants ont été enrôlés avant qu'ils ne goûtent au cannabis et leurs performances neuropsychologiques ont été évaluées à l'âge de 13 ans et 38 ans.


Un déclin marqué du quotient intellectuel (jusqu'à 8 points entre les deux mesures) a été retrouvé chez ceux qui ont commencé leur expérimentation dans l'adolescence, et qui sont ensuite devenus des fumeurs réguliers - au moins quatre fois par semaine -, pendant une longue période.


Cette baisse de 8 points, loin d’être anodine, peut constituer un réel désavantage Le QI est en effet corrélé à de nombreux paramètres : accès à des études supérieures et à un bon emploi, performances au travail, niveau de revenus, mais aussi, d’après les spécialistes, tendance à développer des maladies cardiaques ou un alzheimer, risque de décès prématuré..


Point important: l'arrêt ou la réduction de la consommation de la drogue n'a pas restauré complètement les capacités intellectuelles. Une initiation plus tardive, à l'âge adulte, ne s'est en revanche pas accompagnée d'une baisse des performances aux tests de QI.


Ces résultats soulignent le fait que, comme d’autres drogues,
« le cannabis a des interactions encore méconnues avec les stades de maturation du cerveau dont l’adolescence est le moment privilégié ». Jean-Luc Martinot (Inserm, Paris) [13].

Enfin, la prise de cannabis pour une femme enceinte fait porter des risques non négligeables à son bébé : des difficultés intellectuelles (raisonnement, pertes de mémoires, faible quotient intellectuel) ont été diagnostiquées chez des enfants âgés de six ans et dont la mère fumait quotidiennement pendant la grossesse [14].


Références
1.Hall W. & coll. (1998), Adverse effects of cannabis, The Lancet, 352, 1611-1616.
2.Iversen L. (2003), Cannabis and the brain, Brain, 126, 1252-1270.
3.Chang L. & coll. (2006), Marijuana use is associated with reorganized visual-attention network and cerebellar hypoactivation, Brain, 129, 1096-1112.
4.Jager G. & coll. (2006), Long-term effects of frequent cannabis use on working memory and attention: an fMRI study, Psychopharmacology, 185 (3), 358-368.
5.Jacobsen L. & coll. (2004), Impacts of cannabis use on brain function in adolescents, PNAS, 1021, 384-390.
6.Earleywine M. (2002), Understanding marijuana: A new look at the scientific evidence, Oxford University Press.
7.Solowij N. & coll. (2008), The chronic effects of cannabis on memory in humans: a review, Current drug abuse reviews, 1, 81-98.
8.Pope G. & coll. (2001), Neuropsychological performance in long-term cannabis users, Arch Gen Psychiatry, 58, 909-915.
9.Fried P.A. & coll. (2005), Neurocognitive consequences of marihuana- a comparison with pre-drug performance, Neurotoxicology and Teratology, 27, 231-239.
10.Solowij N. (1998), Cannabis and cognitive functioning: a review, Cambridge University Press.
11.Pope H. & coll. (2003), Early-onset cannabis use and cognitive deficits: what is the nature of the association? , Drug and Alcohol Dependence, 69, 303-310.
12.Meier M. & coll. (2012), Persistent cannabis users show neuropsychological decline from childhood to midlife, PNAS, August 27, 2012.
13.Cabut S. (2012), Cannabis chez les adolescents: le QI en fumée, Le Monde, le 6 septembre.
14.Goldschmidt L. (2008), Prenatal marijuana exposure and intelligence test parformance at age 6, J. Am. Acad. Child Adolesc. Psychiatry, 47(3), 254-262.

Auteur: C.Depecker / octobre 2012

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MessageSujet: Re: CANNABIS ET D'AUTRE SUBSTANCES    Sam 22 Sep - 20:47

Cannabis: produit dopant

Le cannabis est classé parmi les produits dopants interdits aux sportifs. Pourquoi est-il considéré comme un produit dopant? Quelle est la réglementation en vigueur? Zoom sur cannabis et compétition sportive.

Cannabis et dopage

Le dopage sportif a été défini ainsi en 1963 lors d'un Colloque Européen sur le dopage: " Est considéré comme dopage l'utilisation de substances et de tous moyens destinés à augmenter artificiellement le rendement en vue ou à l'occasion de la compétition, ce qui peut porter préjudice à l'éthique sportive et à l'intégrité physique et psychique de l'athlète". Le cannabis et la marijuana figurent sur la liste des produits prohibés du Comité International Olympique depuis le 28 avril 1998. L'Agence Mondiale Anti-Dopage (WADA) inclut elle le cannabis dans sa liste de produits interdits depuis 2004. Toutefois, les cannabinoïdes ne sont interdis que lors des compétitions et les tests de dépistage ne peuvent se faire qu’à ce moment-là.

L'article 4 du code de la WADA établit que pour qu'une substance soit inscrite sur la liste des produits interdits, elle doit être un agent masquant ou répondre à deux des trois critères suivants: potentiel à améliorer les performances sportives, risque potentiel ou réel pour la santé, violation de l'esprit du sport. Il est apparu que le cannabis y répondait! Cette drogue est fréquemment consommée par les athlètes. Les cannabinoïdes étaient en effet la troisième substance interdite la plus rencontrée dans 4 des 7 années de contrôle compilées par la WADA et la deuxième substance en 2008-2009 après les anabolisants. (1)

Le cannabis, produit dopant: pourquoi ?

Le principe actif du cannabis est le 6-9 tétrahydrocannabinol (THC). Cette molécule s'adresse à des récepteurs à neuromédiateurs situés dans les cellules du système nerveux central. Le cannabis peut améliorer les performances sportives. En effet, fumer du cannabis peut être utile pour certaines activités, comme les sports extrêmes car cela améliore la relaxation musculaire et la vision, réduit l'anxiété - le THC à faibles doses est un anxiolytique-, aide à contrer les souvenirs anxiogènes, ce qui peut conduire à une amélioration des performances. (2) En outre, la consommation de cannabis augmente le temps de sommeil et la récupération, ce qui peut aussi améliorer les performances lorsqu'un athlète doit multiplier les compétitions sur de courtes périodes. (3) D'autres études ont montré que le cannabis améliorait la fréquence respiratoire, le rythme cardiaque et pourrait améliorer l'oxygénation des tissus. (4) Enfin, le cannabis est un analgésique qui pourrait permettre aux athlètes de travailler même en cas de blessures, de douleurs provoquées par la fatigue de l'entraînement. (5) Huevis et al ont conclu lors de leur étude en 2011 que le cannabis est une substance dopante qui détend l'esprit et améliore la récupération. (6) D'ailleurs, une enquête menée sur 1152 étudiants sportifs français a montré que le cannabis était utilisé pour ses propriétés relaxantes et cela afin d'améliorer les performances sportives. Plus le niveau de compétition était élevé, plus le cannabis était utilisé pour améliorer les performances. (7)

En outre, le cannabis représente un risque potentiel ou réel pour la santé, ce qui est un des autres critères de la WADA. Le cannabis a des effets négatifs sur la cognition et peut nuire aux compétences essentielles requises (par exemple, prise de décision, vigilance) dans les sports à risques et mener à des accidents et/ou blessures et à de mauvaises performances. (8) C'est pourquoi il existe un risque accru d'accidents de voiture et d'avion dus à la consommation de cannabis. Bien que l'on admette une dépréciation des capacités pendant environ 8h, il existe des cas faisant rapport d'effets indésirables pendant 24h. Les athlètes se mettent donc en danger et mettent les autres sportifs en danger en consommant du cannabis qui peut altérer les compétences techniques essentielles.

Enfin, l'Agence Mondiale de Lutte contre le Dopage considère que la consommation de cannabis est contraire à l'esprit du sport, caractérisé par plusieurs valeurs: éthique, honnêteté, respect des lois et des règles (l'Agence Mondiale de la Lutte anti-dopage a ainsi rappelé que le cannabis était une substance illégale dans la plupart des pays).

Cannabis et compétition sportive

La détection de cannabis lors des compétitions se fait en testant les urines: on y recherche du THCCOOH. Le THC du cannabis est rapidement absorbé dans la circulation sanguine après inhalation et métabolisé en plusieurs métabolites, dont le métabolite 11-hydroxy-THC, oxydé en THCCOOH et THCCOOH-glucuronide et sulfate. Le THCCOOH a été choisi comme repère pour les analyses d'urine. Jusqu'à très récemment, le seuil de tolérance au cannabis admis par la WADA était de 15ng/ml de THCCOOH. Un seuil très bas qui pouvait entraîner un risque d'être contrôlé positif après une compétition même en ayant fumé des semaines avant celle-ci. En revanche, l'inhalation passive de cannabinoïdes ne peut pas entraîner des concentrations urinaires de THCCOOH supérieures à 15ng/ml, contrairement à ce que d'aucuns ont pu avancer.

L'Agence Mondiale Anti-Dopage a décidé de relever son seuil de tolérance au cannabis de 15ng/ml à 150 ng/ml le 11 mai 2013 et cela pour éviter les tests positifs après un usage dit "récréatif" plusieurs semaines avant la compétition. Des études ont montré que les métabolites actifs du cannabis sont rediffusés dans les urines pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines et que fumer occasionnellement ou même une seule fois peut suffire à être testé positif au cannabis au seuil de 15ng/ml jusqu'à 5 jours après consommation. (9) Des sportifs ayant fumé plusieurs jours ou même semaines avant une compétition pouvaient être ainsi testés positifs. L'Agence estime qu'avec le nouveau seuil de 150 ng/ ml, seuls 10% des cas testés resteraient positifs. (10) Ce changement de seuil devrait peut-être permettre de faire baisser la consommation de "spice", préparations à base de plantes mélangées, analogues très puissants des cannabinoïdes, indétectables dans les urines, utilisées par les athlètes pour contrer le risque d'être contrôlé positif au cannabis. Or, ces substances ont des propriétés toxicologiques inconnues et potentiellement dangereuses qui peuvent entraîner une intoxication prolongée. Dans leur étude datant de mai 2013, Mateus Bergamaschi et José-Alexandre Crippa recommandent d'inclure toutes les drogues illicites, leurs composés et leurs analogues dans le programme anti-dopage. Cela afin de protéger la santé des athlètes et de promouvoir la santé, l'équité et l'égalité dans le sport. (11)

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