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 SUJETS DE SANTE

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MessageSujet: SUJETS DE SANTE    Ven 5 Oct - 22:57


Mademoiselle Agnès, Enora Malagré, Chantal Thomass, Emma de Caunes, Aure Atika, etc. : l’association Imagyn a recruté parmi le gratin des personnalités féminines du showbiz français pour porter sa cause, la lutte contre les cancers gynécologiques. Dans deux vidéos diffusées depuis mai dernier sur Youtube, la brochette de stars s’évertuent à convaincre les femmes de tous âges de se faire examiner, une fois par an, « l’abricot », la « marguerite », la « zézette », le « pompon » ou encore, la « tarte aux poils ». Au-delà de la forme volontairement provocatrice, le message incitant à une consultation annuelle part d’une bonne intention. D’autant qu’en France, beaucoup de femmes ont déjà pour habitude de se plier à une visite rituelle chez le ou la gynécologue. D’un point de vue médical, pourtant, aucune donnée scientifique ne permet aujourd’hui d’affirmer qu’une surveillance annuelle fait reculer les principaux cancers de l’appareil génital féminin.
Pour le cancer du col de l’utérus, il est même bien établi que le frottis de dépistage des lésions précancéreuses n’a besoin d’être réalisé qu’une fois tous les trois ans, à partir de l’âge de 25 ans, car c’est un cancer qui se développe très lentement. Le dépistage est désormais organisé au plan national, et il sera calé sur ce rythme. L’enjeu : une plus large adhésion des femmes, et non pas une plus grande fréquence.

Dans le cancer de l’utérus, le plus fréquent des cancers gynécologiques avec 8 000 nouveaux cas par an, une consultation annuelle n’est pas plus justifiée. Pour une raison simple : le toucher vaginal réalisé en routine ne le détecte pas. En plus, quand il survient, le cancer de l’utérus se manifeste rapidement par des symptômes clairs, à savoir des saignements entre les règles ou après la ménopause. Les femmes concernées consultent en général dès qu’elles constatent ces anomalies, les examens – échographie pelvienne et biopsie – sont réalisés sans délai, et aucun retard de diagnostic n’est à déplorer. Enfin, il touche surtout les plus de 60 ans. Convoquer toute la gent féminine chaque année chez le praticien quand seulement une partie est concernée est un peu excessif.

Reste le cancer de l’ovaire, 4 500 cas par an. En raison de symptômes très discrets, il est la plupart du temps découvert à un stade avancé et disséminé. La survie à 5 ans ne dépasse pas les 40 %. Avancer le diagnostic constitue un véritable enjeu. Mais y parviendrait-on avec un examen annuel ? Malheureusement non. Car là encore, le toucher vaginal n’est pas suffisant. Une étude américaine sérieuse montre qu’il ne détecte que 4 % des cancers de l’ovaire. Quant à la réalisation ou à la prescription systématique d’une échographie pelvienne, elle n’est pas dans les habitudes des professionnels de santé. Et selon les études disponibles, elle n’a pas d’impact sur la mortalité du cancer de l’ovaire.

Au final, même si l’association Imagyn conteste vigoureusement notre analyse, les données actuelles montrent qu’un examen gynécologique annuel n’améliore ni le diagnostic ni la prise en charge des cancers de l’appareil génital féminin. Seule la prévention du cancer du col de l’utérus impose un frottis régulier, mais tous les trois ans. Il existe d’autres raisons de consulter régulièrement, comme la contraception ou la surveillance éventuelle des seins. Mais c’est selon les besoins de chacune. Et l’examen gynécologique, avec frottis et toucher vaginal, n’est pas un passage obligé à chaque fois. Gardez aussi en tête qu’une telle consultation peut également se faire chez un médecin généraliste ou chez une sage-femme libérale.

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MessageSujet: Re: SUJETS DE SANTE    Ven 5 Oct - 22:59



Je viens d’avoir 50 ans et j’ai reçu un courrier m’invitant à participer au dépistage organisé. En quoi consiste-t-il ?

Le dépistage organisé concerne les femmes de 50 à 74 ans. Cette tranche d’âge a été choisie car la majorité des cancers du sein se déclarent après 50 ans et que, au-delà de 74 ans, l’intérêt d’un programme collectif n’est pas établi. Les femmes concernées reçoivent une invitation tous les deux ans. Contrairement à un dépistage individuel, la mammographie est gratuite – mais vous devrez payer un reste à charge et peut-être des dépassements d’honoraires en cas d’examen complémentaire comme une échographie ou une biopsie – et seul un cabinet de radiologie agréé peut la pratiquer. Autre différence : si le premier radiologue ne trouve rien d’inquiétant, un second donne son avis. Cette procédure permet de détecter un petit nombre de cancers supplémentaires (environ 1 %). En revanche, il n’y a pas de double lecture lorsque le premier radiologue distingue une anomalie, alors que cela pourrait éviter des faux positifs. La décision de participer ou non au dépistage organisé vous appartient. Si vous souhaitez avoir l’avis de votre médecin, il devrait, idéalement, vous exposer ses bénéfices et ses risques sans infantilisation ou jugement. Pour vous décider, vous pouvez, entre autres, tenir compte de vos facteurs de risque personnels.

Quels sont les facteurs de risque ?

Bien sûr, il y a le fait d’appartenir à une famille génétiquement prédisposée (voir encadré) mais le suivi est alors spécifique. En revanche, un cas isolé survenu après 40 ans dans votre famille ne doit pas constituer un motif d’inquiétude. Les autorités de santé ne recommandent pas de suivi rapproché dans cette situation. L’âge figure parmi les facteurs les plus importants. 54 % des cancers du sein sont diagnostiqués entre 50 et 74 ans et 24 % après 74 ans. Un précédent cancer du sein invasif, un carcinome in situ ou une hyperplasie atypique, en font aussi partie. Les autres facteurs n’entraînent qu’une augmentation modeste du risque : aucun ne justifie à lui seul une surveillance particulière. Certains sont liés à l’imprégnation hormonale : âge précoce des premières règles (avant 12 ans), ménopause tardive (après 55 ans), contraception orale et/ou traitement hormonal substitutif de la ménopause, en particulier combinant estrogènes et progestatifs, mais dans ces deux cas, le surrisque s’atténue progressivement après l’arrêt du traitement. Le fait de ne pas avoir eu d’enfants ou d’avoir eu le premier après trente ans pèse aussi un peu dans la balance. De précédentes lésions mammaires non atypiques ou non prolifératives aussi. Enfin, l’hygiène de vie entre en jeu : l’obésité et la consommation régulière d’alcool sont synonymes de risque accru. Concernant la densité mammaire, révélée par la mammographie, la Haute autorité de santé juge qu’il n’y a pas de preuve robuste d’un lien avec le cancer du sein. Chez les femmes jeunes, elle est très fréquente et n’a rien d’inquiétant. Par ailleurs, la classification entre seins « denses » et « non denses » laisse place à la subjectivité du radiologue, comme l’a montré une étude américaine parue en janvier 2016. À lui seul, ce critère ne constitue pas une raison de faire des mammographies régulières, d’autant que les seins denses sont moins « lisibles » et absorbent davantage les rayons. Bonne nouvelle, on a aussi identifié des facteurs protecteurs : un exercice physique régulier et une alimentation équilibrée en font partie, ainsi que le fait d’avoir allaité ses enfants pendant une durée cumulée d’un an au moins.

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MessageSujet: Re: SUJETS DE SANTE    Ven 5 Oct - 23:00


Quelles pourraient être les conséquences négatives d’une mammographie ?

Outre le désagrément de l’examen et l’éventualité d’un faux positif ou, plus grave, d’un surdiagnostic, les mammographies répétées peuvent provoquer des cancers radio-induits, c’est-à-dire engendrés par les rayons absorbés par les seins lors de l’examen. Selon le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), le risque serait très faible, de l’ordre d’un décès pour cent décès évités par la mammographie. Mais des recherches récentes, qui remettent en cause les principes admis jusqu’ici, incitent à relativiser ces chiffres. Pour comprendre, il faut savoir que les radiations engendrent des cassures de l’ADN, première étape vers un possible cancer. L’organisme de la plupart des individus est capable de réparer ces cassures, pourvu qu’on lui en laisse le temps. Or, la mammographie implique deux clichés par sein. Entre ces deux clichés, il ne s’écoule que quelques minutes, si bien que l’effet de ces deux irradiations rapprochées est plus délétère que si elles étaient éloignées dans le temps. La dose d’irradiation ne fait donc pas tout et la mammographie (qui, d’ailleurs, irradie de l’ordre de 400 fois plus qu’une radio osseuse) n’est pas un examen dénué de tout risque. Mais le vrai sujet d’inquiétude pour les chercheurs est le fait que certaines personnes présentent un mécanisme de réparation défectueux. En tentant de réparer une cassure, leur organisme en engendre presque cent. Or, cette hypersusceptibilité individuelle aux radiations est particulièrement fréquente chez les femmes prédisposées ­génétiquement au cancer du sein. Même si le suivi rapproché semble avoir fait ses preuves chez ces femmes, une alternative sûre, telle que le diagnostic par voie sanguine, actuellement objet de ­recherches, serait bienvenue.


On m’a prescrit une échographie après ma mammographie. Si la première est plus révélatrice, pourquoi imposer une « mammo », désagréable et irradiante ?

Bien qu’imparfaite, la mammographie est le meilleur outil pour visualiser les lésions. ­L’échographie est utilisée dans environ un quart des cas en complément, notamment lorsque les seins sont denses. Mais selon le Circ, elle pourrait être à l’origine d’un nombre de faux positifs trop élevé en regard de son intérêt pour détecter des cancers supplémentaires. Par ailleurs, il est impossible d’utiliser l’échographie seule, car elle ne permet pas de distinguer les nodules bénins de ceux potentiellement malins et « ne voit pas », par exemple, les microcalcifications déposées dans le sein par certaines lésions (anodines ou cancéreuses). Parmi les autres instruments de diagnostic, la mammographie en trois dimensions (tomosynthèse) irradie davantage que la classique et n’est pour l’instant pas agréée pour le dépistage organisé. Quant à l’IRM, particulièrement sensible et donc susceptible d’induire des surdiagnostics, elle n’est pas adaptée en routine aux femmes qui n’ont pas de risque particulier.

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MessageSujet: Re: SUJETS DE SANTE    Ven 5 Oct - 23:01


Certains cabinets de radiologie sont-ils à privilégier ?


Ceux qui participent au dépistage organisé sont agréés : ils doivent réaliser un nombre minimum de mammographies chaque année et un contrôle bisannuel permet de s’assurer que le matériel fonctionne correctement. La quasi-totalité a abandonné la mammographie analogique pour sa version numérique, un peu plus performante. En cas de non-conformité majeure, les appareils sont mis à l’arrêt dans l’attente de la correction des dysfonctionnements, validée par une contre-visite. A priori donc, la qualité du matériel est semblable dans tous les centres, du moins ceux qui participent au dépistage organisé : même si vous passez une mammographie en dehors de ce cadre, choisir un centre agréé est une bonne idée. Cela dit, un cliché de mammographie n’est pas un ­diagnostic en soi, c’est son interprétation qui permet de le « faire parler ». Tout repose donc sur le radiologue, sur sa compétence, son expérience, sans oublier sa personnalité car certains, pour « se couvrir » et/ou par vénalité, ont tendance à voir des cancers partout, prescrivant des biopsies inutiles. Votre médecin devrait pouvoir vous indiquer un radiologue de confiance.

Après la mammographie et l’échographie, on m’a dit qu’il fallait compléter le bilan par une biopsie. Que dois-je faire ?

Les biopsies qui montrent finalement que la lésion était bénigne ne sont pas rares. Cet examen est parfois rendu nécessaire par une vraie difficulté d’interprétation de l’imagerie. Mais il y a aussi des circonstances où il est prescrit abusivement. La biopsie étant un acte désagréable et une source d’angoisse importante, vous pouvez temporiser et retourner chez votre médecin avec les clichés. Il vous dira s’il estime utile de procéder à cet examen complémentaire, le cas échéant en demandant l’avis d’un centre de référence. Contrairement à une idée reçue, on n’est jamais à quelques jours près.

En dehors du dépistage organisé, quand puis-je être amenée à passer une mammographie ?


À tout âge, en présence de certains symptômes, il faut consulter un médecin qui écartera tout risque ou prescrira une mammographie. Une boule sentie dans le sein fait partie de ces signes, même si de nombreuses irrégularités palpables se révèlent finalement bénignes. Un écoulement est rarement synonyme de cancer mais mérite aussi un examen médical. Une apparence visuelle modifiée doit également alerter, par exemple si le mamelon ou une autre zone se rétracte ou se déforme. En revanche, les douleurs isolées (sans modification de l’apparence ou de la « texture » du sein) ne sont pas des signes inquiétants, elles s’expliquent notamment par les fluctuations hormonales au cours du cycle ou par la (pré)ménopause. Si aucun signe clinique n’est présent, et hors risque familial avéré (voir encadré), il est clairement déconseillé de faire une mammographie avant 50 ans, même si votre médecin vous affirme l’inverse. Comme l’écrit la Haute autorité de santé : « La balance bénéfice/risque du dépistage est d’autant plus défavorable qu’il concerne des femmes jeunes et/ou sans facteur de risque. » En clair, faux positifs et surdiagnostics sont dans ce cas plus fréquents, sans parler de l’irradiation inutile.


Faut-il se surveiller par autopalpation ?

Cette technique n’est pas conseillée : elle n’est pas facile à mettre en œuvre correctement et engendre énormément de fausses alertes. Un examen soigneux pratiqué annuellement par un praticien compétent est en revanche une option raisonnable, que vous participiez au dépistage organisé ou non.

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MessageSujet: Re: SUJETS DE SANTE    Ven 5 Oct - 23:03


Risque familial

Une situation particulière


Les femmes à risque familial élevé sont dans une situation particulière, nos conclusions sur le dépistage organisé ne les concernent pas. L’existence d’un risque familial est soupçonnée lorsqu’on constate dans la même branche parentale des cancers du sein chez plusieurs femmes et/ou chez une femme de moins de 40 ans et/ou chez un homme et/ou un cancer de l’ovaire (1). Une consultation en oncogénétique est alors conseillée. Après établissement d’un arbre généalogique précis, une prise de sang peut être prescrite, à la recherche de gènes de ­prédisposition. En cas de découverte d’une mutation sur certains gènes, en particulier le BRCA 1 ou le BRCA 2, le surrisque est confirmé, ce qui ne signifie pas qu’un cancer va forcément se déclarer. Les femmes qui se trouvent dans ce cas sont dans une situation difficile, car aucune des options qui s’offrent à elles n’est dénuée d’inconvénients. On imagine aisément ceux de la double mastectomie (ablation des deux seins), qui a cependant l’avantage d’éliminer quasiment le risque. L’autre option proposée est le plus souvent un dépistage annuel, commençant très tôt et associant IRM, mammographie et échographie. Problème : la multiplication des irradiations peut, chez ces femmes en particulier, favoriser les cancers radio-induits (dus aux rayons absorbés lors de l’examen). Autre cas de figure, si aucun gène de prédisposition n’a été retrouvé, il est impossible d’estimer le risque individuel avec précision. Enfin, si un gène « coupable » a été identifié dans une famille, celles qui n’en sont pas porteuses ne sont pas plus à risque que la population générale.

(1) Un seul cas dans une famille après 40 ans ne suffit pas à soupçonner un risque familial, contrairement à ce qu’affirment certains praticiens.




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MessageSujet: Re: SUJETS DE SANTE    Lun 15 Oct - 16:02


Piocher dans l’armoire à pharmacie pour soulager ses douleurs est un réflexe courant. Mais en ce qui concerne les anti-inflammatoires, mieux vaut se passer de certaines molécules. Disponible uniquement sur ordonnance, le diclofénac (Voltarène et génériques) s’avère très utile en cas de lombalgie, règles douloureuses ou tendinite, ou encore contre les douleurs provoquées par l’arthrose, l’arthrite et certains rhumatismes inflammatoires. Cependant, il ne doit en aucun cas être utilisé en automédication, rappelle l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

L’utilisation du diclofénac sous forme orale (comprimés, gélules) est en effet associée à un risque accru d’incident cardiovasculaire, même sur des périodes courtes. C’est la conclusion d’une large étude danoise, publiée dans la revue médicale BMJ (1). Menée sur plus de sept millions d’hommes et de femmes, elle a comparé la survenue de troubles cardiovasculaires après prescription de plusieurs anti-inflammatoires (ibuprofène, naproxène, diclofénac) ou de paracétamol, par rapport à un groupe non traité.

Dans les 30 jours suivant le début du traitement, les incidents cardiovasculaires majeurs sont plus nombreux chez les personnes ayant reçu du diclofénac. Les chercheurs ont constaté plus de cas de fibrillation auriculaire, d’AVC ischémique, d’insuffisance cardiaque mais aussi d’infarctus du myocarde. Par rapport aux autres anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), le diclofénac est associé à une augmentation du risque de 20 à 30 %. Comparés au paracétamol, le Voltarène et ses génériques se démarquent là aussi par un risque accru de 20 %.

Réévaluation prévue en 2019

Au total, 15 spécialités sont concernées par cette mise en garde, ce qui représente plus de trois millions de boîtes délivrées en 2017. Selon l’ANSM (2), « le risque cardiovasculaire est bien connu ». Il a même justifié plusieurs évolutions de la notice d’utilisation à l’échelle européenne. Désormais, les AINS sont contre-indiqués chez les personnes souffrant de maladies cardiovasculaires préexistantes.

Jusqu’ici, de faibles doses sur de courtes durées étaient jugées sûres. Cette position officielle pourrait évoluer, à l’occasion de la réévaluation du produit, prévue pour le début de l’année 2019. « Cette évaluation prendra en compte cette étude réalisée au Danemark », indique l’ANSM.

Ces résultats confirment l’intérêt des règles de prudence en place depuis plusieurs années. « En dehors de toute prescription médicale », le diclofénac ne doit pas être utilisé. Les médecins sont, eux aussi, invités à la précaution, en recommandant la plus petite dose efficace, le moins de temps possible.

En cas de douleurs, l’utilisation du paracétamol est recommandée en priorité pour l’automédication mais aussi sur prescription (3). Les AINS, eux, sont à réserver aux douleurs qui ne cèdent pas à cet antalgique. Quoi qu’il en soit, le recours à un anti-inflammatoire devrait systématiquement s’accompagner d’un conseil médical (médecin ou pharmacien).

(1) “Diclofenac use and cardiovascular risks: series of nationwide cohort studies”, BMJ 2018
(2) Rappel du bon usage du diclofénac après la publication d’une nouvelle étude relative au risque cardiovasculaire, ANSM
(3) Bien utiliser les médicaments contre la douleur ou antalgiques, assurance maladie

Audrey Vaugrente

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